Par Herve
Je nourrissais quelques inquietudes quant a ma possibilite de trouver le sommeil dans le bus, ces dernieres etant legitimees par mon experience thailandaise qui etait loin d etre un veritable succes... Mais le confort, la largeur et l inclinaison des sieges ainsi que l absorption de quelques liquides alcoolises afin de trouver plus rapidement les bras de morphee ont donne un excellent resultat en terme de sommeil. Nous nous reveillerons vers 8h30 avant qu un copieux petit dejeuner ne nous soit servi. Nous arriverons en milieu de matinee a Porto Igacu qui comme son nom l indique, se trouve a quelques kilometres des chutes eponymes.
Nous nous trouvons ici dans la partie la plus au nord de l Argentine, a la frontiere du Bresil et du Paraguay. Et dire que la veille, nous nous trouvions a l extremite sud du continent, a quelques encablures du fameux Cap Horn !
C est toute la magie de ce tour du monde : manipuler les kilometres et le heures pour leur donner un sens different des perceptions habituelles et generalisees. Banaliser et minimiser ces echelles spatio-temporelles pour a l inverse, conferer encore plus de grandeur, d eclat et d intensite au formidable periple que nous sommes en train de realiser.
C etait un choix voulu au depart que de realiser ce tour du monde de facon intense, en essayant de decouvrir beaucoup en peu de temps. Cela s explique premierement par une date butoir, celle de notre arrivee au Canada, programmee debut Avril, afin de pouvoir etre au depart d une saison rugbystique qui se joue pendant la belle saison et que je n avais pas envie de tronquer. L aspect financier n est du coup pas rentre en compte de part cette date butoir mais il aurait pu l etre si nous avions decide d entreprendre un periple plus long. Bien que les billets d avion ne rentrent pas en consideration car independants de la duree du voyage (les pass tour du monde ont une validite de 1 an), l adage qui dit que le temps c est de l argent prend tout son sens dans ce cas. Apres un budget etabli a la louche, nous avions les moyens de financer 90 jours de transport, hebergement, nourriture et excursions touristiques en partant sur une base qui nous semblait correcte et realisable de 100 euros/ jour/ 2 personnes (ramenee a quelques euros de moins par la perte dans les echanges de devises et de travelers cheques) que nous essayons de respecter.
Mais qu en aurait il ete pour un voyage plus long, d un an notamment, comme beaucoup de gens rencontres font? Une possibilite qui semble de prime abord difficile financierement a moins de proceder a une redistribution budgetaire dans le choix des transports (privilegier les trajets en bus autant que faire ce peut pour economiser sur les billets d avion) et a une selection majoritaire de pays dits pauvres ou le cout de la vie pourra abaisser de quelques dizaines d euros le plancher budgetaire preetabli.
Une autre raison, moins pragmatique que celle enoncee precedemment, est expliquee par le caractere et le comportement des voyageurs. Et ca tombe plutot bien parce qu avec Cecile, nous ne pouvons pas tenir en place... Une vision commune de la vie que nous voulons vivre a 200%, en multipliant les decouvertes, les rencontres et les evenements et que nous avons applique a ce periple. Comme je me plais a me le repeter interieurement quant tout va trop vite, on se reposera quand on sera mort...! Voila donc les pourquoi du comment de cette duree et de ce mode choisi qui nous convient parfaitement. Enchainer les kilometres, les pays, les sites, les paysages, les rencontres et les decouvertes pour ne rien perdre du temps qui nous est imparti... Mais revenons a nos moutons argentins avec l arrivee dans cette petite bourgade de Porto Igacu, dont on ne doit l existence que par la presence d un site naturel touristique de renom, a savoir, a defaut d un gros rocher rouge ou d un enorme glacier, la presence cumulee de millions de metres cubes d eau en mouvement...
A la descente de la gare routiere, nous prenons le bus public qui nous menera hors de la ville pour nous deposer a la luxueuse auberge de jeunesse, spacieuse et dotee de belles infrastructures comme une grande piscine exterieure et dont les merites nous avaient ete vantes par Vero, rencontree sur l ile de Paques. Malheureusement, les prix s en font ressentir et je decide de tenter notre chance en reportant nos espoirs sur un hotel dont la publicite vu precedemment me semblait offrir des services moins onereux. Ne connaissant pas la distance, je prefere laisser Cecile au bord de la piscine de l auberge de Jeunesse avec nos gros sacs tandis que je remonterai a pied vers la ville en quete de cet hotel. Je m attendais a marcher quelques minutes mais cela se transformera vite en long periple avec pres de 40 minutes a marcher sous un soleil de plomb au bord de la grande voie ou viennent me froler des dizaines de voitures. Je souffre de la chaleur avec mon pantalon et mes grosses chaussures de marche et j espere trouver mon bonheur rapidement car je ne voudrais pas que Cecile ne s inquiete trop longtemps de mon sort. Je n aime pas ces situations ou nous nous retrouvons separes et je m attacherai a ne pas les reproduire pour plus de securite et de serenite. L hotel se trouve finalement sur les hauteurs de Porto Igacu et c est tout transpirant et essouffle que je reserverai une chambre pour un tarif bien moins cher et pour une qualite de service egale. Je reprendrai le bus public pour rejoindre Cecile qui m attendait au bord de la piscine. Un transfert avec ce meme bus nous permettra de rejoindre notre nouvelle residence ou nous nous haterons, une fois une boisson fraiche avalee, de plonger dans la piscine... Quel bonheur apres ces heures de transport et cet attente... Il commence a faire faim (il est 14h30) et nous nous promenerons dans la petite ville ou nous nous poserons dans un petit snack familial ou nous nous rassasierons d empenadas. Nous participerons a une scene de la vie quotidienne avec la famille du snack qui devant un grand plat prendra le repas dominical devant une emission quelconque que projette la TV posee sur la devanture.
Nous rejoindrons la gare routiere pour prendre nos billets retour et programmer la journee de demain. Il est en effet trop tard pour explorer les chutes dans la journee et nous remettrons ca au lendemain. Nous optons pour le retour le plus tardif (en milieu d apres midi) ce qui nous fera lever demain des l aube afin d avoir le temps de visiter l ensemble des Cataratas...
Un guide nous fera etal de l ensemble des excursions a faire au sein du parc national et devant notre refus sur quelques unes compte tenu du prix, se montrera exaspere de notre attitude... Il ne comprend pas en effet que les touristes europeens fassent tout ce long deplacement pour ne pas profiter pleinement de l ensemble des excursions proposees en pretextant un prix trop onereux alors que le cout de la vie en Argentine n est pas des plus eleves... Cela aura le merite d exasperer Cecile qui s en prendra au Guide en lui disant que nous ne sommes pas des vaches a lait et que ce n est pas parce que nous sommes des touristes europeens que nous avons forcement le portefeuille qui deborde. J essaierai de calmer les 2 parties qui resteront campes sur leurs positions. Le guide, apres ces propos, pourra bien sur attendre pour que nous lui reservions une activite et nous reviendrons nous reposer a l hotel pour trier les photos et faire un peu de lessive. Il fait tres chaud et tres humide et cela fatigue nos organismes. C est a la fraiche que nous sortirons de notre refuge afin de retirer un peu d argent, acheter des provisions pour demain et trouver un restaurant pour deguster une bonne viande argentine. Cela sera fait avec un petit snack ou nous nous regalerons une fois de plus devant un match de football... Nous ne coucherons pas tres tard car fatigues par la chaleur et puis demain le reveil sonnera matin avec une belle journee qui s annonce...
Je nourrissais quelques inquietudes quant a ma possibilite de trouver le sommeil dans le bus, ces dernieres etant legitimees par mon experience thailandaise qui etait loin d etre un veritable succes... Mais le confort, la largeur et l inclinaison des sieges ainsi que l absorption de quelques liquides alcoolises afin de trouver plus rapidement les bras de morphee ont donne un excellent resultat en terme de sommeil. Nous nous reveillerons vers 8h30 avant qu un copieux petit dejeuner ne nous soit servi. Nous arriverons en milieu de matinee a Porto Igacu qui comme son nom l indique, se trouve a quelques kilometres des chutes eponymes.
Nous nous trouvons ici dans la partie la plus au nord de l Argentine, a la frontiere du Bresil et du Paraguay. Et dire que la veille, nous nous trouvions a l extremite sud du continent, a quelques encablures du fameux Cap Horn !
C est toute la magie de ce tour du monde : manipuler les kilometres et le heures pour leur donner un sens different des perceptions habituelles et generalisees. Banaliser et minimiser ces echelles spatio-temporelles pour a l inverse, conferer encore plus de grandeur, d eclat et d intensite au formidable periple que nous sommes en train de realiser.
C etait un choix voulu au depart que de realiser ce tour du monde de facon intense, en essayant de decouvrir beaucoup en peu de temps. Cela s explique premierement par une date butoir, celle de notre arrivee au Canada, programmee debut Avril, afin de pouvoir etre au depart d une saison rugbystique qui se joue pendant la belle saison et que je n avais pas envie de tronquer. L aspect financier n est du coup pas rentre en compte de part cette date butoir mais il aurait pu l etre si nous avions decide d entreprendre un periple plus long. Bien que les billets d avion ne rentrent pas en consideration car independants de la duree du voyage (les pass tour du monde ont une validite de 1 an), l adage qui dit que le temps c est de l argent prend tout son sens dans ce cas. Apres un budget etabli a la louche, nous avions les moyens de financer 90 jours de transport, hebergement, nourriture et excursions touristiques en partant sur une base qui nous semblait correcte et realisable de 100 euros/ jour/ 2 personnes (ramenee a quelques euros de moins par la perte dans les echanges de devises et de travelers cheques) que nous essayons de respecter.
Mais qu en aurait il ete pour un voyage plus long, d un an notamment, comme beaucoup de gens rencontres font? Une possibilite qui semble de prime abord difficile financierement a moins de proceder a une redistribution budgetaire dans le choix des transports (privilegier les trajets en bus autant que faire ce peut pour economiser sur les billets d avion) et a une selection majoritaire de pays dits pauvres ou le cout de la vie pourra abaisser de quelques dizaines d euros le plancher budgetaire preetabli.
Une autre raison, moins pragmatique que celle enoncee precedemment, est expliquee par le caractere et le comportement des voyageurs. Et ca tombe plutot bien parce qu avec Cecile, nous ne pouvons pas tenir en place... Une vision commune de la vie que nous voulons vivre a 200%, en multipliant les decouvertes, les rencontres et les evenements et que nous avons applique a ce periple. Comme je me plais a me le repeter interieurement quant tout va trop vite, on se reposera quand on sera mort...! Voila donc les pourquoi du comment de cette duree et de ce mode choisi qui nous convient parfaitement. Enchainer les kilometres, les pays, les sites, les paysages, les rencontres et les decouvertes pour ne rien perdre du temps qui nous est imparti... Mais revenons a nos moutons argentins avec l arrivee dans cette petite bourgade de Porto Igacu, dont on ne doit l existence que par la presence d un site naturel touristique de renom, a savoir, a defaut d un gros rocher rouge ou d un enorme glacier, la presence cumulee de millions de metres cubes d eau en mouvement...
A la descente de la gare routiere, nous prenons le bus public qui nous menera hors de la ville pour nous deposer a la luxueuse auberge de jeunesse, spacieuse et dotee de belles infrastructures comme une grande piscine exterieure et dont les merites nous avaient ete vantes par Vero, rencontree sur l ile de Paques. Malheureusement, les prix s en font ressentir et je decide de tenter notre chance en reportant nos espoirs sur un hotel dont la publicite vu precedemment me semblait offrir des services moins onereux. Ne connaissant pas la distance, je prefere laisser Cecile au bord de la piscine de l auberge de Jeunesse avec nos gros sacs tandis que je remonterai a pied vers la ville en quete de cet hotel. Je m attendais a marcher quelques minutes mais cela se transformera vite en long periple avec pres de 40 minutes a marcher sous un soleil de plomb au bord de la grande voie ou viennent me froler des dizaines de voitures. Je souffre de la chaleur avec mon pantalon et mes grosses chaussures de marche et j espere trouver mon bonheur rapidement car je ne voudrais pas que Cecile ne s inquiete trop longtemps de mon sort. Je n aime pas ces situations ou nous nous retrouvons separes et je m attacherai a ne pas les reproduire pour plus de securite et de serenite. L hotel se trouve finalement sur les hauteurs de Porto Igacu et c est tout transpirant et essouffle que je reserverai une chambre pour un tarif bien moins cher et pour une qualite de service egale. Je reprendrai le bus public pour rejoindre Cecile qui m attendait au bord de la piscine. Un transfert avec ce meme bus nous permettra de rejoindre notre nouvelle residence ou nous nous haterons, une fois une boisson fraiche avalee, de plonger dans la piscine... Quel bonheur apres ces heures de transport et cet attente... Il commence a faire faim (il est 14h30) et nous nous promenerons dans la petite ville ou nous nous poserons dans un petit snack familial ou nous nous rassasierons d empenadas. Nous participerons a une scene de la vie quotidienne avec la famille du snack qui devant un grand plat prendra le repas dominical devant une emission quelconque que projette la TV posee sur la devanture.
Nous rejoindrons la gare routiere pour prendre nos billets retour et programmer la journee de demain. Il est en effet trop tard pour explorer les chutes dans la journee et nous remettrons ca au lendemain. Nous optons pour le retour le plus tardif (en milieu d apres midi) ce qui nous fera lever demain des l aube afin d avoir le temps de visiter l ensemble des Cataratas...
Un guide nous fera etal de l ensemble des excursions a faire au sein du parc national et devant notre refus sur quelques unes compte tenu du prix, se montrera exaspere de notre attitude... Il ne comprend pas en effet que les touristes europeens fassent tout ce long deplacement pour ne pas profiter pleinement de l ensemble des excursions proposees en pretextant un prix trop onereux alors que le cout de la vie en Argentine n est pas des plus eleves... Cela aura le merite d exasperer Cecile qui s en prendra au Guide en lui disant que nous ne sommes pas des vaches a lait et que ce n est pas parce que nous sommes des touristes europeens que nous avons forcement le portefeuille qui deborde. J essaierai de calmer les 2 parties qui resteront campes sur leurs positions. Le guide, apres ces propos, pourra bien sur attendre pour que nous lui reservions une activite et nous reviendrons nous reposer a l hotel pour trier les photos et faire un peu de lessive. Il fait tres chaud et tres humide et cela fatigue nos organismes. C est a la fraiche que nous sortirons de notre refuge afin de retirer un peu d argent, acheter des provisions pour demain et trouver un restaurant pour deguster une bonne viande argentine. Cela sera fait avec un petit snack ou nous nous regalerons une fois de plus devant un match de football... Nous ne coucherons pas tres tard car fatigues par la chaleur et puis demain le reveil sonnera matin avec une belle journee qui s annonce...
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