lundi 19 mai 2008

Jeudi 13 Mars : Santiago de Chile


Par Cecile

Nous atterissons tres tot ce matin dans la capitale chilienne. Il n y a plus de bus publics pour rejoindre le centre ville. Un mini bus prive nous offre ses services. N ayant pas le choix, nous embarquons dans le vehicule et donnons l adresse d une auberge de jeunesse que nous avions repere mais bien sur pas reservee. ce ne serait pas marrant que ce soit facile... donc nous arrivons au pied de l etablissement pour s entendre dire qu il n y a plus de lits disponibles ! Ce n est pas tres grave, il se trouve que nos montres affichent 2h du matin donc ce n est pas un probleme, juste un petit defi matinal, comme nous les aimons bien.

Apres consultation rapide de notre bible de Lonely Planet et quelques phrases bredouillees afin de faire patienter notre chauffeur, nous convenons de s adresser a l hotel Paris a quelques centaines de metres de la. Notre conducteur, fidele a la gentillesse rencontree jusque la chez tous les chiliens nous propose de nous y deposer et en cas d echec de nous conduire autre part.

La chance sera de notre cote et nous integrerons quelques instants plus tard une chambre double avec salle de bain. Le luxe...

Nous nous endormons pour quelques heures afin de recouvrer quelques forces pour arpenter les rues de Santiago. Le quartier ou nous residons est charmant, pave avec des batiments en pierre de taille, dans un style un peu moyen-ageux. Ce que nous decouvrons plus a 3 rues de la, dans la rue pietonne principale, que nous pourrions croire europeenne de part ses nombreux commerces, nous ramene a la realite economique et politico-historique du pays : des dizaines de personnes mutilees, defigurees faisant la manche. C est evidemment choquant, traumatisant, on se demande ce que l on fait ici.
De nombreux carabiniers cohabitent avec les vendeurs ambulants, les cireurs de chaussures et de nombreux magasins de toute sortes, tout cela dans une inhabituelle ambiance musicale diffusee par les hauts parleurs installes dans l ensemble des rues pietonnes de la capitale.
Apres un arret a la poste sur la fameuse Plaza des Armas (toutes les villes sud americaines que nous avons visitees ont une place principale denommee ainsi) pour s enquerir de l etat de notre paquet envoye de Punta Arenas, nous nous rendons au marche central. C est un lieu touristique, habite par de nombreux restaurants du meme acabit. Une personne nous bouscule et nous voila les temoins d un garde habille en civil en train de poursuivre puis d arreter un petit garcon qui venait de voler la veste d un touriste. Comment lui en vouloir ? A t-il de quoi se nourrir ? Nous marcherons le long d une artere routiere importante puis le long d un parc et nous nous arreterons dans un endroit tres sympathique : le Barrio Bellavista, une place a l abri des voitures, de la pollution et du bruit ou des artisants exposent leurs oeuvres et ou des petits restaurants proposent leurs compositions. Ce jardin de quietude se trouve en bas du mont auquel nous accederons bizzarement par le funiculaire et non a pied... La vue la haut est celle d une megalopole. Nous qui sommes attires par la nature et non par les villes ne sommes pas du tout touche par ce que nous avons devant les yeux, d autant plus que les andes en arriere plan ne sont predominantes. Une immense vierge coiffe le mont, nouvelle petite pensee pour ma grand mere paternelle.
A defaut de l ascension a pied, nous cedons a la facilite de la descente par nos moyens jambiers. Sur le retour, nous traversons un parc tres romantique. Il est trop tard pour nous rendre au musee Pre colombien. Nous reportons donc cette experience au lendemain et la journee s acheve sur un petit pique nique dans notre chambre et la lecture de L Equipe pour Herve qui etait comme un enfant devant le pere noel quand il a decouvert l edition dans un kioske du centre ville...

1 commentaire:

françoise a dit…

Ah! le Chili! super ! .....mais, nous, maintenant, on attend le Pérou! Vous y êtes vraiment allés, au moins? Nous, on veut des preuves, avec photos (magnifiques, ça va de soi, on est trop habitués au haut de gamme!)Bisous