Par Hervé
C’est en plein milieu de la nuit que nous arrivons dans la petite ville de Nazca, située en pleine Pampa Colorada (plaine rouge), une grande région désertique située sur la côte littorale ouest du pays. A la descente de notre bus nous attendra un agent de sécurité de l’hôtel qui nous mènera à ce dernier situé à 2 rues du terminus. Cela faisait partie des services inclus dans la prestation de notre Tour Opérator à savoir une personne de confiance connue de l’agence qui fasse en tout sécurité le transfert entre nos lieux d’hébergement et activités.
Après avoir pris possession de notre charmante chambre, nous nous hâterons de trouver le sommeil. Nous avons en effet très peu dormi dans le bus et nous devons rattraper ces heures perdues pour être en forme pour la journée. Celle-ci démarrera réellement vers 9h30 et la prise du petit déjeuner dans la salle à manger de l’hôtel. C e dernier est très agréable et très confortable. Pierres apparentes, vieux crépis et grande portes en bois lui confèrent un petit côté campagnard que nous apprécions beaucoup, sublimé en cela par de nombreuses plantes vertes et éléments décoratifs champêtres. Une petite piscine vient finir l’ensemble alors que les chambres spacieuses proposent toutes TV, salle de bain et WC. Guillermo ne s’est pas fichu de nous dans le choix des hôtels à priori. Nous lui avions juste demandé des prestations sécuritaires avec un minimum de confort, il nous a dégôté un trois étoiles !
Une personne de l’agence doit venir nous chercher vers 10h00 pour rejoindre le petit aérodrome de Nazca, destination de notre principale activité et raison de notre venue ici : le survol des mystérieuses lignes. Après une petite attente et un appel à l’agence, il semble y avoir eu confusion sur l’heure et l’activité sera reportée de 2h, le temps pour nous d’aller sur internet et de mettre quelques journées sur le blog qui connaît de plus en plus de succès, si l’on s’en réfère au nombre exponentiel de commentaires reçus. A midi, le taxi de l’agence vient enfin nous chercher à l’hôtel pour nous amener à l’extérieur de la ville. Ce taxi est aussi guide et nous désigne une immense montagne recouverte de sable blanc et sur les flancs de laquelle les péruviens et touristes viennent s’adonner aux joies du sandboard… plus rien ne nous étonne. Nous arrivons à destination et après nous être acquittés des taxes d’aéroport, nous attendons notre tour pour procéder au survol de ces mystérieuses lignes. Enfin…Nous y voilà…Les fameuses lignes de Nazca…Mondialement connues pour leur caractère mystérieux… Pour la petite histoire, ce sont des lignes tracées au sol mais qui de par leur taille ne sont visibles qu’à des centaines de mètres d’altitude. Au final, ce sont plus d’une douzaine de géoglyphes de plus de 100 mètres de long qui représentent une main, un condor, un singe, un astronaute,.. Pour ma part, je connaissais depuis tout petit l’existence de ces lignes. Premièrement, de par ma passion pour l’archéologie lors de ma prime jeunesse et deuxièmement parce que mon père, fasciné par la beauté et la simplicité du fameux géoglyphe du condor, avait eu le dessein de le reproduire au dessus du lit matrimonial. Inutile de vous dire que les morceaux de bois, le patron et la scie sauteuse sont encore au garage… Une pensée donc particulière pour lui qui aurait bien aimé être avec nous dans l’avion pour être au plus près de ce mystère archéologique non élucidé. Enfin l’avion…Je m’avance un peu. Je ne m’attendais pas à quelque chose de précis mais ce sont en fait des petits coucous de 6 places qui décollent et atterrissent toutes les quinze minutes ! Je commence à être encore moins rassuré lorsque je m’aperçois de l’état des passagers qui une fois sur la terre ferme, font appel à l’infirmière présente sur les lieux ou vont déglutir dans les petits arbustes non loin de là.
Ca y est. En une fraction de seconde, les vieux démons du Beticio ont resurgi…En un seul regard, Cécile comprend mon désarroi et m’adresse un sourire qui se veut à la fois rassurant et amusé. Je commence donc à m’imaginer et à me préparer au pire tout en commençant à prendre une respiration plus ralentie et longue…Dans quel état vais je sortir de ce vol ? Après quelques minutes d’attente qui seront longues du à cette petite angoisse, nous montons à bord du petit avion, en étant à cause de notre petite taille, dirigé au fond de la carlingue. Cela nous change bien sûr des énormes avions que nous prenons d’habitude. Là, c’est plutôt un vieux coucou qui a l’air de beaucoup bouger…Pour être bref, nous dirons que le confort de ce dernier est inversement proportionnel à la renommée des lignes survolées. Après nous avoir distribué à chacun l’itinéraire représentant les différents géoglyphes que nous allons pouvoir observer, nous prenons enfin notre envol et volons pendant quelques minutes dans le désert péruvien avant de nous approcher de ces fameuses lignes que nous sommes impatients d’apercevoir… Et voilà que notre attente est récompensée : Le pilote nous annonce le premier géoglyphe en nous montrant ce dernier du doigt tout en effectuant une spectaculaire descente pour une meilleure vision. Nous chercherons ce dernier pendant quelques secondes avant de le repérer enfin. En fait, notre première impression qui se généralisera et se vérifiera sur l’ensemble de la visite est que les géoglyphes ne sont pas aussi gros et visibles que ce que nous avions pu imaginé. Les lignes délimitant ces derniers semblent fines et de couleur claire qui ne contrastent que légèrement avec la couleur pourpre du désert. Quant à la taille, malgré des mensurations qui peuvent atteindre plusieurs centaines de mètres, elle est somme toute relative comparée à l’immensité des lieux. Un peu déçus donc de la réalité proposée mais admiratifs quand même du spectacle proposé et de l’énigme qui s’y rattache. Et puis le plus mémorable sera peut être et surtout les conditions d’observation…
En effet , à chaque survol de géoglyphe, le pilote effectue un plongeon en penchant l’appareil sur un côté , remonte, fait demi-tour et replonge mais cette fois dans l’autre sens. Ce pour que l’ensemble des passagers, côté gauche comme côté droit, puisse en profiter. Imaginez déjà l’état de mon ventre au bout de quelques plongeons… Rajoutez y à cela la prise de photos collé à la vitre pour essayer d’immortaliser ces moments et vous aurez l’ensemble des conditions pour être malade… Trop facile en effet d’être dans un grand avion très stable avec vue panoramique et appareil photo avec écran LCD pour des prises de vues de loin, non, non, c’est tellement mieux de se focaliser sur le petit viseur (je rappelle que Cécile a malencontreusement cassé l’écran il y a un mois) pendant que votre pilote se prend dans son petit coucou pour un as de haute voltige… ! Nous répéterons le processus plusieurs fois avant de pouvoir admirer les différents symboles mystérieusement tracés au sol. Beaucoup d’animaux (1 condor, 1 colibri, 1 singe,…) et d’autres représentations ( 1 main, 1 astronaute,…), ces dernières étant toute séparées de plusieurs centaines de mètres avec une omniprésence de grandes lignes ou figures géométriques. Le survol durera une grande demi-heure mais il me tardera de rentrer, enfin pas moi, surtout mon ventre… J essaierai en effet de résister à la nausée qui s’empare peu à peu de moi et espère ne pas renouveler la deuxième mésaventure du Vomicio… Une fois le dernier géoglyphe observé, le retour à la base me semblera très long… Nous nous poserons enfin sur le tarmac du petit aérodrome et je m’extrairai fièrement bien que chancelant du petit coucou avec mon sachet tout vide…Quelle belle revanche sur le Beticio ! Nous offrons à nos estomacs malmenés de quoi boire et manger en guise de récompense. Cécile m’avouera ne pas non plus s’être senti bien en fin de vol…Ah Ah !
Sur le chemin du retour, notre taxi-guide nous proposera une excursion pour l’après midi que nous accepterons après réflexion. Au menu, visite d’un cimetière de momies nazca, atelier de poterie traditionnelle et exploitation de mine d’or. Nous nous reposerons une petite heure à l’hôtel afin de nous remettre de nos émotions avant d’embarquer dans le taxi qui nous mènera à plusieurs kilomètres hors de la ville. L’occasion pour nous d’être confronté une fois de plus à la pauvreté ambiante… : Les maisons ne semblent pas être achevées dans leur construction. Il manque pour la plupart les fenêtres ou les portes, remplacées par des draps et parfois même les toits…Pas de poteau électrique bien sûr, pas de point d’eau apparent non plus et une installation sommaire : Un matelas à même le sol, une table pour les plus riches…Avec dehors, des enfants à moitié nus qui jouent avec un vieux ballon que veulent se partager les chiens…Tout cela sous la surveillance des parents qui s’adonnent à des travaux répétitifs et ennuyeux de manufacture…
Nous quitterons la route nationale pendant plusieurs kilomètres afin d’arriver à une grande plaine déserte dominée par les montagnes rougoyantes d’où surgissent quelques auvents faits sommairement de bois et de paille. C est ici que se trouve le cimetière de Chauchilla qui abrite des multiples momies de l’ère Nazca. Le peuple Nazca a vécu en grand nombre et pendant plusieurs siècles dans cette région bien avant l’expansion de la plus connue civilisation inca. C’est dans cette immense zone qui s’étend sur plusieurs centaines de m2 (l’équivalent de 5 terrains de sport réunis) qu’ont été entreposés les corps. Le guide nous expliquera que ces derniers étaient exposés au soleil pendant plusieurs jours, recouverts d’une sorte de pâte à base d’extraits de plante, avant, une fois séchés, d’être recouverts d’une grande enveloppe de coton. L’existence d’un au-delà faisant partie de la base de la croyance du peuple Nazca, chaque corps portait des vêtements et était accompagné de nourriture, bijoux et armes. Quelque uns de ces cadavres ont été placés dans des fosses de 1 mètre de profondeur et de quelques m2 de superficie protégés par les auvents de bois et de paille aperçus en arrivant. Il y a en tout une dizaine de fosses où l’on peut apercevoir pour chacune d’elles 2 ou 3 momies parfaitement conservées, dans différentes positions et accompagnées de différents apparats en fonction de leur ancien statut social. L’état de conservation est impressionnant. Mieux que dans les films d’épouvante ! Cela nous fait bizarre aussi d’être aussi proche et si simplement auprès de ces « beautés » archéologiques. C ‘est bien une des spécificités du Pérou qui regorge de merveilles en ce genre et que l’on peut admirer le plus simplement du monde. De par la pauvreté du pays, il n’y a pas de sécurité accrue pour protéger ces trésors. Une petite station de contrôle et de paiement tout au plus mais cela ne va pas plus loin. Nous irons de auvents en auvents, tout en prenant garde de rester sur le chemin tracé. Nous sommes en effet sur une immense cimetière à ciel ouvert et nous pourrions facilement marcher en cas d’écart, sur un des multiples tombeaux. Il y a d’ailleurs encore plein de tissus, os et dents à même le sol qui n’intéressaient pas les nombreux pilleurs de tombe.
Le soleil commence à se coucher sur ce lieu de sépulture sacré et le silence pesant, renforcé par l’immensité désertique des lieux, donne un résultat saisissant. Atmosphère du bout du monde ? Une de plus…Nous rentrerons sur Nazca, fascinés par ce que nous venons de voir et qui plus est, n’était pas prévu au programme, avant d’effectuer 2 visites bien moins intéressantes car plus touristiques qu’authentiques, dans un atelier de poterie et une extraction de minerai d’or. Nous mangerons dans un petit restaurant du centre ville où nous pourrons admirer des danses traditionnelles, tout en dominant la petite place publique de Nazca. Il sera ensuite l’heure de récupérer nos bagages avant d’attendre le bus pour un autre trajet de nuit qui nous mènera à Arequipa. C’est vers minuit passé que nous quitterons Nazca, bien contents d’avoir pu en découvrir les différentes merveilles archéologiques comptant parmi les plus connues de l’histoire de l’humanité.
C’est en plein milieu de la nuit que nous arrivons dans la petite ville de Nazca, située en pleine Pampa Colorada (plaine rouge), une grande région désertique située sur la côte littorale ouest du pays. A la descente de notre bus nous attendra un agent de sécurité de l’hôtel qui nous mènera à ce dernier situé à 2 rues du terminus. Cela faisait partie des services inclus dans la prestation de notre Tour Opérator à savoir une personne de confiance connue de l’agence qui fasse en tout sécurité le transfert entre nos lieux d’hébergement et activités.
Après avoir pris possession de notre charmante chambre, nous nous hâterons de trouver le sommeil. Nous avons en effet très peu dormi dans le bus et nous devons rattraper ces heures perdues pour être en forme pour la journée. Celle-ci démarrera réellement vers 9h30 et la prise du petit déjeuner dans la salle à manger de l’hôtel. C e dernier est très agréable et très confortable. Pierres apparentes, vieux crépis et grande portes en bois lui confèrent un petit côté campagnard que nous apprécions beaucoup, sublimé en cela par de nombreuses plantes vertes et éléments décoratifs champêtres. Une petite piscine vient finir l’ensemble alors que les chambres spacieuses proposent toutes TV, salle de bain et WC. Guillermo ne s’est pas fichu de nous dans le choix des hôtels à priori. Nous lui avions juste demandé des prestations sécuritaires avec un minimum de confort, il nous a dégôté un trois étoiles !
Une personne de l’agence doit venir nous chercher vers 10h00 pour rejoindre le petit aérodrome de Nazca, destination de notre principale activité et raison de notre venue ici : le survol des mystérieuses lignes. Après une petite attente et un appel à l’agence, il semble y avoir eu confusion sur l’heure et l’activité sera reportée de 2h, le temps pour nous d’aller sur internet et de mettre quelques journées sur le blog qui connaît de plus en plus de succès, si l’on s’en réfère au nombre exponentiel de commentaires reçus. A midi, le taxi de l’agence vient enfin nous chercher à l’hôtel pour nous amener à l’extérieur de la ville. Ce taxi est aussi guide et nous désigne une immense montagne recouverte de sable blanc et sur les flancs de laquelle les péruviens et touristes viennent s’adonner aux joies du sandboard… plus rien ne nous étonne. Nous arrivons à destination et après nous être acquittés des taxes d’aéroport, nous attendons notre tour pour procéder au survol de ces mystérieuses lignes. Enfin…Nous y voilà…Les fameuses lignes de Nazca…Mondialement connues pour leur caractère mystérieux… Pour la petite histoire, ce sont des lignes tracées au sol mais qui de par leur taille ne sont visibles qu’à des centaines de mètres d’altitude. Au final, ce sont plus d’une douzaine de géoglyphes de plus de 100 mètres de long qui représentent une main, un condor, un singe, un astronaute,.. Pour ma part, je connaissais depuis tout petit l’existence de ces lignes. Premièrement, de par ma passion pour l’archéologie lors de ma prime jeunesse et deuxièmement parce que mon père, fasciné par la beauté et la simplicité du fameux géoglyphe du condor, avait eu le dessein de le reproduire au dessus du lit matrimonial. Inutile de vous dire que les morceaux de bois, le patron et la scie sauteuse sont encore au garage… Une pensée donc particulière pour lui qui aurait bien aimé être avec nous dans l’avion pour être au plus près de ce mystère archéologique non élucidé. Enfin l’avion…Je m’avance un peu. Je ne m’attendais pas à quelque chose de précis mais ce sont en fait des petits coucous de 6 places qui décollent et atterrissent toutes les quinze minutes ! Je commence à être encore moins rassuré lorsque je m’aperçois de l’état des passagers qui une fois sur la terre ferme, font appel à l’infirmière présente sur les lieux ou vont déglutir dans les petits arbustes non loin de là.
Ca y est. En une fraction de seconde, les vieux démons du Beticio ont resurgi…En un seul regard, Cécile comprend mon désarroi et m’adresse un sourire qui se veut à la fois rassurant et amusé. Je commence donc à m’imaginer et à me préparer au pire tout en commençant à prendre une respiration plus ralentie et longue…Dans quel état vais je sortir de ce vol ? Après quelques minutes d’attente qui seront longues du à cette petite angoisse, nous montons à bord du petit avion, en étant à cause de notre petite taille, dirigé au fond de la carlingue. Cela nous change bien sûr des énormes avions que nous prenons d’habitude. Là, c’est plutôt un vieux coucou qui a l’air de beaucoup bouger…Pour être bref, nous dirons que le confort de ce dernier est inversement proportionnel à la renommée des lignes survolées. Après nous avoir distribué à chacun l’itinéraire représentant les différents géoglyphes que nous allons pouvoir observer, nous prenons enfin notre envol et volons pendant quelques minutes dans le désert péruvien avant de nous approcher de ces fameuses lignes que nous sommes impatients d’apercevoir… Et voilà que notre attente est récompensée : Le pilote nous annonce le premier géoglyphe en nous montrant ce dernier du doigt tout en effectuant une spectaculaire descente pour une meilleure vision. Nous chercherons ce dernier pendant quelques secondes avant de le repérer enfin. En fait, notre première impression qui se généralisera et se vérifiera sur l’ensemble de la visite est que les géoglyphes ne sont pas aussi gros et visibles que ce que nous avions pu imaginé. Les lignes délimitant ces derniers semblent fines et de couleur claire qui ne contrastent que légèrement avec la couleur pourpre du désert. Quant à la taille, malgré des mensurations qui peuvent atteindre plusieurs centaines de mètres, elle est somme toute relative comparée à l’immensité des lieux. Un peu déçus donc de la réalité proposée mais admiratifs quand même du spectacle proposé et de l’énigme qui s’y rattache. Et puis le plus mémorable sera peut être et surtout les conditions d’observation…
En effet , à chaque survol de géoglyphe, le pilote effectue un plongeon en penchant l’appareil sur un côté , remonte, fait demi-tour et replonge mais cette fois dans l’autre sens. Ce pour que l’ensemble des passagers, côté gauche comme côté droit, puisse en profiter. Imaginez déjà l’état de mon ventre au bout de quelques plongeons… Rajoutez y à cela la prise de photos collé à la vitre pour essayer d’immortaliser ces moments et vous aurez l’ensemble des conditions pour être malade… Trop facile en effet d’être dans un grand avion très stable avec vue panoramique et appareil photo avec écran LCD pour des prises de vues de loin, non, non, c’est tellement mieux de se focaliser sur le petit viseur (je rappelle que Cécile a malencontreusement cassé l’écran il y a un mois) pendant que votre pilote se prend dans son petit coucou pour un as de haute voltige… ! Nous répéterons le processus plusieurs fois avant de pouvoir admirer les différents symboles mystérieusement tracés au sol. Beaucoup d’animaux (1 condor, 1 colibri, 1 singe,…) et d’autres représentations ( 1 main, 1 astronaute,…), ces dernières étant toute séparées de plusieurs centaines de mètres avec une omniprésence de grandes lignes ou figures géométriques. Le survol durera une grande demi-heure mais il me tardera de rentrer, enfin pas moi, surtout mon ventre… J essaierai en effet de résister à la nausée qui s’empare peu à peu de moi et espère ne pas renouveler la deuxième mésaventure du Vomicio… Une fois le dernier géoglyphe observé, le retour à la base me semblera très long… Nous nous poserons enfin sur le tarmac du petit aérodrome et je m’extrairai fièrement bien que chancelant du petit coucou avec mon sachet tout vide…Quelle belle revanche sur le Beticio ! Nous offrons à nos estomacs malmenés de quoi boire et manger en guise de récompense. Cécile m’avouera ne pas non plus s’être senti bien en fin de vol…Ah Ah !
Sur le chemin du retour, notre taxi-guide nous proposera une excursion pour l’après midi que nous accepterons après réflexion. Au menu, visite d’un cimetière de momies nazca, atelier de poterie traditionnelle et exploitation de mine d’or. Nous nous reposerons une petite heure à l’hôtel afin de nous remettre de nos émotions avant d’embarquer dans le taxi qui nous mènera à plusieurs kilomètres hors de la ville. L’occasion pour nous d’être confronté une fois de plus à la pauvreté ambiante… : Les maisons ne semblent pas être achevées dans leur construction. Il manque pour la plupart les fenêtres ou les portes, remplacées par des draps et parfois même les toits…Pas de poteau électrique bien sûr, pas de point d’eau apparent non plus et une installation sommaire : Un matelas à même le sol, une table pour les plus riches…Avec dehors, des enfants à moitié nus qui jouent avec un vieux ballon que veulent se partager les chiens…Tout cela sous la surveillance des parents qui s’adonnent à des travaux répétitifs et ennuyeux de manufacture…
Nous quitterons la route nationale pendant plusieurs kilomètres afin d’arriver à une grande plaine déserte dominée par les montagnes rougoyantes d’où surgissent quelques auvents faits sommairement de bois et de paille. C est ici que se trouve le cimetière de Chauchilla qui abrite des multiples momies de l’ère Nazca. Le peuple Nazca a vécu en grand nombre et pendant plusieurs siècles dans cette région bien avant l’expansion de la plus connue civilisation inca. C’est dans cette immense zone qui s’étend sur plusieurs centaines de m2 (l’équivalent de 5 terrains de sport réunis) qu’ont été entreposés les corps. Le guide nous expliquera que ces derniers étaient exposés au soleil pendant plusieurs jours, recouverts d’une sorte de pâte à base d’extraits de plante, avant, une fois séchés, d’être recouverts d’une grande enveloppe de coton. L’existence d’un au-delà faisant partie de la base de la croyance du peuple Nazca, chaque corps portait des vêtements et était accompagné de nourriture, bijoux et armes. Quelque uns de ces cadavres ont été placés dans des fosses de 1 mètre de profondeur et de quelques m2 de superficie protégés par les auvents de bois et de paille aperçus en arrivant. Il y a en tout une dizaine de fosses où l’on peut apercevoir pour chacune d’elles 2 ou 3 momies parfaitement conservées, dans différentes positions et accompagnées de différents apparats en fonction de leur ancien statut social. L’état de conservation est impressionnant. Mieux que dans les films d’épouvante ! Cela nous fait bizarre aussi d’être aussi proche et si simplement auprès de ces « beautés » archéologiques. C ‘est bien une des spécificités du Pérou qui regorge de merveilles en ce genre et que l’on peut admirer le plus simplement du monde. De par la pauvreté du pays, il n’y a pas de sécurité accrue pour protéger ces trésors. Une petite station de contrôle et de paiement tout au plus mais cela ne va pas plus loin. Nous irons de auvents en auvents, tout en prenant garde de rester sur le chemin tracé. Nous sommes en effet sur une immense cimetière à ciel ouvert et nous pourrions facilement marcher en cas d’écart, sur un des multiples tombeaux. Il y a d’ailleurs encore plein de tissus, os et dents à même le sol qui n’intéressaient pas les nombreux pilleurs de tombe.
Le soleil commence à se coucher sur ce lieu de sépulture sacré et le silence pesant, renforcé par l’immensité désertique des lieux, donne un résultat saisissant. Atmosphère du bout du monde ? Une de plus…Nous rentrerons sur Nazca, fascinés par ce que nous venons de voir et qui plus est, n’était pas prévu au programme, avant d’effectuer 2 visites bien moins intéressantes car plus touristiques qu’authentiques, dans un atelier de poterie et une extraction de minerai d’or. Nous mangerons dans un petit restaurant du centre ville où nous pourrons admirer des danses traditionnelles, tout en dominant la petite place publique de Nazca. Il sera ensuite l’heure de récupérer nos bagages avant d’attendre le bus pour un autre trajet de nuit qui nous mènera à Arequipa. C’est vers minuit passé que nous quitterons Nazca, bien contents d’avoir pu en découvrir les différentes merveilles archéologiques comptant parmi les plus connues de l’histoire de l’humanité.
2 commentaires:
Passionnant!!! Nous aurons mille questions à vous poser sur Nazra et ses mystères le jour où nous aurons le plaisir de vous revoir ! et peut-être un condor magnifique trônera t'il bientôt sur le lit des parents? Qui sait? Bisous
Please, can you PM me and tell me number of much more thinks about this, I am truly fan of oneâs webpageâ¦gets solved properly asap.
generic paxil
Enregistrer un commentaire