Par Cecile
L ambiance du bout du monde est particuliere : le ciel est couvert, un plafond nuageux gris coiffe nos tetes, la ville n est pas particulierement belle. Pas d espaces vert, une architecture loin d etre remarquable, une rue principale chargee de voitures et des magasins touristiques. Mais finalement on y est pas si mal...Est ce psychologique ? Peut etre le fait etre de se dire que l on est au bout du monde ou bien tout simplement le changement d atmosphere depuis le debut du periple qui fait que l on s habitue et que nous sommes apprivoises par ce lieux.
C est curieux mais la 1ere perception de certaines places qui nous accueillent n est pas des plus heureuses puis apres quelques heures ou jours passes nous nous en impregnions, prenons nos marques et cela devient un petit bout de chez nous. Ce ne sera pas a chaque fois le cas mais bien souvent. Comme quoi, il ne faut pas toujours rester sur ses premieres impressions et aller creuser un peu. La capacite d adaptation de l Homme n y est pas non plus etrangere. Sans faire de la psychologie de comptoir, c est aussi une belle lecon a appliquer aux rencontres humaines que nous faisons et ferons. Il est dur parfois d accepter les differences de cultures, d education. Nous nous prenons systematiquement comme reference. Les gens devraient se comporter comme nous mais nous n avons pas les memes reperes. Il est parfos difficile d accepter l autre. Les asiatiques par exemple nous parraissent malpolis, toujours a passer devant, a bousculer, a ne pas faire attention quand vous photographiez et vous finissez par avoir au beau milieu de votre photo souvenir la tete d un japonais... Les jeunes du Moyen Orient parlent tres fort, d un bout a l autre d une piece d un cybercafe ou d un wagon de train. Ils nous parraissent sans gene mais finalement c est leur facon de vivre...
Bon je m egare... Revenons a notre journee : Pour rester dans la thematique immersion chez l habitant, nous prenons un petit dejeuner typique avec des tartines de Dolce de lece dans cette inoubliable salle a manger que nous quitterons avec beaucoup de nostalgie...
Nous remettons les sacs sur nos epaules freles et nous gravirons une petite cote (pour la digestion) dans l espoir de trouver une chambree un peu moins austere... Et nous la trouvons...Il s agit d une maison tres sympatique qui nous avait ete recommandee par des voyageurs et qui beneficie d une superbe vue sur le canal de beagle. Notre chambre donnera de l autre cote mais nous aurons tout a loisir de profiter du paysage en dejeunant. La matinee sera consacree a faire une etude de mix marketing (produit, prix, publicite et distribution) sur les maillots et T-shirt de foot pour Sam qui nous accueillera dans quelques semaines a Montreal et dont ce sera l anniverssaire. Pour resumer (sinon on y est pour la journee...) nous avons fait environ 10 magasins a trois reprises chacun. Au bout de 2h, nous nous rendons a la caisse avec le t-shirt mais........ca serait trop facile... arrive devant la caissiere, Herve lui bredouille que nous devons retirer de l argent et nous quittons pour la 3eme fois le magasin pour qu il puisse reflechir si c est la bonne couleur, la bonne taille, le bon ecusson, les bonnes coutures, la bonne etiquette...
Heureusement l apres midi sera plus recreative, nous partons en bateau avec Hector, le capitaine de l embarcation a la decouverte du canal Beagle qui nous amene un peu plus pres du bout du monde. A 80 kms de la en effet se trouve le Cap Horn, a moins de 1000 l Antarctique et a quelques kms le partage des eaux entre les oceans pacifique et antarctique. L embarcation est un petit rafiot mais cela nous convient parfaitement. nous sommes 8 passagers et c est la seule compagnie autorisee a debarquer sur l ile H, reserve naturelle protegee. Nous aurons le droit de gouter a bord le fameux mate, sorte de the tres amer (pour ne pas dire degoutant). Les autochtones en boivent toute la journee et partout. Ils se trimbalent avec leur thermos d eau chaude et leur recipient. Pour tout dire, ca n a pas l air tres pratique...
Nous debarquons sur la fameuse ile, tres sauvage qui fut habitee il y a moins de 50 ans par les indiens Yamana. Il reste d ailleurs de traces de leur passage : ossements, coquilles de moules...Une petite marche sous une bruine digne de la bretagne, nous permettra d aller admirer les cormorans des roches. Nous repartirons, bravant tempetes et marees (ce n est pas tout a fait exact mais c est pour vous mettre dans l ambiance...), pour observer cette fois ci sur un autre ilot une multitude de lions de mer de tres tres pret et en plus il y en a des ENORMES. Ces derniers se prelassaient au cote de King Cormorans. autre variete d oiseaux.
Pour se remettre de toutes ces emotions, nous sommes aller deguster a notre retour sur la terre ferme un delicieux chocolat offert par la petite compagnie et le soir une fabuleuse viande a l ananas prepare par Herve. Seul hic, c est qu il y avait tellement de monde dans la cuisine que le repas a ete pret a 22h et moi je deperissais car fatiguee (c est l air du large...)
Je monterai me coucher tandis que mon cheri ira sur internet consulter ses mails et aller voir quelques sites de rugby.
C est curieux mais la 1ere perception de certaines places qui nous accueillent n est pas des plus heureuses puis apres quelques heures ou jours passes nous nous en impregnions, prenons nos marques et cela devient un petit bout de chez nous. Ce ne sera pas a chaque fois le cas mais bien souvent. Comme quoi, il ne faut pas toujours rester sur ses premieres impressions et aller creuser un peu. La capacite d adaptation de l Homme n y est pas non plus etrangere. Sans faire de la psychologie de comptoir, c est aussi une belle lecon a appliquer aux rencontres humaines que nous faisons et ferons. Il est dur parfois d accepter les differences de cultures, d education. Nous nous prenons systematiquement comme reference. Les gens devraient se comporter comme nous mais nous n avons pas les memes reperes. Il est parfos difficile d accepter l autre. Les asiatiques par exemple nous parraissent malpolis, toujours a passer devant, a bousculer, a ne pas faire attention quand vous photographiez et vous finissez par avoir au beau milieu de votre photo souvenir la tete d un japonais... Les jeunes du Moyen Orient parlent tres fort, d un bout a l autre d une piece d un cybercafe ou d un wagon de train. Ils nous parraissent sans gene mais finalement c est leur facon de vivre...
Bon je m egare... Revenons a notre journee : Pour rester dans la thematique immersion chez l habitant, nous prenons un petit dejeuner typique avec des tartines de Dolce de lece dans cette inoubliable salle a manger que nous quitterons avec beaucoup de nostalgie...
Nous remettons les sacs sur nos epaules freles et nous gravirons une petite cote (pour la digestion) dans l espoir de trouver une chambree un peu moins austere... Et nous la trouvons...Il s agit d une maison tres sympatique qui nous avait ete recommandee par des voyageurs et qui beneficie d une superbe vue sur le canal de beagle. Notre chambre donnera de l autre cote mais nous aurons tout a loisir de profiter du paysage en dejeunant. La matinee sera consacree a faire une etude de mix marketing (produit, prix, publicite et distribution) sur les maillots et T-shirt de foot pour Sam qui nous accueillera dans quelques semaines a Montreal et dont ce sera l anniverssaire. Pour resumer (sinon on y est pour la journee...) nous avons fait environ 10 magasins a trois reprises chacun. Au bout de 2h, nous nous rendons a la caisse avec le t-shirt mais........ca serait trop facile... arrive devant la caissiere, Herve lui bredouille que nous devons retirer de l argent et nous quittons pour la 3eme fois le magasin pour qu il puisse reflechir si c est la bonne couleur, la bonne taille, le bon ecusson, les bonnes coutures, la bonne etiquette...
Heureusement l apres midi sera plus recreative, nous partons en bateau avec Hector, le capitaine de l embarcation a la decouverte du canal Beagle qui nous amene un peu plus pres du bout du monde. A 80 kms de la en effet se trouve le Cap Horn, a moins de 1000 l Antarctique et a quelques kms le partage des eaux entre les oceans pacifique et antarctique. L embarcation est un petit rafiot mais cela nous convient parfaitement. nous sommes 8 passagers et c est la seule compagnie autorisee a debarquer sur l ile H, reserve naturelle protegee. Nous aurons le droit de gouter a bord le fameux mate, sorte de the tres amer (pour ne pas dire degoutant). Les autochtones en boivent toute la journee et partout. Ils se trimbalent avec leur thermos d eau chaude et leur recipient. Pour tout dire, ca n a pas l air tres pratique...
Nous debarquons sur la fameuse ile, tres sauvage qui fut habitee il y a moins de 50 ans par les indiens Yamana. Il reste d ailleurs de traces de leur passage : ossements, coquilles de moules...Une petite marche sous une bruine digne de la bretagne, nous permettra d aller admirer les cormorans des roches. Nous repartirons, bravant tempetes et marees (ce n est pas tout a fait exact mais c est pour vous mettre dans l ambiance...), pour observer cette fois ci sur un autre ilot une multitude de lions de mer de tres tres pret et en plus il y en a des ENORMES. Ces derniers se prelassaient au cote de King Cormorans. autre variete d oiseaux.
Pour se remettre de toutes ces emotions, nous sommes aller deguster a notre retour sur la terre ferme un delicieux chocolat offert par la petite compagnie et le soir une fabuleuse viande a l ananas prepare par Herve. Seul hic, c est qu il y avait tellement de monde dans la cuisine que le repas a ete pret a 22h et moi je deperissais car fatiguee (c est l air du large...)
Je monterai me coucher tandis que mon cheri ira sur internet consulter ses mails et aller voir quelques sites de rugby.
1 commentaire:
...eh oui, même au bout du monde,Hervé reste Hervé...les milliers de km ne changent rien à l'affaire...déjà tout petit, dans les magasins....mamy en parle encore....des heures pour choisir une sucette ou un ballon...bisous
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