Par Hervé
Cela aura été notre dernière nuit passée dans l’ancienne capitale de l’empire inca. Nous quittons en effet Cusco pour Lima dans l’après midi. En ce sens, nous apprécions encore plus qu’à l’accoutumée notre petite grasse matinée et notre petit déjeuner dans le patio de notre charmant hôtel. Nous ne prendrons pas non plus nos aises trop longtemps car il nous reste encore des courses à faire et notamment l’ultime achat des souvenirs recensés la veille. Oui, je sais. Pour ce qui me connaissent bien voire très bien, j’ai la fâcheuse manie de rarement pour ne pas dire jamais acheter quelque chose du premier coup, encore moins sur un coup de tête. Une étude comparative minutieuse est selon moi nécessaire pour être sûr de faire le bon choix. Et cela passe inexorablement, au grand désespoir des personnes qui m’accompagnent, par un recensement général du produit susceptible de m’intéresser dans l’ensemble de l’espace de vente afin de dénicher ce dernier au meilleur rapport qualité/prix possible… Et cet espace peut être un marché, un quartier, une ville,…Je m’excuse souvent d’être comme ça mais je me dis aussi que ce n’est pas de ma faute et que ce comportement s’inscrit forcément dans mes gênes. Pas besoin d’aller chercher très loin, on ne peut pas dire que cela a sauté des générations… Et désolé mon cher papa, mais là je ne peux que tenir de toi… Je me rappelle encore de cet après midi passée dans un magasin pendant les vacances d’été. Nous étions descendus avec Olivier, maman et toi faire des réapprovisionnements pour les semaines de vacances qui nous restaient à passer à St Hilaire de Lavit. Pour aller plus vite, nous nous étions partagés la liste des courses, Maman partant à l’aventure avec son grand chariot et sa liste monstrueuse, nous laissant tous les trois pour le reste des achats dont le premier était du saucisson. Je ne me rappelle plus du temps passé dans ce rayon à tout comparer, soupeser, calculer, le prix au kilog, la longueur, la grosseur,… Ce dont je me souviendrai le plus est la tête de Maman, de longues dizaines de minutes plus tard, dépassant à peine de son chariot débordant de victuailles et nous retrouvant à ce même rayon des saucissons, dévisageant à la fois incrédule et résignée mon père, qui , dans ses petit souliers, avait pourtant réussi l’impossible exploit de n’avoir plus qu’à choisir entre trois modèles…Enfin bref, excusez cette digression temporelle, tout cela pour que vous puissiez m’imaginer la veille dans Cusco à devoir choisir entre tous ces souvenirs… Je m’étonne même d’être encore en vie, car j’aurai largement accepté et mérité le droit de me faire étriper sur place par une Cécile au flegme légendaire me concernant mais qui aurait pu très largement sortir de ses gonds, ne fut-ce-t-il que pour un court instant dans cette journée d’étude comparative…Nous voilà donc en ce samedi matin à retraverser d’un pas décidé les rues piétonnes et commerçantes de la ville à la recherche et l’achat ferme et définitif des produits recensés et choisis la veille.
Sur le chemin du retour, nous nous arrêterons aux abords de la Plaza de armas pour pénétrer au sein d’une grande église où se déroule une cérémonie. Le bâtiment religieux fait salle comble ; je ne pensais pas les péruviens si croyants et l’on peut dire d’ailleurs à cet égard que les sud américains constituent la population catholique la plus fervente rencontrée durant ce tour du monde.
Nous irons de l’autre côté de la place pour tenter de rejoindre un marché artisanal devant se trouver non loin de là mais que nous ne trouverons jamais. Cela n’est pas très grave car cela était pour de la pure visite -nos achats ayant déjà été réalisés- et cette recherche nous aura permis en outre de visiter d’autres quartiers traditionnels de Cusco, avec cette multitude de petits magasins et restaurants ouverts à même sur les rues pavées de la vielle ville.
Une pluie fine commencera à tomber en cette fin de matinée mais cela ne nous empêchera pas de continuer notre ultime promenade dans cette belle cité tout en nous rapprochant peu à peu et pas à pas de nôtre hôtel.
Le dernier repas sera on ne peut plus typique avec des produits achetés directement à des marchands ambulants que l’on trouve en quantité dans le dédale des ruelles du centre de la cité. Le premier arrêt sera pour acheter quelques empanadas à la viande et des fruits. qui s’ensuivra auprès d’une veille dame portant de par et d’autre d’un long bâton en bois des grosses caisses d’où s’échappent des volutes de fumée. Il s’agit en fait de l’aliment du pauvre, des énormes épis de maïs cuits à la vapeur auxquels viennent se rajouter en complément du pain et du queso, sort de fromage typique à pâte blanche et sans goût. Je m’acquitterai bien volontiers de ce mets on ne peut plus traditionnel que nous irons manger bien au chaud dans le patio de notre hôtel en attendant l’arrivée de notre correspondante locale pour notre départ à l’aéroport. Celle ci arrivera à l’heure et nous la suivrons dans un taxi qu’elle hélera et qui nous amènera au petit aéroport national de Cusco. Les adieux à cette si belle ville et à cette charmante dame seront des plus chaleureux, preuve de l’attachement que nous leur portons et à ce bien beau séjour passé dans les environs magiques de l’ancien fief inca. Notre 20ème et antépénultième vol depuis le début de ce tour du monde se déroulera rapidement et sans encombres et nous atterrirons en fin d’après midi sur le tarmac de la capitale péruvienne, avec beaucoup moins d’appréhension qu’il y a deux semaines auparavant. Nous demeurons toutefois toujours sur nos gardes à l’environnement qui pourrait s’avérer hostile mais cela est désormais plus une habitude qu’une action volontaire présente constamment dans nos pensées. Le même conducteur de taxi nous attendra sur place et nous amènera à l’hôtel quitté il y une quinzaine de jours. Nous y retrouverons notre fidèle réceptionniste ainsi que le reste de nos affaires laissées sur place 15 jours plus tôt pour nous alléger au maximum durant le périple péruvien. Il y aura toutefois un souci avec les chambres et nous serons transférés à un hôtel proche qui ne semble pas être au courant de notre venue. Après plusieurs longues minutes d’attente et de discussion, nous réintégrerons finalement notre habitation initiale. Une fois nos bagages entreposées, nous nous dirigerons au pas de course vers le centre ville de Miraflores, quartier de Lima, afin de trouver un centre d’appel téléphonique. C’est en effet aujourd’hui l’anniversaire de la maman de Cécile et toute la famille s’est réunie autour d’une bonne table dans un restaurant de Salon de Provence. Cécile n’a pas envie de louper cette belle surprise et malgré le retard accumulé par le transfert des hôtels, toute la famille Cérède sera encore présente au restaurant et pourra répondre avec surprise et émotion à une Cécile ayant du mal à retenir ses larmes. Il commence à faire faim et nous mangerons tout près dans une cafétéria. Il y a mieux me direz vous pour un repas de fin de séjour comme nous avons l’habitude d’en faire au départ de chaque pays mais nous avons décidé de remettre ça au lendemain midi. Pourtant nous avions repéré une petite table tenue par des ecclésiastiques mais celle ci se trouvera trop loin de notre résidence et prendre les taxis de nuit n’est pas recommandé. Il serait en effet dommage que quelque chose de malheureux nous arrive à si courte distance de la fin… Du coup, nous passerons la soirée au sein de la grande place de Miraflorès où se trouve un marché artisanal avant de regagner tranquillement nos pénates par un sentier éclairé et populaire longeant le bord de l’océan.
Cela aura été notre dernière nuit passée dans l’ancienne capitale de l’empire inca. Nous quittons en effet Cusco pour Lima dans l’après midi. En ce sens, nous apprécions encore plus qu’à l’accoutumée notre petite grasse matinée et notre petit déjeuner dans le patio de notre charmant hôtel. Nous ne prendrons pas non plus nos aises trop longtemps car il nous reste encore des courses à faire et notamment l’ultime achat des souvenirs recensés la veille. Oui, je sais. Pour ce qui me connaissent bien voire très bien, j’ai la fâcheuse manie de rarement pour ne pas dire jamais acheter quelque chose du premier coup, encore moins sur un coup de tête. Une étude comparative minutieuse est selon moi nécessaire pour être sûr de faire le bon choix. Et cela passe inexorablement, au grand désespoir des personnes qui m’accompagnent, par un recensement général du produit susceptible de m’intéresser dans l’ensemble de l’espace de vente afin de dénicher ce dernier au meilleur rapport qualité/prix possible… Et cet espace peut être un marché, un quartier, une ville,…Je m’excuse souvent d’être comme ça mais je me dis aussi que ce n’est pas de ma faute et que ce comportement s’inscrit forcément dans mes gênes. Pas besoin d’aller chercher très loin, on ne peut pas dire que cela a sauté des générations… Et désolé mon cher papa, mais là je ne peux que tenir de toi… Je me rappelle encore de cet après midi passée dans un magasin pendant les vacances d’été. Nous étions descendus avec Olivier, maman et toi faire des réapprovisionnements pour les semaines de vacances qui nous restaient à passer à St Hilaire de Lavit. Pour aller plus vite, nous nous étions partagés la liste des courses, Maman partant à l’aventure avec son grand chariot et sa liste monstrueuse, nous laissant tous les trois pour le reste des achats dont le premier était du saucisson. Je ne me rappelle plus du temps passé dans ce rayon à tout comparer, soupeser, calculer, le prix au kilog, la longueur, la grosseur,… Ce dont je me souviendrai le plus est la tête de Maman, de longues dizaines de minutes plus tard, dépassant à peine de son chariot débordant de victuailles et nous retrouvant à ce même rayon des saucissons, dévisageant à la fois incrédule et résignée mon père, qui , dans ses petit souliers, avait pourtant réussi l’impossible exploit de n’avoir plus qu’à choisir entre trois modèles…Enfin bref, excusez cette digression temporelle, tout cela pour que vous puissiez m’imaginer la veille dans Cusco à devoir choisir entre tous ces souvenirs… Je m’étonne même d’être encore en vie, car j’aurai largement accepté et mérité le droit de me faire étriper sur place par une Cécile au flegme légendaire me concernant mais qui aurait pu très largement sortir de ses gonds, ne fut-ce-t-il que pour un court instant dans cette journée d’étude comparative…Nous voilà donc en ce samedi matin à retraverser d’un pas décidé les rues piétonnes et commerçantes de la ville à la recherche et l’achat ferme et définitif des produits recensés et choisis la veille.
Sur le chemin du retour, nous nous arrêterons aux abords de la Plaza de armas pour pénétrer au sein d’une grande église où se déroule une cérémonie. Le bâtiment religieux fait salle comble ; je ne pensais pas les péruviens si croyants et l’on peut dire d’ailleurs à cet égard que les sud américains constituent la population catholique la plus fervente rencontrée durant ce tour du monde.
Nous irons de l’autre côté de la place pour tenter de rejoindre un marché artisanal devant se trouver non loin de là mais que nous ne trouverons jamais. Cela n’est pas très grave car cela était pour de la pure visite -nos achats ayant déjà été réalisés- et cette recherche nous aura permis en outre de visiter d’autres quartiers traditionnels de Cusco, avec cette multitude de petits magasins et restaurants ouverts à même sur les rues pavées de la vielle ville.
Une pluie fine commencera à tomber en cette fin de matinée mais cela ne nous empêchera pas de continuer notre ultime promenade dans cette belle cité tout en nous rapprochant peu à peu et pas à pas de nôtre hôtel.
Le dernier repas sera on ne peut plus typique avec des produits achetés directement à des marchands ambulants que l’on trouve en quantité dans le dédale des ruelles du centre de la cité. Le premier arrêt sera pour acheter quelques empanadas à la viande et des fruits. qui s’ensuivra auprès d’une veille dame portant de par et d’autre d’un long bâton en bois des grosses caisses d’où s’échappent des volutes de fumée. Il s’agit en fait de l’aliment du pauvre, des énormes épis de maïs cuits à la vapeur auxquels viennent se rajouter en complément du pain et du queso, sort de fromage typique à pâte blanche et sans goût. Je m’acquitterai bien volontiers de ce mets on ne peut plus traditionnel que nous irons manger bien au chaud dans le patio de notre hôtel en attendant l’arrivée de notre correspondante locale pour notre départ à l’aéroport. Celle ci arrivera à l’heure et nous la suivrons dans un taxi qu’elle hélera et qui nous amènera au petit aéroport national de Cusco. Les adieux à cette si belle ville et à cette charmante dame seront des plus chaleureux, preuve de l’attachement que nous leur portons et à ce bien beau séjour passé dans les environs magiques de l’ancien fief inca. Notre 20ème et antépénultième vol depuis le début de ce tour du monde se déroulera rapidement et sans encombres et nous atterrirons en fin d’après midi sur le tarmac de la capitale péruvienne, avec beaucoup moins d’appréhension qu’il y a deux semaines auparavant. Nous demeurons toutefois toujours sur nos gardes à l’environnement qui pourrait s’avérer hostile mais cela est désormais plus une habitude qu’une action volontaire présente constamment dans nos pensées. Le même conducteur de taxi nous attendra sur place et nous amènera à l’hôtel quitté il y une quinzaine de jours. Nous y retrouverons notre fidèle réceptionniste ainsi que le reste de nos affaires laissées sur place 15 jours plus tôt pour nous alléger au maximum durant le périple péruvien. Il y aura toutefois un souci avec les chambres et nous serons transférés à un hôtel proche qui ne semble pas être au courant de notre venue. Après plusieurs longues minutes d’attente et de discussion, nous réintégrerons finalement notre habitation initiale. Une fois nos bagages entreposées, nous nous dirigerons au pas de course vers le centre ville de Miraflores, quartier de Lima, afin de trouver un centre d’appel téléphonique. C’est en effet aujourd’hui l’anniversaire de la maman de Cécile et toute la famille s’est réunie autour d’une bonne table dans un restaurant de Salon de Provence. Cécile n’a pas envie de louper cette belle surprise et malgré le retard accumulé par le transfert des hôtels, toute la famille Cérède sera encore présente au restaurant et pourra répondre avec surprise et émotion à une Cécile ayant du mal à retenir ses larmes. Il commence à faire faim et nous mangerons tout près dans une cafétéria. Il y a mieux me direz vous pour un repas de fin de séjour comme nous avons l’habitude d’en faire au départ de chaque pays mais nous avons décidé de remettre ça au lendemain midi. Pourtant nous avions repéré une petite table tenue par des ecclésiastiques mais celle ci se trouvera trop loin de notre résidence et prendre les taxis de nuit n’est pas recommandé. Il serait en effet dommage que quelque chose de malheureux nous arrive à si courte distance de la fin… Du coup, nous passerons la soirée au sein de la grande place de Miraflorès où se trouve un marché artisanal avant de regagner tranquillement nos pénates par un sentier éclairé et populaire longeant le bord de l’océan.
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