mercredi 7 novembre 2007

3h du mat... A 8 semaines du départ (par Cécile)

Jusqu’à ce jour nous ne nous sommes projetés qu’avec retenue et avec une certaine ambivalence dans notre voyage.
Les guides touristiques lus il y a quelques mois jouaient l’effet d’une coupure publicitaire sur notre rythme hebdomadaire. Notre tour du monde me paraissait virtuel, loin, utopique. Difficile de s'imaginer dans des décors et paysages variès, dans différentes situations. Le manque de temps n'y est indéniablement pas étranger.

Prise de conscience subite des brefs moments qu’ils nous restent à partager avec les gens aimés.
Une envie incontrôlable de coucher les mots, pour ne pas oublier une pensée, une sensation, une émotion, si minime soit elle.
Envie d’écrire aux personnes infiniment aimées, à celles rapidement croisées mais profondément appréciées, quelques lignes de reconnaissance.
Une frénésie organisatrice sur les derniers week-ends à partager nous saisie, une frénésie d’écrire m’envahie.
Le voyage doit exalter les sens et décupler les envies. Bon signe. C’est peut être là, cette nuit, finalement que le périple commence.

Les idées se battent, les mots s’entrechoquent. Tout cela me paraîtra, sans nul doute, au petit jour d’un plat et d’une banalité absolue.
Mon cerveau ne travaille jamais mieux que le nuit quand il est au repos !
Ou est ce l’état second de mon sommeil raté qui me donne l’impression de pensées cohérentes et de transcription clair.

La réaction d’une majorité pour ne pas dire de l’unanimité à l’annonce de notre projet est : « vous avez du courage ! »
Mais quel sorte de courage faut-il pour assouvir ses rêves ?
Piètre courage…
De l’envie, le rejet de la notion de regrets et tracer nos vies sans s’oublier, profiter de chaque instant.
La vie nous a suffisamment asséné de sa versatilité.

Il faut avouer q'un brin de chance nous accompagne aussi.