Par Cécile
Les petits déjeuners à l’hôtel sont gargantuesques : un régal de jus de fruits frais pressé au choix ananas ou mangue, des œufs, pain, beurre et confiture !
Dans ce pays pauvre où chacun ne mange peut être pas à sa faim, cette satisfaction d’un tel festin est déplacé. Pourquoi cette culpabilité ici et pas chez nous ? La misère du monde ne change pas que l’on s’attable à Montpellier où à Arequipa. Nous avons une chance inouïe d’être nés dans nos familles respectives, dans ce pays où rien de vital ne nous manque. Et pourtant nous arrivons toujours à être insatisfaits. Est ce notre façon d’avancer dans la vie, de progresser ? Où sont ce de futiles caprices ?
Le même cheminement moral m’avait inondée lors de mon court séjour en Roumanie. Et pourtant la vie reprend son cours avec son lot de revendications et d’égoïsme.
Loin des yeux, loin du cœur… Cela ne s’applique pas uniquement à nos sentiments amoureux. Que faire pour changer nos comportements ? Je n’en sais rien. Nos bonnes actions sont tellement épisodiques et disséminées… La vrai générosité ne commence t-elle pas par nos attitudes avec nos proches : famille, amis, collègue de travail…
Parenthèse existentielle fermée… C’est donc repus que nous allons chercher notre sac à dos car nous prenons le bus en direction du lac le plus haut du monde : le lac Titicaca (Au Pérou cela se prononce Titirara. Nous le bredouillerons en s’appliquant car la terminologie du mot évoque au Pérou comme dans notre langue et de façon peu valorisante les selles…).
Au garde à vous dès 8h45 soit quinze minutes avant l’heure prévue car nous sommes tous les deux ponctuels et n’aimons pas déroger à cette règle de respect. Enseigné à bonne école en ce qui me concerne et dés mon plus jeune age par mon grand père paternel, qui d’ailleurs plus extrémiste, prévoit toujours pour un trajet en voiture (indifféremment que ce soit pour un déplacement d’une durée de quelques minutes ou plusieurs heures) le temps d’une crevaison et d’une panne… Autant dire que je ne suis jamais en retard lorsque je suis avec lui.
Les petits déjeuners à l’hôtel sont gargantuesques : un régal de jus de fruits frais pressé au choix ananas ou mangue, des œufs, pain, beurre et confiture !
Dans ce pays pauvre où chacun ne mange peut être pas à sa faim, cette satisfaction d’un tel festin est déplacé. Pourquoi cette culpabilité ici et pas chez nous ? La misère du monde ne change pas que l’on s’attable à Montpellier où à Arequipa. Nous avons une chance inouïe d’être nés dans nos familles respectives, dans ce pays où rien de vital ne nous manque. Et pourtant nous arrivons toujours à être insatisfaits. Est ce notre façon d’avancer dans la vie, de progresser ? Où sont ce de futiles caprices ?
Le même cheminement moral m’avait inondée lors de mon court séjour en Roumanie. Et pourtant la vie reprend son cours avec son lot de revendications et d’égoïsme.
Loin des yeux, loin du cœur… Cela ne s’applique pas uniquement à nos sentiments amoureux. Que faire pour changer nos comportements ? Je n’en sais rien. Nos bonnes actions sont tellement épisodiques et disséminées… La vrai générosité ne commence t-elle pas par nos attitudes avec nos proches : famille, amis, collègue de travail…
Parenthèse existentielle fermée… C’est donc repus que nous allons chercher notre sac à dos car nous prenons le bus en direction du lac le plus haut du monde : le lac Titicaca (Au Pérou cela se prononce Titirara. Nous le bredouillerons en s’appliquant car la terminologie du mot évoque au Pérou comme dans notre langue et de façon peu valorisante les selles…).
Au garde à vous dès 8h45 soit quinze minutes avant l’heure prévue car nous sommes tous les deux ponctuels et n’aimons pas déroger à cette règle de respect. Enseigné à bonne école en ce qui me concerne et dés mon plus jeune age par mon grand père paternel, qui d’ailleurs plus extrémiste, prévoit toujours pour un trajet en voiture (indifféremment que ce soit pour un déplacement d’une durée de quelques minutes ou plusieurs heures) le temps d’une crevaison et d’une panne… Autant dire que je ne suis jamais en retard lorsque je suis avec lui.
Après une demie heure d’attente interminable et stressante par peur d’avoir raté notre bus, nous décidons de faire appeler l’agence de voyage s’occupant de notre transfert à la gare routière.
Une incompréhension fut à l’origine de notre attente puisque la réceptionniste nous avait informée du rendez vous à 9h, en réalité déterminée à 11h !
Nous patientons donc en surfant sur le web. Notre accompagnateur se présente enfin et nous traversons le centre ville puis la banlieue beaucoup plus miséreuse pour descendre du véhicule et embarquer aussitôt dans le bus, après paiement des taxes. Le voyage durera environ 6 heures et c’est surplombant une ville indigente, aux constructions précaires et non achevées que nous découvrons Puno.
2ème impression peu convaincante de la ville au terminal des bus : les indications de sorties ne sont pas évidentes, nous scrutons autour de nous à la descente du car, attendons un peu pour voir où se dirigent les voyageurs. Personne ne semble nous attendre, le quai se vide rapidement. Nous accédons donc à l’intérieur de la bâtisse où salles d’attente et comptoirs de multiples compagnies s’enchaînent les unes aux autres. A priori, nous ne sommes pas non plus attendus. Nous voilà en quête du coordonnateur de notre voyage en questionnant des voyageurs en baragouinant un semblant d’espagnol (ayant pris tous les deux opté pour l’apprentissage de la langue allemande en 2nd langue…) car très peu d’habitants d’Amérique du sud parlent anglais. La gentillesse des péruviens se révélera une fois de plus extraordinaire : un guide lambda va s’enquérir auprès de plusieurs passants et employés mais revient bredouille. Partant d’une très gentille attention, il nous déconseille fortement, voir nous interdit, d’accepter les sollicitations diverses de conducteurs pour nous véhiculer. Il nous recommande vivement de ne pas s’aventurer en dehors de la gare routière, de bien garder nos affaires à l’œil et va même jusqu’à négocier un taxi officiel pour nous !
Hervé refuse gentiment, le remercie chaleureusement et se dirige d’un pas décidé vers la banque de notre compagnie de bus pour trouver une solution de « rapatriement » à notre hôtel ! Les employés s’affairent à chercher les coordonnées de l’agence de voyage et se chargent de les contacter. Après 20 minutes, plusieurs appels infructueux et un gros questionnement sur notre avenir immédiat, ils réussissent à avoir une personne au bout du fil, leur confirmant de ne pas nous inquiéter. Effectivement, dix minutes après , une jeune fille arrive avec un taxi navette. Elle se confond en excuses, invoquant le retard de notre bus et une attente trop longue…Nous conduisant à l’hôtel, elle nous explique le programme des 2 jours suivants. A l’exception de ces attentes pimentant d’adrénaline notre excursion péruvienne, il est fort agréable de se sentir en sécurité et encadrés sur certaines activités et notamment les déplacements. Nous prenons possession de notre chambre (encore avec salle de bain privée…) avant d’aller déambuler à travers les ruelles de la ville à sa découverte. La balade est de courte durée, le centre ville se résumant à l’inéluctable Plaza de armas et une rue piétonne commerçante. Nous croisons une nouvelle procession religieuse composée de militaires ! Incroyable ! La séparation de l’état et de la religion n’est à priori pas d’actualité dans ce pays… Par contre l’engouement religieux et la bienveillance de ce peuple sont des symboles vivants et indubitables…
La journée s’achèvera dans un restaurant local dont la spécialité est le poulet et l’ambiance embuée, bruyante et typique… En prime, nous sommes accueillis par une magnifique mascotte vivante représentant bien sur un poulet ! Pensant peut être que le fait de voir une représentation ludique de l’animal nous donnera envie de le dévorer… le marketing n’a pas de frontières et atteint le bout du monde…Hervé sera ravi de trouver un homologue et pourra s’enorgueillir d’avoir immortalisé cette rencontre touchante.
Une incompréhension fut à l’origine de notre attente puisque la réceptionniste nous avait informée du rendez vous à 9h, en réalité déterminée à 11h !
Nous patientons donc en surfant sur le web. Notre accompagnateur se présente enfin et nous traversons le centre ville puis la banlieue beaucoup plus miséreuse pour descendre du véhicule et embarquer aussitôt dans le bus, après paiement des taxes. Le voyage durera environ 6 heures et c’est surplombant une ville indigente, aux constructions précaires et non achevées que nous découvrons Puno.
2ème impression peu convaincante de la ville au terminal des bus : les indications de sorties ne sont pas évidentes, nous scrutons autour de nous à la descente du car, attendons un peu pour voir où se dirigent les voyageurs. Personne ne semble nous attendre, le quai se vide rapidement. Nous accédons donc à l’intérieur de la bâtisse où salles d’attente et comptoirs de multiples compagnies s’enchaînent les unes aux autres. A priori, nous ne sommes pas non plus attendus. Nous voilà en quête du coordonnateur de notre voyage en questionnant des voyageurs en baragouinant un semblant d’espagnol (ayant pris tous les deux opté pour l’apprentissage de la langue allemande en 2nd langue…) car très peu d’habitants d’Amérique du sud parlent anglais. La gentillesse des péruviens se révélera une fois de plus extraordinaire : un guide lambda va s’enquérir auprès de plusieurs passants et employés mais revient bredouille. Partant d’une très gentille attention, il nous déconseille fortement, voir nous interdit, d’accepter les sollicitations diverses de conducteurs pour nous véhiculer. Il nous recommande vivement de ne pas s’aventurer en dehors de la gare routière, de bien garder nos affaires à l’œil et va même jusqu’à négocier un taxi officiel pour nous !
Hervé refuse gentiment, le remercie chaleureusement et se dirige d’un pas décidé vers la banque de notre compagnie de bus pour trouver une solution de « rapatriement » à notre hôtel ! Les employés s’affairent à chercher les coordonnées de l’agence de voyage et se chargent de les contacter. Après 20 minutes, plusieurs appels infructueux et un gros questionnement sur notre avenir immédiat, ils réussissent à avoir une personne au bout du fil, leur confirmant de ne pas nous inquiéter. Effectivement, dix minutes après , une jeune fille arrive avec un taxi navette. Elle se confond en excuses, invoquant le retard de notre bus et une attente trop longue…Nous conduisant à l’hôtel, elle nous explique le programme des 2 jours suivants. A l’exception de ces attentes pimentant d’adrénaline notre excursion péruvienne, il est fort agréable de se sentir en sécurité et encadrés sur certaines activités et notamment les déplacements. Nous prenons possession de notre chambre (encore avec salle de bain privée…) avant d’aller déambuler à travers les ruelles de la ville à sa découverte. La balade est de courte durée, le centre ville se résumant à l’inéluctable Plaza de armas et une rue piétonne commerçante. Nous croisons une nouvelle procession religieuse composée de militaires ! Incroyable ! La séparation de l’état et de la religion n’est à priori pas d’actualité dans ce pays… Par contre l’engouement religieux et la bienveillance de ce peuple sont des symboles vivants et indubitables…
La journée s’achèvera dans un restaurant local dont la spécialité est le poulet et l’ambiance embuée, bruyante et typique… En prime, nous sommes accueillis par une magnifique mascotte vivante représentant bien sur un poulet ! Pensant peut être que le fait de voir une représentation ludique de l’animal nous donnera envie de le dévorer… le marketing n’a pas de frontières et atteint le bout du monde…Hervé sera ravi de trouver un homologue et pourra s’enorgueillir d’avoir immortalisé cette rencontre touchante.
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