samedi 22 novembre 2008

Mardi 1er avril : Fin de la route...Et ce n'est pas un poisson d'avril...


Par Cécile
Nous voila en pleine magie d'un tour du monde : nous oscillons d'un pays à un autre, d'un monde à l'autre, d'une culture à l'autre, aux antipodes les unes des autres.
Il y a 48 heures, nous foulions le sol péruvien, riche de son passé, de son art, de ses connaissances et pauvre d'un point de vue revenu par habitant, avec une population vivant dans des conditions précaires ; et là, nous ouvrons les yeux enfoncés dans un matelas king size sous une couette aérienne, douce et moelleuse comme de la créme chantilly, entourés d'oreillers et dont la baie vitrée nous offre une vue incroyable sur un océan bleu turquoise, dans l'un des pays les plus riche du monde mais dont l'histoire et l'identité n'arrivent pas à la cheville de ses voisins d'amérique latine.
Dans ces conditions de confort, difficile de sortir un orteil de ce cocon douillet. Notre soif de découverte l'emporte finalement. Il ne faudrait pas se croire en vacances tout de même et se laisser envahir par le farniente et se laisser prendre par une grasse matinée infructueuse...
Nous n'avons que quelques heures pour avoir un aperçu, si minime soit t-il de cette ville. Nous songeons à une excursion dans les everglades mais le temps imparti nous parait vraiment trop juste. Nous sautons donc dans nos baskets pour nous diriger vers le supermarché situé en face du complexe hotelier pour se fournir en barres chocolatées et jus de fruits qui composeront un sympathique petit déjeuner déguste au bord de la piscine, affalés dans des transats. Fort de cette énergie, nous enjambons le portail conduisant à la plage pour un pur moment d'hédonisme alliant détente, sport et spectacle vivifiant pour nos yeux grâce à ce footing d'une demie heure le long de la plage : un véritable moment d'extase !
Hervé en profitera à son retour pour plonger dans l ocean puis la piscine sous le soleil radieux de la côte américaine. Il est temps de profiter une derniére fois de notre palace, de sauter dans la douche, de réunir nos maigres bagages et partir déambuler à la rencontre de Miami. Notre premiére destination sera le fameux quartier Art déco avec son architecture année 60, ses formes arrondies, ses couleurs vives, son avenue flamboyante, ses autochtones extravertis et surfaits (voir même refaits...), ses bars et restaurants crachant un flot continu de musique, accompagnant les voitures les plus fringantes et extravagantes les unes des autres. Tous les ingrédients sont là : finalement les téléfilms décrivent de façon trés réaliste cette vie qui respire le superficiel, la paresse et le futile. Bien sur, il serait trop facile de généraliser et d'étendre ce constat à toute une population alors que ce phénoméne ne touche qu'un certain périmètre de la ville et une partie infime de sa population.
Nous longeons un bon moment le front de mer, les yeux un peu stupéfaits mais pourtant avertis de ce style de vie. Qui sont ces gens ?, Quelle est leur vie ?, Quels sont leurs valeurs, leurs centres d'intérêt, leurs joies, leurs peines ' Que cache cette futilité et veinalité ?
Un bus nous conduira ensuite jusqu'à la marina, plus loin de ce visage superficiel mais O combien touristique. Composent le paysage : les magasins de souvenirs, restaurants présentant des menus basiques mais hors de prix, des excursions en bateaux proposant de découvrir les iles et villas de millardaires... tout ici est réuni pour faire réver mais qui ? Pas nous en tout cas !
Nous partageons une salade avant d'aller se prélasser dans un parc entre la voie rapide et le port. C'est l'attente, l'heure du bilan, la prise de conscience de la fin de cette aventure et celle d'une nouvelle qui s'ouvre sur le Canada et la vie que nous allons nous inventer et nous construire là bas.
C'est le temps du rêve de cette nouvelle contrée , riche de l'incroyable de ce que nous avons vécu ces trois derniers mois.
C'est donc le coeur léger et l'esprit ouvert sur ce que nous allons vivre sur le sol nord américain que nous nous engouffrons dans le bus menant à l'aéroport, direction Canada, Quebec et Montréal avec ses 30 degrés de moins...

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