samedi 22 mars 2008

Vendredi 29 fevrier de Las Torres a Los Cuernos


Par Herve
Il n y aura pas d alarme particuliere ce matin compte tenu de la relative distance de la randonnee a effectuer aujourd hui (4h). Je mettrai tout de meme le reveil a 07h15 pour aller, d apres les conseils d un couple de francaises avec qui nous avons mange hier soir admirer les Torres del Paine qui au lever du soleil, sont d un rouge flamboyant de toute beaute.
Ce sera un coup d epee dans l eau compte tenu du brouillard et je me recoucherai jusqu a 9h, heure a laquelle un gros sac a patate tombera du dortoir superieur pour reclamer un calin. Nous petit dejeunons dehors au soleil dans un cadre somptueux avant de faire notre paquetage et prendre la route. A la difference d hier, il nous faut tout emporter. Cecile prendra mon habituel petit sac, plus grand que le sien (il est tres joli mais on y rentre un paquet de mouchoirs et une pomme apres il est plein...) et je prendrai mon gros sac ou nous entasserons habits et nourriture pour les 4 jours. Il doit peser entre 15 et 20 kgs. Autant dire que je vais passer une journee avec une barre de squat sur les epaules...
Des les premieres minutes de marche, Cecile s apercevra qu elle n a plus l appareil photo qu elle a du laisse sur le chemin quelques dizaines de metres auparavant en s arretabt prendre nos lunettes de soleil. Nous faisons demi tour mais nous ne trouverons rien. Nous faisons 4 fois le chemin mais impossible de mettre la main dessus. Nous retournons a l auberge pour faire part de notre perte et apres un appel radio passe par le directeur a l ensemble des officiers du parc, un garde nous le ramenera. Malheureusement, ce dernier a ete entretemps ecrase par une voiture... L ecran LCD est explose mais l objectif fonctionne et semble prendre les photos. Tout n est donc pas perdu... C est ralant mais ce n est que du materiel et nous avons appris a relativiser. Nos proches vont bien et c est bien cela l essentiel.
Nous commencerons donc notre randonnee avec du retard mais le programme de la journee s annonce relativement tranquille meme si les poids de nos sacs et la pluie que nous rencontrerons plusieurs fois viendront corser les choses. Nous sommes en effet en pleine montagne le climat change souvent. Il se dit ici qu on peut avoir les 4 saisons en une seule journee et nous le verifieront: la pluie, le vent et le froid peuvent laisser place a un grand soleil avant de reprendre le dessus. Du coup, nous n arretons pas de nous changer! Les paysages sont par ailleurs magnifiques. Nous longerons un immense lac que dominent d impressionnantes montagnes perchees a 2500 metres d altitude. Le sentier n est pas aussi facile que prevu et nous devrons faire de nombreuses pauses compte tenu des multiples montees qui nous sont imposees. Et puis, le poids de nos sacs et les 6h de rando d hier commencent a se faire sentir. C est sous la pluie que nous arriverons en fin d apres midi au refuge de Los Cuernos, coince au pied d imposants sommets de granit. Ce dernier et l ambiance qui s y degage sont authentiques. Entierement fait de bois, le refuge marche uniquement au gaz, y compris les lumieres, et fait amener ses provisions par bateau ou cheval. Dans la piece principale se dressent de grandes tables en bois ou sont attables de des randonneurs fatigues, qui se raffraichissent ou se restaurent. Les baffles d un petit magnetophone crachent la musique des Eagles et son mythique Hotel California tandis qu un personnel du refuge travaille la pate a pain qui nous servi pour le repas du soir. J apprecie beaucoup cette ambiance. En effet, j ai toujours aime, comme au ski par exemple, vivre des instants dans des lieux ou la chaleur qui s y degage, humaine comme materielle, contraste avec la froideur du paysage qui l entoure. Nous bavarderons et dinerons avec le couple de francaises d origine basque rencontrees la veille et qui devancent de quelques heures les memes chemins parcourus. Nous irons nous coucher tot, vers 9h. Cela devient desormais une habitude: la fatigue accumulee sur la journee avec la douche chaude et le repas ne nous fait pas veiller bien longtemps. Et puis demain, un gros morecau avec plus de 8h de marche.

1 commentaire:

MAMANPAPAMAUGUIO a dit…

C'est râlant pour l'appareil, mais s'il continue de produire d'aussi belles photos qu'avant...
L'ambiance magique d'un refuge peut effectivement gommer la fatigue accumulée ; de toutes façons, la mémoire sélective ne retiendra que les bons moments.
Bisous fatigués rien que de vous lire.