Par Hervé
C’est depuis notre charmante chambre d’hôtel en plein centre ville de Cusco que nous nous réveillerons pour aller nous enquérir d’un copieux petit déjeuner dans le patio de ce dernier. Guillermo ne se sera vraiment pas fichu de nous dans le choix des hôtels, celui-ci faisant partie sans nul doute des plus agréables. Premièrement c’est un hôtel comme on les aime avec Cécile, c’est à dire fait de grands murs et d’escaliers en grosse pierre apparente avec des belles plantes vertes et des peintures chaudes. Ce que nous apprécions aussi et qui rajoute un charme fou à l’endroit est l’immense patio central, point névralgique de la bâtisse, doté d’un puits de lumière tout aussi gigantesque. C’est ici que se trouvent les petites tables d’où nous est servi le petit déjeuner, assorti d’un petit bar dans l’angle et surtout de gros canapés en cuir blancs ou noirs où l’on peut s’asseoir moelleusement pour profiter de la quiétude des lieux. Une fontaine en pierre anciennement utilisée située en plein centre de la pièce vient rajouter un cachet supplémentaire qui peut être apprécié par l’ensemble des hôtes, les chambres donnant toutes, qu’elles soient situées à l’étage ou au rez-de-chaussée sur cette dernière.
Deuxièmement, l’hôtel est on ne peut mieux situé. A quelques enjambées seulement de la place principale de Cusco et s’offrant directement au dédale des petites rues pavées de l’ancienne citadelle inca où l’on peut trouver multitude de petites échoppes d’artisanat, restaurants et boutiques typiques.
C’est donc naturellement vers ces deux lieux de vie que nous nous sommes dirigés lors de notre arrivée la veille en début de soirée.
La Plaza de Armas, tout d’abord, qui se trouve être un immense carré de pelouse bordé de deux voies de circulation où les voitures ne cessent de passer mais – spécificité des lieux – avec l’interdiction de klaxonner. Il vous faut savoir en effet que les péruviens sont les plus grands utilisateurs du klaxon au monde. Ils ne conduisent qu’avec ça, ce qui leur du coup leur évite l’emploi des clignotants ou le respect des stops et autres priorités…
La Plaza de Armas se transforme ainsi en une place calme et de surcroît très jolie, car entourée de grandes églises et autres bâtiments de plusieurs étages s’appuyant sur de belles arcades et ouverts sur cette dernière via des terrasses et balcons contenant pour la plupart des restaurants pour touristes.
L’autre endroit visité sera quelques ruelles étroites de la ville situées aux abords de la grand place. C’est aussi un lieu touristique mais qui semble garder son charme authentique. Il y a beaucoup de passage, des vieilles dames qui vendent à même le trottoir des gros épis de maïs cuits à la vapeur – spécialité culinaire populaire de la région - ainsi que de nombreux péruviens qui viennent vous haranguer pour que vous pénétriez dans leurs commerces ou restaurants. Nous ne ferons d’ailleurs pas exception à la règle en acceptant l’offre d’un de ces derniers et en pénétrant ainsi dans un charmant petit restaurant où un « menu turistico » nous sera proposé. C’est une spécificité de la région que nous apprécierons beaucoup car c’est un menu complet composé d’une soupe ou salade, d’un plat, d’un dessert et d’une boisson et ce pour seulement, après négociation, 10 soles soit l’équivalent de 2 euros… Autant vous dire que ça va être resto tous les jours…! De plus, les mets sont très bons et typiques du pays ce qui nous permettra de goûter à de l’alpaga ou à un de ces exquis cocktails à la mangue…
Mais bref, revenons à nos moutons (ou nos lamas pour être plus en phase avec la culture du pays) avec cette belle journée qui s’annonce et au menu, l’incursion pour toute la journée au sein de la Vallée Sacrée située à quelques dizaines de kilomètres de Cusco.
C’est une dame d’un certain âge, très gentille et très douce – elle nous fait penser en ce sens à nos grands mères - qui s’occupera de nous pour l’ensemble de notre séjour sur la région, qui viendra nous récupérer à l’hôtel. Déjà présente à notre arrivée la veille au terminal de bus pour nous faire engouffrer dans un taxi menant à l’hôtel, elle sera à l’heure fixée pour nous amener à nouveau via un autre taxi au bus qui débutera son parcours pour la vallée sacrée.
La vallée sacrée… Quel joli nom. Il s’agit en fait d’une vallée qui surplombe Cusco et qui contient de nombreux sites incas, symbole de l’expansion de cet empire. Ces derniers sont perchés entre 2500 et 3200 m (Cusco est située à 2800 m) au sein de magnifiques montagnes verdoyantes qui sont ciselées sur leurs flancs par les nombreuses terrasses. Au fond de cette belle vallée coule - nom tout aussi joli - l’Urubamba qui désigne la rivière elle aussi qualifiée de sacrée par les incas. Selon eux en effet, cette rivière était le reflet de la voie lactée (les incas croyant beaucoup dans les astres comme les soleil et les étoiles) et l’eau était indispensable pour l’agriculture et les cérémonies religieuses car servant à la fabrication de la chicha, bière de l’époque célébrant ces dernières. Les 3 principaux sites incas que nous visiterons seront ceux de Pisac, Ollataytambo et Chinchero. Ces derniers sont tous façonnés sur la même structure avec quelques spécificités pour certains d’entre eux. La répartition était la suivante avec tout d’abord les omniprésentes terrasses indispensables pour l’agriculture suivi d’un centre religieux et d’un lieu de vie sans oublier un centre astronomique pour l'étude des astres. Les sites étaient toujours construits sur une certaine hauteur. D’abord parce que la rivière en cas de crue dévasterait tout sur son passage, ensuite parce que l'élévation était un moyen de contrôle du travail et aussi parce que l’élevage des camélidés comme l’alpaga ou le lama ne pouvait s’effectuer qu’à une certaine altitude. Certains sites aussi étaient réservés à une certaine caste et le contrôle s’effectuait par des immenses portes d’entrée comme vu en arrivant sur Cusco ou encore Pisac. Les incas étaient passés maîtres dans la gestion des éléments comme l’eau et la terre. Champions des terrasses et des canalisations, ils avaient tous aussi une double fonction de travailleur - guerrier ce qui expliquerait l’expansion si rapide de l’empire. Un premier temps pour conquérir les terres, un second temps pour les rendre fertiles et productives, tout cela avec les mêmes personnes… Les constructions quant à elles, étaient de forme trapézoïdale avec les murs penchant à l’intérieur, la région étant à fort risque sismique. Voilà dans les grandes lignes la structure des sites incas, chaque site présentant ainsi ses propres particularités.
Pisac, premier lieu visité en fin de matinée, est réellement perché sur 3 flancs abrupts d’une montagne et propose un vue exceptionnelle sur l’ensemble de la vallée. On y accède par l’ancienne porte d’entrée du site par l’intermédiaire de petites marches creusées au flanc de la montagne le long d’un petit sentier qui donne dans le vide… Le site est bien conservé et l’on peut s’imaginer aisément la vie des incas telle qu’elle l’était à l’époque.
Ollataytambo, deuxième site visité dans l’après midi, est accessible par le centre du village proposant de charmantes petites ruelles pavées qui respirent la détente et le calme. Ce sont cette fois des nombreuses, immenses et hautes terrasses qui tapissent un flanc entier de montagne. A mi-chemin de ces dernières se trouvent les fondation d’un temple religieux qui n’a pas été achevé dans sa construction, faute à la guerre perdue contre les conquistadors espagnols même si Ollataytambo peut se targuer d’être un des rares sites où ces derniers ont du battre en retraite une première fois… En face du village on peut trouver le visage d’un inca taillé dans la montagne ainsi que des énormes blocs de pierre que les incas extrayaient à plus de 6 kms du site et transportaient via la rivière afin de construire le temple.
Le troisième et dernier site que nous atteindrons à la tombée de la nuit est le village de Chinchero situé à plus de 3200 mètres d’altitude. Nous y visiterons les fondations d’un ancien temple dont les derniers rayons de soleil s’abattront sur ce dernier avant de rentrer dans une église de style coloniale. Alors que la nuit se sera installée sur la vallée sacrée et le paisible village de Chinchero, nous sortirons de l’église pour rester une bonne demi heure sur une énorme place carrée où nous sera proposée l’habituel étalage des ponchos, gants et autres bonnets réalisés par les locaux. Ce sera presque du harcèlement tant les vielles dames et jeunes filles se jetteront sur nous pour nous proposer l’achat des articles, ces derniers étant bien sûr de meilleure qualité et moins chers que ceux de la voisine... Même pas la possibilité de jeter un œil ou d’essayer un article sous peine d’avoir à s’excuser pendant de longues minutes de ne rien avoir acheté… Le retour ne s’effectuera pas encore malgré nos estomacs qui commencent à crier famine – pourtant nous semblions rassasiés par le buffet gargantuesque proposé à midi – car une dernière visite nous sera proposée. Cette dernière nous mènera dans un des recoins du petit village où nous sera expliqué les méthodes de coloration de la laine. Voilà décidément une journée bien instructive ! Nous étions en effet étonnés depuis notre arrivée dans ce pays dit pauvre de la richesse de la palette de couleurs proposés dans les habits. Du rose éclatant au jaune vif en passant par le orange ou le vert, nous nous demandions comment l’obtention de ces teintes si vives était possible. Ceci vient en fait de l’emploi de plantes et autres céréales qui sont mélangées et bouillies dans des grandes marmites d’eau et dans lesquelles on fait tremper les pelotes de laine vierge. Les colorations varient ensuite en fonction des plantes et céréales utilisés, de leur mélange et du temps qu’a passé la laine dans la décoction réalisée. Ces explications engrangées, nous reprendrons ensuite la route de Cusco, des enfants montant jusqu’à dans le bus pour nous proposer des bracelets et autres accessoires (!). Le retour sera assez court et nous aurons la surprise, depuis les nombreux virages qui descendent sur la ville, d’apercevoir l’ancienne cité inca sous mille feux, entouré par les montagnes obscures et dominé par un ciel étoilé. Nous grignoterons un bout dans la chambre d’hôtel avant d’aller nous coucher, la tête remplie des explications reçues toute la journée par notre guide qui m’avait pris pour compagnon attitré, ayant le même prénom que lui, chose qu’il n’arrivait pas à croire… Et puis demain, pas question de rester au lit ou de prendre le temps de vivre : Lever 5h30 pour prendre le petit train jaune si connu qui nous mènera au pied d’une des plus belles merveilles du monde. Oui messieurs dames, vous l’aurez compris. Demain nous partons en direction de l’imposant, du mythique, du mystérieux Machu Picchu…
C’est depuis notre charmante chambre d’hôtel en plein centre ville de Cusco que nous nous réveillerons pour aller nous enquérir d’un copieux petit déjeuner dans le patio de ce dernier. Guillermo ne se sera vraiment pas fichu de nous dans le choix des hôtels, celui-ci faisant partie sans nul doute des plus agréables. Premièrement c’est un hôtel comme on les aime avec Cécile, c’est à dire fait de grands murs et d’escaliers en grosse pierre apparente avec des belles plantes vertes et des peintures chaudes. Ce que nous apprécions aussi et qui rajoute un charme fou à l’endroit est l’immense patio central, point névralgique de la bâtisse, doté d’un puits de lumière tout aussi gigantesque. C’est ici que se trouvent les petites tables d’où nous est servi le petit déjeuner, assorti d’un petit bar dans l’angle et surtout de gros canapés en cuir blancs ou noirs où l’on peut s’asseoir moelleusement pour profiter de la quiétude des lieux. Une fontaine en pierre anciennement utilisée située en plein centre de la pièce vient rajouter un cachet supplémentaire qui peut être apprécié par l’ensemble des hôtes, les chambres donnant toutes, qu’elles soient situées à l’étage ou au rez-de-chaussée sur cette dernière.
Deuxièmement, l’hôtel est on ne peut mieux situé. A quelques enjambées seulement de la place principale de Cusco et s’offrant directement au dédale des petites rues pavées de l’ancienne citadelle inca où l’on peut trouver multitude de petites échoppes d’artisanat, restaurants et boutiques typiques.
C’est donc naturellement vers ces deux lieux de vie que nous nous sommes dirigés lors de notre arrivée la veille en début de soirée.
La Plaza de Armas, tout d’abord, qui se trouve être un immense carré de pelouse bordé de deux voies de circulation où les voitures ne cessent de passer mais – spécificité des lieux – avec l’interdiction de klaxonner. Il vous faut savoir en effet que les péruviens sont les plus grands utilisateurs du klaxon au monde. Ils ne conduisent qu’avec ça, ce qui leur du coup leur évite l’emploi des clignotants ou le respect des stops et autres priorités…
La Plaza de Armas se transforme ainsi en une place calme et de surcroît très jolie, car entourée de grandes églises et autres bâtiments de plusieurs étages s’appuyant sur de belles arcades et ouverts sur cette dernière via des terrasses et balcons contenant pour la plupart des restaurants pour touristes.
L’autre endroit visité sera quelques ruelles étroites de la ville situées aux abords de la grand place. C’est aussi un lieu touristique mais qui semble garder son charme authentique. Il y a beaucoup de passage, des vieilles dames qui vendent à même le trottoir des gros épis de maïs cuits à la vapeur – spécialité culinaire populaire de la région - ainsi que de nombreux péruviens qui viennent vous haranguer pour que vous pénétriez dans leurs commerces ou restaurants. Nous ne ferons d’ailleurs pas exception à la règle en acceptant l’offre d’un de ces derniers et en pénétrant ainsi dans un charmant petit restaurant où un « menu turistico » nous sera proposé. C’est une spécificité de la région que nous apprécierons beaucoup car c’est un menu complet composé d’une soupe ou salade, d’un plat, d’un dessert et d’une boisson et ce pour seulement, après négociation, 10 soles soit l’équivalent de 2 euros… Autant vous dire que ça va être resto tous les jours…! De plus, les mets sont très bons et typiques du pays ce qui nous permettra de goûter à de l’alpaga ou à un de ces exquis cocktails à la mangue…
Mais bref, revenons à nos moutons (ou nos lamas pour être plus en phase avec la culture du pays) avec cette belle journée qui s’annonce et au menu, l’incursion pour toute la journée au sein de la Vallée Sacrée située à quelques dizaines de kilomètres de Cusco.
C’est une dame d’un certain âge, très gentille et très douce – elle nous fait penser en ce sens à nos grands mères - qui s’occupera de nous pour l’ensemble de notre séjour sur la région, qui viendra nous récupérer à l’hôtel. Déjà présente à notre arrivée la veille au terminal de bus pour nous faire engouffrer dans un taxi menant à l’hôtel, elle sera à l’heure fixée pour nous amener à nouveau via un autre taxi au bus qui débutera son parcours pour la vallée sacrée.
La vallée sacrée… Quel joli nom. Il s’agit en fait d’une vallée qui surplombe Cusco et qui contient de nombreux sites incas, symbole de l’expansion de cet empire. Ces derniers sont perchés entre 2500 et 3200 m (Cusco est située à 2800 m) au sein de magnifiques montagnes verdoyantes qui sont ciselées sur leurs flancs par les nombreuses terrasses. Au fond de cette belle vallée coule - nom tout aussi joli - l’Urubamba qui désigne la rivière elle aussi qualifiée de sacrée par les incas. Selon eux en effet, cette rivière était le reflet de la voie lactée (les incas croyant beaucoup dans les astres comme les soleil et les étoiles) et l’eau était indispensable pour l’agriculture et les cérémonies religieuses car servant à la fabrication de la chicha, bière de l’époque célébrant ces dernières. Les 3 principaux sites incas que nous visiterons seront ceux de Pisac, Ollataytambo et Chinchero. Ces derniers sont tous façonnés sur la même structure avec quelques spécificités pour certains d’entre eux. La répartition était la suivante avec tout d’abord les omniprésentes terrasses indispensables pour l’agriculture suivi d’un centre religieux et d’un lieu de vie sans oublier un centre astronomique pour l'étude des astres. Les sites étaient toujours construits sur une certaine hauteur. D’abord parce que la rivière en cas de crue dévasterait tout sur son passage, ensuite parce que l'élévation était un moyen de contrôle du travail et aussi parce que l’élevage des camélidés comme l’alpaga ou le lama ne pouvait s’effectuer qu’à une certaine altitude. Certains sites aussi étaient réservés à une certaine caste et le contrôle s’effectuait par des immenses portes d’entrée comme vu en arrivant sur Cusco ou encore Pisac. Les incas étaient passés maîtres dans la gestion des éléments comme l’eau et la terre. Champions des terrasses et des canalisations, ils avaient tous aussi une double fonction de travailleur - guerrier ce qui expliquerait l’expansion si rapide de l’empire. Un premier temps pour conquérir les terres, un second temps pour les rendre fertiles et productives, tout cela avec les mêmes personnes… Les constructions quant à elles, étaient de forme trapézoïdale avec les murs penchant à l’intérieur, la région étant à fort risque sismique. Voilà dans les grandes lignes la structure des sites incas, chaque site présentant ainsi ses propres particularités.
Pisac, premier lieu visité en fin de matinée, est réellement perché sur 3 flancs abrupts d’une montagne et propose un vue exceptionnelle sur l’ensemble de la vallée. On y accède par l’ancienne porte d’entrée du site par l’intermédiaire de petites marches creusées au flanc de la montagne le long d’un petit sentier qui donne dans le vide… Le site est bien conservé et l’on peut s’imaginer aisément la vie des incas telle qu’elle l’était à l’époque.
Ollataytambo, deuxième site visité dans l’après midi, est accessible par le centre du village proposant de charmantes petites ruelles pavées qui respirent la détente et le calme. Ce sont cette fois des nombreuses, immenses et hautes terrasses qui tapissent un flanc entier de montagne. A mi-chemin de ces dernières se trouvent les fondation d’un temple religieux qui n’a pas été achevé dans sa construction, faute à la guerre perdue contre les conquistadors espagnols même si Ollataytambo peut se targuer d’être un des rares sites où ces derniers ont du battre en retraite une première fois… En face du village on peut trouver le visage d’un inca taillé dans la montagne ainsi que des énormes blocs de pierre que les incas extrayaient à plus de 6 kms du site et transportaient via la rivière afin de construire le temple.
Le troisième et dernier site que nous atteindrons à la tombée de la nuit est le village de Chinchero situé à plus de 3200 mètres d’altitude. Nous y visiterons les fondations d’un ancien temple dont les derniers rayons de soleil s’abattront sur ce dernier avant de rentrer dans une église de style coloniale. Alors que la nuit se sera installée sur la vallée sacrée et le paisible village de Chinchero, nous sortirons de l’église pour rester une bonne demi heure sur une énorme place carrée où nous sera proposée l’habituel étalage des ponchos, gants et autres bonnets réalisés par les locaux. Ce sera presque du harcèlement tant les vielles dames et jeunes filles se jetteront sur nous pour nous proposer l’achat des articles, ces derniers étant bien sûr de meilleure qualité et moins chers que ceux de la voisine... Même pas la possibilité de jeter un œil ou d’essayer un article sous peine d’avoir à s’excuser pendant de longues minutes de ne rien avoir acheté… Le retour ne s’effectuera pas encore malgré nos estomacs qui commencent à crier famine – pourtant nous semblions rassasiés par le buffet gargantuesque proposé à midi – car une dernière visite nous sera proposée. Cette dernière nous mènera dans un des recoins du petit village où nous sera expliqué les méthodes de coloration de la laine. Voilà décidément une journée bien instructive ! Nous étions en effet étonnés depuis notre arrivée dans ce pays dit pauvre de la richesse de la palette de couleurs proposés dans les habits. Du rose éclatant au jaune vif en passant par le orange ou le vert, nous nous demandions comment l’obtention de ces teintes si vives était possible. Ceci vient en fait de l’emploi de plantes et autres céréales qui sont mélangées et bouillies dans des grandes marmites d’eau et dans lesquelles on fait tremper les pelotes de laine vierge. Les colorations varient ensuite en fonction des plantes et céréales utilisés, de leur mélange et du temps qu’a passé la laine dans la décoction réalisée. Ces explications engrangées, nous reprendrons ensuite la route de Cusco, des enfants montant jusqu’à dans le bus pour nous proposer des bracelets et autres accessoires (!). Le retour sera assez court et nous aurons la surprise, depuis les nombreux virages qui descendent sur la ville, d’apercevoir l’ancienne cité inca sous mille feux, entouré par les montagnes obscures et dominé par un ciel étoilé. Nous grignoterons un bout dans la chambre d’hôtel avant d’aller nous coucher, la tête remplie des explications reçues toute la journée par notre guide qui m’avait pris pour compagnon attitré, ayant le même prénom que lui, chose qu’il n’arrivait pas à croire… Et puis demain, pas question de rester au lit ou de prendre le temps de vivre : Lever 5h30 pour prendre le petit train jaune si connu qui nous mènera au pied d’une des plus belles merveilles du monde. Oui messieurs dames, vous l’aurez compris. Demain nous partons en direction de l’imposant, du mythique, du mystérieux Machu Picchu…
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