Par Cécile
J’aurais pu narrer cette journée à la lueur de la chandelle sur une vieille table en bois fébrile qui compose le principal mobilier de la petite chambre de l’île Amantani…
Nous avons pris le bateau ce matin, après un petit déjeuner sous forme de buffet gargantuesque, direction les îles du lac Titicaca (prononcer Titirara selon la langue quechua). Après une demi-heure de navigation, nous débarquerons sur les îles flottantes qui ont été construites par la peuplade des Uros qui fuyaient les incas. Ils vécurent d’abord sur des bateaux puis eurent l’idée de construire ces îles à base de bambous posés sur des gros cubes de racines permettant la flottaison. C’est impressionnant à voir même si le peuple qui y vit aujourd’hui n’est pas issu de la civilisation originelle (disparue en 1959) mais établie ici pour des raisons financières compte tenu de la manne touristique provoquée. Bien évidemment, les femmes déplient de larges étoffes sur lesquelles elles présentent leur artisanat. Beaucoup de voyageurs répètent inlassablement que ce sont des attrapes-touristes mais il faut s’accorder sur cette notion. Se rendre dans un endroit ayant un intérêt substantiel qu’il soit culturel, géographique, paysager, architectural provoque inévitablement la venue de milliers de personnes. C’est me semble t-il d’une logique implacable ! Et même si quantité de gens vous ont précédé et que vous ne serez indéniablement pas le dernier, l’essence même du voyage tient dans l’intérêt, la particularité, l’originalité, la beauté qu’il propose. Qui préférerait passer une semaine devant les cheminées de Berre l’étang plutôt que d’aller admirer les chutes d’Iguacu ? Le combat anti-touristes m’exaspère un peu… car nous le sommes tous et à partir du moment où chacun respecte les us et coutumes de nos hôtes, qu’y a t-il de mal ?Nous reprenons la route vers l’île Amantani où nous passerons la nuit chez l’habitant. Anselma nous attendra donc à la sortie du bateau pour nous accompagner jusqu’à sa maison. C’est une petite bâtisse en forme de U dont la longueur de chaque corps de bâtiment est approximativement de 5 mètres et dont la hauteur des toits ne dépasse pas le mètre ! Pour la première fois de ma vie, il faut que je me baisse pour entrer dans la maison... Il est bientôt 14h et la maîtresse de maison commence à préparer le déjeuner. Nous l’aiderons à éplucher les pommes de terre dans sa petite cuisine aussi sombre que petite et rustique : Il y a 2 étagères très rudimentaires sans grand chose dessus et un petit four avec 3 trous où viennent s’encastrer des pots de cuisson. Anselma préparera le repas avec amour pendant plus d’une heure et demie ! Autant dire qu’Hervé était prêt à manger la table…Mais au final un succulent repas avec une bonne soupe, du riz, de l’omelette et des pommes de terre. Quelques minutes après avoir fini le repas c’est à dire vers 16h, un petit foot sera organisé avec les locaux et les touristes de l’île… A 4100 m d’altitude, autant dire que cela semblait difficile à la vue d’Hervé revenant en haletant. Nous monterons ensuite au sommet de l’île pour observer le coucher de soleil et un temple où se déroulent des rituels exécutés par un chaman une fois par an. Nous rentrerons à la casa pour dîner à nouveau avec une belle surprise pour clôturer cette journée parmi les autochtones : Nous sommes parés d’un habit local pour assister à une petite soirée musique et danse dans la salle des fêtes…Même Hervé dansera à plusieurs reprises ! Remarquez qu’avec nos accoutrements, nous ne sommes pas plus ridicules qu’avec nos pantalons péruviens…
J’aurais pu narrer cette journée à la lueur de la chandelle sur une vieille table en bois fébrile qui compose le principal mobilier de la petite chambre de l’île Amantani…
Nous avons pris le bateau ce matin, après un petit déjeuner sous forme de buffet gargantuesque, direction les îles du lac Titicaca (prononcer Titirara selon la langue quechua). Après une demi-heure de navigation, nous débarquerons sur les îles flottantes qui ont été construites par la peuplade des Uros qui fuyaient les incas. Ils vécurent d’abord sur des bateaux puis eurent l’idée de construire ces îles à base de bambous posés sur des gros cubes de racines permettant la flottaison. C’est impressionnant à voir même si le peuple qui y vit aujourd’hui n’est pas issu de la civilisation originelle (disparue en 1959) mais établie ici pour des raisons financières compte tenu de la manne touristique provoquée. Bien évidemment, les femmes déplient de larges étoffes sur lesquelles elles présentent leur artisanat. Beaucoup de voyageurs répètent inlassablement que ce sont des attrapes-touristes mais il faut s’accorder sur cette notion. Se rendre dans un endroit ayant un intérêt substantiel qu’il soit culturel, géographique, paysager, architectural provoque inévitablement la venue de milliers de personnes. C’est me semble t-il d’une logique implacable ! Et même si quantité de gens vous ont précédé et que vous ne serez indéniablement pas le dernier, l’essence même du voyage tient dans l’intérêt, la particularité, l’originalité, la beauté qu’il propose. Qui préférerait passer une semaine devant les cheminées de Berre l’étang plutôt que d’aller admirer les chutes d’Iguacu ? Le combat anti-touristes m’exaspère un peu… car nous le sommes tous et à partir du moment où chacun respecte les us et coutumes de nos hôtes, qu’y a t-il de mal ?Nous reprenons la route vers l’île Amantani où nous passerons la nuit chez l’habitant. Anselma nous attendra donc à la sortie du bateau pour nous accompagner jusqu’à sa maison. C’est une petite bâtisse en forme de U dont la longueur de chaque corps de bâtiment est approximativement de 5 mètres et dont la hauteur des toits ne dépasse pas le mètre ! Pour la première fois de ma vie, il faut que je me baisse pour entrer dans la maison... Il est bientôt 14h et la maîtresse de maison commence à préparer le déjeuner. Nous l’aiderons à éplucher les pommes de terre dans sa petite cuisine aussi sombre que petite et rustique : Il y a 2 étagères très rudimentaires sans grand chose dessus et un petit four avec 3 trous où viennent s’encastrer des pots de cuisson. Anselma préparera le repas avec amour pendant plus d’une heure et demie ! Autant dire qu’Hervé était prêt à manger la table…Mais au final un succulent repas avec une bonne soupe, du riz, de l’omelette et des pommes de terre. Quelques minutes après avoir fini le repas c’est à dire vers 16h, un petit foot sera organisé avec les locaux et les touristes de l’île… A 4100 m d’altitude, autant dire que cela semblait difficile à la vue d’Hervé revenant en haletant. Nous monterons ensuite au sommet de l’île pour observer le coucher de soleil et un temple où se déroulent des rituels exécutés par un chaman une fois par an. Nous rentrerons à la casa pour dîner à nouveau avec une belle surprise pour clôturer cette journée parmi les autochtones : Nous sommes parés d’un habit local pour assister à une petite soirée musique et danse dans la salle des fêtes…Même Hervé dansera à plusieurs reprises ! Remarquez qu’avec nos accoutrements, nous ne sommes pas plus ridicules qu’avec nos pantalons péruviens…