Le soleil se lève tôt au Pérou. Il fait en général jour vers 5h du matin. Nous commençons petit à petit à nous habituer à ce rythme même s’il est toujours délicat de se lever si tôt ! Mais bon, nous n’allons pas nous plaindre car ce que nous vivons est toujours aussi agréable…
Le mini bus passe nous récupérer à l’hôtel aux alentours de 5h pour aller en direction du petit village de Yanque où nous marquerons un premier arrêt.
Malgré l’heure, il y a déjà beaucoup d’effervescence sur la place principale du village. Toujours ces mêmes stands de vente à même le sol où chaussettes, gants, bonnets et autres ponchos en laine 100% Alpaga nous sont proposés…. A combien s’élève la production de ce genre d’articles au Pérou ? Je pense que les chiffres seraient impressionnants…
Nous retrouvons bien sûr aussi ces habituelles dames ou petites filles en costume traditionnel péruvien qui sont accompagnées de ces fameux camélidés pour être pris en photo moyennant une petite piècette… Petit changement par ailleurs du à l’environnement de haute montagne avec la présence cette fois d’aigles et même de chouettes…
Mais l’attraction principale ne tient pas dans ces deux faits que nous retrouverons tout au long de notre séjour péruvien, elle réside cette fois ci dans la démonstration de danse typique qui nous est faite sur la place du village. C’est une bonne trentaine d’enfants en costumes qui décrivent un cercle au sein de la place se déambulant de façon bien cadencée au rythme de la musique qui émane de 2 vieux haut parleurs. Le guide nous apprendra que cela fait partie d’une activité obligatoire enseignée à l’école au même titre que les maths ou la géographie et que ces cours de danse sont dispensés tous les jours de 6h à 8h dans ce petit village !
J’essaie de prendre du recul sur ce que je viens d’apprendre tout en regardant ces écoliers qui dansent sur cette place avec en arrière fond, un splendide paysage montagneux ou les plus hauts pics sont recouverts de neige.
Que de belles leçons de différence culturelle que ce tour du monde… Il y a des enfants qui en France rechignent à faire 2h de sport par semaine. Ici les écoliers dansent tous les jours avec une place publique comme scène et les hautes montagnes andines comme décor…. Et qu'est ce qu'ils ont l'air heureux à faire cela!
Pour ce qui est des costumes, je suis très surpris par ces derniers. Ils sont en général très bariolés et avec des couleurs vives alors que je m’attendais à des habits plus uniformes et plus ternes dans les couleurs, en relation avec la pauvreté ambiante du pays. Chaque costume est différent en fonction des régions et des personnes qui les portent. Il est en ce sens un réel marqueur social. Le chapeau de ces derniers est assez particulier. On dirait un abat jour qu’ils ont mis sur la tête….
Après cette belle pause riche d’enseignements et de relativisme, nous reprenons notre route qui doit nous amener à notre destination finale à savoir le belvédère de la Cruz Del Condor.
C’est de là que nous pourrons observer le Canon del Colca, profond de 3200m ! Avec ces chiffres, cela en fait un si ce n’est le plus profond canyon du monde même si une petite guerre existe avec son voisin, le Canon del Cotahuasi qui le battrait de 150 mètres… Toujours est-il qu’il est 2 fois plus profond que le grand canyon du Colorado… J’essaie d’imaginez la bestiole…
C’est de là que nous pourrons observer le Canon del Colca, profond de 3200m ! Avec ces chiffres, cela en fait un si ce n’est le plus profond canyon du monde même si une petite guerre existe avec son voisin, le Canon del Cotahuasi qui le battrait de 150 mètres… Toujours est-il qu’il est 2 fois plus profond que le grand canyon du Colorado… J’essaie d’imaginez la bestiole…
Après quelques pauses et une bonne heure passée à longer la route escarpée de la rive gauche du Rio Colca, nous arrivons enfin à l’endroit tant attendu.
L’endroit est majestueux. On découvre, sur un apic vertigineux de 1200 m, une vue époustouflante sur le Canyon. Le versant Nord qui nous fait face, est une gigantesque muraille horizontale de 3200 m qui domine le Rio del Colca, rivière transformée en petit filin d’eau au dessous de nos pieds…Ce qui rajoute encore plus de piquant au tableau, ce sont les fameux condors andins qui s’amusent avec les courants ascendants et descendants au dessus de nos têtes. Ils sont majestueux avec leur belle robe noire et impressionnants avec leur envergure qui peut dépasser les 2,50m… Qu’il est beau de les voir survoler nos têtes laissant éclater tout leur beauté et leur force avant de plonger dans l’énorme précipice pour aller se perdre dans l’immensité des lieux puis de remonter vers le ciel… Instants magiques dont nous ne nous lasserons pas… Nous sommes bien sur émerveillés par cette vue et cette scène mais un peu déçus par l’impression donnée par la profondeur du Canyon. Nous nous attendions à 3200 m d’apics vertigineux nous donnant une sensation de vertige insurmontable alors que là nous ne sommes «qu’à » 1200 m de la rivière et les pentes abruptes ne sont pas abordables de près donc nous ressentons moins cette sensation de profondeur. Cécile, qui avait déjà visité le Grand Canyon trouve aussi ce dernier impressionnant car plus abrupt. Je pense que pour se rendre compte de l’immensité de la profondeur, il aurait fallu se rendre sur la face vertigineuse de 3200m que nous avons en face, ou s’accrocher aux pattes de condors…
L’endroit est majestueux. On découvre, sur un apic vertigineux de 1200 m, une vue époustouflante sur le Canyon. Le versant Nord qui nous fait face, est une gigantesque muraille horizontale de 3200 m qui domine le Rio del Colca, rivière transformée en petit filin d’eau au dessous de nos pieds…Ce qui rajoute encore plus de piquant au tableau, ce sont les fameux condors andins qui s’amusent avec les courants ascendants et descendants au dessus de nos têtes. Ils sont majestueux avec leur belle robe noire et impressionnants avec leur envergure qui peut dépasser les 2,50m… Qu’il est beau de les voir survoler nos têtes laissant éclater tout leur beauté et leur force avant de plonger dans l’énorme précipice pour aller se perdre dans l’immensité des lieux puis de remonter vers le ciel… Instants magiques dont nous ne nous lasserons pas… Nous sommes bien sur émerveillés par cette vue et cette scène mais un peu déçus par l’impression donnée par la profondeur du Canyon. Nous nous attendions à 3200 m d’apics vertigineux nous donnant une sensation de vertige insurmontable alors que là nous ne sommes «qu’à » 1200 m de la rivière et les pentes abruptes ne sont pas abordables de près donc nous ressentons moins cette sensation de profondeur. Cécile, qui avait déjà visité le Grand Canyon trouve aussi ce dernier impressionnant car plus abrupt. Je pense que pour se rendre compte de l’immensité de la profondeur, il aurait fallu se rendre sur la face vertigineuse de 3200m que nous avons en face, ou s’accrocher aux pattes de condors…
Nous resterons plus d'une heure à observer ce splendide panorama et rester béats devant le ballet des condors et la beauté des lieux. De retour, nous ferons une petite halte sur le chemin où nous pourrons apercevoir des tombes juchées à une centaine de mètres au dessus de nos têtes sur les flancs de la montagne. Comment ont elles pu être creusées sur ces lieux si difficiles d'accès? L'hypothèse avancée est qu'une partie de la montagne qui en permettait l'accès se soit effondrée entre temps...
Durant la route de retour qui nous ramènera au village de Chivay ou nous déjeunerons, nous aurons tout à loisir d'admirer la kyrielle de terrasses qui viennent strier et lézarder les montagnes péruviennes. Elles sont omniprésentes. Et quand on connait le temps qu'il faut pour élaborer l'une d'entre elles, je ne peux m'empêcher de penser au temps qu'il aura fallu pour leur réalisation. Les péruviens, champions du monde des terrasses ! Et nous qui croyions que c'était les cévenols ou provencaux... Une fois arrivés au village, nous nous promènerons avec la famille suisse rencontrée la veille sur un marché local avant de déjeuner avec eux dans un tout petit restaurant qui ne payait vraiment pas de mine mais où la présence des locaux nous a rassuré (et oui, là où les locaux vont et se nourrissent, cela veut dire que c'est bon et pas cher...petit proverbe de voyageur). Malgré l'endroit très obscur et la simplicité des lieux, les plats étaient en effet bons et très peu chers même si je suis incapable de vous dire ce que nous avons mangé... Je vous passe la description des toilettes ou Cécile n'a osé mettre les pieds malgré une envie très pressante... L'après midi sera consacrée au retour sur Arequipa, entrecoupée en cela par les habituels arrêts pour admirer l'immensité et la beauté de l'Altiplano andin peuplé de ces magnifiques alpagas, vigognes et autres lamas.
Crevés par notre journée, nous ne ferons pas long feu pour la dernière soirée au sein de la ville blanche. Une dernière visite de la cité et de son centre très sympathique avec toutes ces belles terrasses autour de la Plaza de Armas, une brève incursion dans l'immense église de la ville en cette semaine sainte et un petit repas dans un restaurant chinois conseillé par nos amis suisses avant de regagner nos pénates. Nous sommes contents de cette petite excursion dans les hauts plateaux péruviens. Même si nous avons été un peu déçus par le clou du spectacle à savoir le Canon Del Colca, nous avons été frappés par les beautés du paysage andin et de tout ce qui l'entoure. Ces petites filles magifiques et ces animaux qui le peuplent. Tous ces lacs et cette verdure malgré la haute altitude...Sans oublier toutes ces terrasses...
Demain, nous retraverserons une bonne partie de cet altiplano. C'est en effet la route à prendre pour aller vers Puno et son lac le plus haut du monde: Le fameux et célèbre Lac Titicaca, situé à plus de 4000m d'altitude...
1 commentaire:
oui! vite la suite! qu'on vous voit accrochés aux pattes d'un condor pour nous offrir des photos toujours plus inédites et magnifiques...Ah! Cécile, tu as refait des tresses, tu es mimi tout plein...de bisous à tous les 2
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