mardi 26 février 2008

Mercredi 13 fevrier : Chaussons les crampons...


Par Cecile

Ce matin, petit dejeuner moins romantique que celui sur la plage : nous restons dans la voiture, sans ouvrir portes ni fenetres pour eviter de ressembler a des malades de la rougeole et accessoirement pour eviter un nouveau genocide de sandflies.
L energie necessaire a nos muscles recharge, nous nous dirigeons tout droit dans le griffes du glacier eponyme a celui qui l a decouvert : Franz Joseph.
Pour ne pa deroger a la regle, nous nous rendons d un pas decide au centre d information organiser notre expedition (nous allons sortir un livre dedie a tous les centres d informations de Nouvelle Zelande).
Le ciel est charge et donne lieu a quelques averses eparses mais la meteo pour demain prevoit une aggravation. Si nous voulons boucler le tour de l ile, le temps nous est compte. Donc nous decidons de gravir l apres midi meme malgre les intemperies (la j en rajoute...) le glacier, pioche en main et crampons aux pieds.
En attendant le rendez vous programme a 15h avec les guides de montagnes (il est impossible et interdit de realiser cette activite seul), nous nous occupons de taches menageres peu passionantes mais indispensables : vaiselle, lave linge, seche linge (il est possible que vous en entendiez parler par Herve...) et douche salvatrice (ce que ca peut etre bon une douche...).
15 heure petante : nous sommes au centre d accueil, tout pinpant ou apres un briefing sur le deroulement de l expedition, nous nous verrons remettre notre tenue de combat, composee de : une paire de gants en moutons (on imagine peu combien cela peut tenir chaud), un bonnet en autruche (non pas du tout ! vous ne suivez pas), une paire de chausette (2 paires pour moi afin de remplir les chaussures que mes pieds, eux ne remplissaient qu a moitie...), des chaussures en phoques (he ben non, toujours pas...), un surpantalon, une banane avec des crampons et une veste en gore tex, qui malgre sa matiere hi tech ne resistera pas aux litres d eau qui s abbatront dessus. Herve ressemble en bas a un pompier et en haut a un gendarme.
15 minutes de bus suffiront a nous deposer a ¾ d heure de marche (a travers une foret tropicale et a quelques kms de la mer !) du bas du glacier ou nous chausserons nos crampons pour aller a l assaut du monstre...
Les premiers metres sont tronques de cailloux et graviers mais rapidement nous grimpons pour decouvrir un paysage magnifique compose de pics blancs et incroyablement bleux. Cette couleur est due a la reflexion et la densite de la glace. Nous passerons dans une crevasse dans laquelle il n y avait pas de place pour nos 2 pieds serres et nous devons marcher sans pouvoir mettre un pied devant l autre. Nos coudes nous aident a nous tenir sur les parois, puisque malgre les crampons nous glissons quelques fois. C est vraiment impressionant. Ce glacier grandit d un metre chaque jour du aux pluies presques quotidiennes et aux vents. Cette aventure tres sympatique aura tout de meme dure 5 heures et c est un peu fatigue que nous rentrons au camping. Herve nous fera une belle demonstration de mode, toutes ses affaires etant dans le seche inge, puisque vetu d un collant noir et d un t shirt moulant et qui plus est brillant en haut. Autant dire qu il ressemble plus a un danseur etoile qu a un rugbyman...

Mardi 12 Fevrier : Merci le club...


Par Herve

Alors moi je dis merci ! Vous donnez corps et ame pour votre employeur pendant plus de 3 ans, vous faites la mascotte, vous montez plus de 400 tabourets pour la reception VIP, et on vous remercie pour votre investissement en vous offrant un saut en parachute !!! Non mais ils veulent ma mort ! Vous connaissez mon gout pour les sensations fortes (voir chapitre du Beticio), j ai peur sur la grande roue et la il me faut sauter en parachute ? J essaie de me consoler en me disant que ca aurait pu etre un saut a l elastique, chose que je n aurai pu faire, et finalement je n ai pas trop d apprehension avant ce bapteme, a la grande surprise de Cecile qui avait deja saute en parachute. Je me dis qu on ne voit pas le sol et que ce n est peut etre pas plus mal. Ce n est que lorsque que l on a ete dans le petit coucou entasse comme des betes que j ai commence a me mettre un peu la pression... Comme a la fin du film Titanic, je m imaginais passer dans tous les bureaux ouverts du club ou chaque personne me regardait en me souriant et en se marrant de me voir a cette place. Sautait avant moi un couple d indiens qui avait choisi de sauter a 9000 pieds alors que pour a part et celle de mon binome, c etait a 12000 pieds que l avion nous larguait. cela me laissait un peu de temps pour voir venir sauf que quand le couple a saute, j ai de suite suivi sans avoir le temps de comprendre ni comment ni pourquoi... La premiere sensation est impressionante: Vous tombez litteralement dans le vide en atteignant la vitesse de 200 km/h en moins de 8 sec! Des montagnes russes qui s emballent mais vous n en voyez pas le bout. La deuxieme sensation a ete de vouloir prendre de l air mais sans savoir comment... le nez, la bouche?
Une fois la solution trouvee, c est enfin que vous pouvez crier ou sortir des mots pour profiter pleinement de votre saut. Ce n est que lorsque le parachute s ouvre et que vous trouvez une position assise avec une vitesse moindre que vous pouvez prendre le temps d admirer le paysage… En l occurence ici, un magnifique lac entoure par des chaines de montagnes. Trop Beau. Encore mieux l hiver je pense avec ces dernieres enneigees. L aterrisage se passera sans problemes et c est tout heureux que je brandirai fierement a Cecile Alors moi je dis merci ! Vous donnez corps et ame pour votre employeur pendant plus de 3 ans, vous faites la mascotte, vous montez plus de 400 tabourets pour la reception VIP, et on vous remercie pour votre investissement en vous offrant un saut en parachute !!! Non mais ils veulent ma mort ! Vous connaissez mon gout pour les sensations fortes (voir chapitre du Beticio), j ai peur sur la grande roue et la il me faut sauter en parachute ? J essaie de me consoler en me disant que ca aurait pu etre un saut a l elastique, chose que je n aurai pu faire, et finalement je n ai pas trop d apprehension avant ce bapteme, a la grande surprise de Cecile qui avait deja saute en parachute. Je me dis qu on ne voit pas le sol et que ce n est peut etre pas plus mal. Ce n est que lorsque que l on a ete dans le petit coucou entasse comme des betes que j ai commence a me mettre un peu la pression... Comme a la fin du film Titanic, je m imaginais passer dans tous les bureaux ouverts du club ou chaque personne me regardait en me souriant et en se marrant de me voir a cette place. Je ne vous insultais pas mais je me disais que j etais la grace a vous et que j allais en profiter au maximum... Sautait avant moi un couple d indiens qui avait choisi de sauter a 9000 pieds alors que pour a part et celle de mon binome, c etait a 12000 pieds que l avion nous larguait. cela me laissait un peu de temps pour voir venir sauf que quand le couple a saute, j ai de suite suivi sans avoir le temps de comprendre ni comment ni pourquoi... La premiere sensation est impressionante: Vous tombez litteralement dans le vide en atteignant la vitesse de 200 km/h en moins de 8 sec! Des montagnes russes qui s emballent mais vous n en voyez pas le bout. La deuxieme sensation a ete de vouloir prendre de l air mais sans savoir comment... le nez, la bouche?
Une fois la solution trouvee, c est en fin que vous pouvez crier ou surtir des mots pour profiter pleinement de votre saut. Ce n est que lorsque le parachute s ouvre et que vous trouvez une position assise avec une vitesse moindre que vous pouvezprendre le temps d admirer le paysage… En l occurence ici, un magnifique lac entoure par des chaines de montagnes. Trop Beau. Encore mieux l hiver je pense avec ces cernieres enneigees. L aterrizaje se passera sans problemas et c est tout heureux que je brandirai fierement a Cecile qui m avait attendu a Queenstown mon certificat. Une experience inoubliable et forte en emotions que je ne regrette nullement d avoir fair donc…merci le club.
Le reste de la journee se deroulera sans encombres. Nous dejeunerons sur la paisible place de Queenstown, face au lac que nous trouvons fort agreable avant de repartir dans l apres midi pour notre prochaine destination : Le Franz Joseph Glacier a 300 kms de la. Et oui les distances sont longues en Nouvelle Zelande et nous nous y habituons vite. Nous ferons des petites haltes dans un endroit dedie aux jeux et illusions d optiques puis a Wanaka, petite soeur moins reputee que Queenstown ainsi qu aux blues Pools ou malgre la temperature de l eau je ne pourrai resister a un autre saut. Apres quelques heures de route, nous trouvons un endroit non loin d un grand lac. Nous sortons pour nous y installer dehors mais impossible : la region est infestee de sandflies, des sortes de moustiques qui ne font pas de bruitsmais qui sont tout aussi redoutables. Je n ai jamais ete aussi rapide pour faire cuire des pates. Nous mangeons a l interieur de Rimmer, entre les sieges et le lit comme a notre habitude mais avant, la chasse aux sandflies entrees a l interieur de la voiture aura lieu. Armes de sprays anti moustiques, je defendrai la vie de Cecile tel un preux chevalier pour les exterminer un a un. C est donc dans un cimetiere de sandflies avec une forte odeur de citronelle que nous mangerons et passerons la nuit.

Lundi 11 Fevrier : Queenstown


Par Cecile

L endroit ou nous nous sommes gares la veille en desespoir de cause s avere en fait etre le seul arret pipi d une des axes les plus frequentes de Nouvelle Zelande ! Apres plusieurs appels envers mon cheri qui peinait a se lever, c est malgre tout devant une quarantaine de japonais retroussant leurs braguettes qu il sortira a moitie nu de Rimmer... Plutot que de prendre notre petit dejeuner entre 3 bus et des toilettes, nous roulerons un peu pour nous poser sur une aire plus calme a proximite d un champ de moutons (1 chance sur 2). Prochaine etape Queenstown, capitale mondiale des sports extremes, mais qui malgre cela s avere etre une ville tres charmante et paisible, les activites se faisant a la peripherie. C est ici qu Herve effectuera son saut en parachute, cadeau de depart de ses collegues de boulot... Nous reserverons ce dernier pour le lendemain matin et decidons ainsi de passer l apres midi a decouvrir la ville avec la traditionelle montee a pied au point de vue surplombant cette derniere. Apres avoir mange dans le centre, nous voulons nous rendre avec Rimmer sur le parking de la randonnee. C est la ou ca commence a etre marrant...
Herve se met en position de pilotage, introduit la cle de contact et l active pour demarrer. Rien, pas un bruit, pas un signe. Pourtant le voyant de la batterie ne clignote pas. Tout parait normal sur le tableau de bord. Apres avoir reedite le procesus de demarrage plusieurs fois: toujours rien. Nous en concluons que la voiture est en panne, apres toutes ces odeurs de brule, cela nous parait l explication la plus probable et logique. Pas de panique, c est un peu embetant certes mais ca tombait finalement bien car en plein centre ville. Apres etre alle voir un centre d information, telephone a la societe de location, puis a l assistance en expliquant en anglais ce qu il se passait et ou on etait, une voiture de depannage viendra au bout d une demi heure. Je crois que ca a ete l intervention la plus rapide en 30 ans de metier du garagiste et je dois avouer que je n ai pas ete tres solidaire d Herve. J ai lachement joue a l autruche : Il a a peine souleve le capot avant de sourire, de s asseoir sur le siege conducteur. Il a tout simplement remis la vitesse en position de demarrage en expliquant a Herve que sans se positionner sur celle ci, une securite empechait la voiture de demarrer... Apres avoir signe le papier, Herve s excusera aupres du depanneur, puis remonta la tete basse tandis que je me cachais toujours a l arriere de la voiture, me retenant d exploser de rire pour ne pas vexer mon pilote de formule 1.
Cet episode passe, nous voila d attaque pour la randonnee. Une nouvelle fois, nous voulons eviter de prendre les gondolas (telepherique) qu coutent un bras et puis on est jeune... Nous reeditons l heure de montee. Dans le classement, celle ci arrive en tete en terme d inclinaison (en terme de chaleur, le TOP One etait le coeur de voh). Arrives au sommet, tandis que j admire la vue sur queenstown, son lac et ses montagnes, Herve est bouche bee devant une animation : une piste de luge parsemee de nombreux virages, tunnels ou les gens de 7 a 77 ans sont hilares dans leur petit vehicule. Je me dis qu a defaut de specialiste de l automobile, mon cher et tendre devrait peut etre s essayer a la luge. Cela lui reussirait peut etre mieux ! je lui propose donc un petit tour mais sagement, avec toute sa maturite et son souci de la gestion financiere, il refuse. Nous nous renseignons quand meme pour un vol en ULM. Finalement, nous redescendrons a pied et ayant faim, nous mangerons a 18h30 sur une aire de pique nique que nous avions repere pour y passer la nuit. Il est encore tot et nous en profitons pour aller consulter nos messages sur notre mail. Nous voulions egalement prendre un verre au Minus 5, un bar entirement fait de glace ou on vous prete des chapeaux en fourrure et des vestes pour s y rendre. on ne peut y rester que 30 minutes. le prix un peu prohibitif nous fera renoncer et puis au canada, nous en trouverons surement.

Dimanche 10 Fevrier : La tete dans les nuages


Par Herve
Nous partons de Te Anau dans la matinee pour prendre la route nous menant aux si reputes Milford Sound qui s admirent ensuite en bateau. Nous avions hesite la veille a prendre une formule tout compris avec trajet en bus et bateau compte tenu du temps (pluie) et de la route qui s annoncait sinueuse mais desireux de tenter l aventure jusqu au bout et de conserver notre autonomie, c est a bord de notre fidele Rimmer que nous prenons la route. Cela fait deja 2000 kms que nous effectuons avec lui et malgre une boulimie dans sa consommation de fuel et des odeurs de brule a chaque descente un peu raide, il a toujours tenu le coup... Ce qui est bien en Nouvelle Zelande, c est qu il y a toujours quelque chose a voir a proximite de la route. Un lac, une cascade, un point de vue, un pont suspendu... Il y en a tellement qu on ne peut s arreter partout sans quoi on serait encore a notre premiere etape... Pour aujour dhui, ce sera les Miror Lakes et notre desormais quotidienne marche a pied qui nous menera ,via une montee de 1h30 dans une foret tropicale et luxuriante, au Key Summit d ou nous aurons a 900 m d altitude une vue magnifique des alpes du sud neozelandaises encerclees par les nuages. Comme hier, cette marche fait partie d un des trecks reputes du pays que nous n aurons pas le temps de faire dans son integralite. Nous mangerons nos sandwichs (et oui pendant ces 14 jours, c est sandwichs a midi et pates le soir mais rassurez vous j ai pris differentes sortes de pates pour varier les plaisirs...) sur de la mousse ou l on s enfoncait aisement et dans laquelle je me serai bien endormi si Cecile qui n avait pas sommeil ne m avait embete pour repartir (parce qu elle, elle fait des nuits pleines pendant que moi je monte la garde...). Nous arriverons ensuite en milieu d apres midi au Milford Sound qui sont tres celebres en Nouvelle Zelande. Les Sounds sont en fait des fjords qui ne sont pas enneiges et qui plongent directement dans la mer avec une hauteur et une pente vertigineuse. Parmi les nombreux du Fiorland National Park qui recouvre plus de 1 million d hectares d espace (!), celui la est le plus repute et surtout le plus facilement visitable. Pour les amateurs du seigneurs des anneaux, il s agit du décor de l affiche de la trilogie des 2 tours, celle que j avais dans mes toilettes pendant un moment a l appart! La grandeur et le silence du paysage est epoustouflant, exacerbe en cela par la brume et la pluie fine qui lui conferent une ambiance tres particuliere comme mysterieuse. A faire! De retour sur terre, la pluie tombera un peu plus fort et l on ne jugera pas prudent de reprendre la route dans ces conditions. Ce n est pas grave, nous declenchons l operation DVD dans le spaceship en attendant que cela cesse! Nous retrouverons Te Anau en debut de soiree ou nous mangerons et dormirons face au lac. Sauf qu a 11h du soir, un policier nous priera gentimment de quitter les lieux car il est interdit de dormir sur le parking. Nous quitterons ainsi la petite ville a la recherche d un endroit approprie qui ne soit ni un depart de chemin, ni une ouverture de barriere,... assez difficile de chercher surtout de nuit. Il y a du brouillard en plus et nous ne trouvons aucune aire... il est dimanche soir, nous nous eloignons de toute habitation... ce n est pas le moment de tomber en panne! Pour rajouter au tableau, nous manquerons meme de percuter un mouton egare sur la route... Nous trouvons finalement apres 60 kms de route un endroit adequat a proximite d habitations. Nous verrons bien demain ou nous sommes exactement...

dimanche 17 février 2008

En apparte

Nous voulions juste vous remercier pour les nombreux messages que vous nous laissez et qui a l autre bout du monde nous remplissent de bonheur. Vous etes de plus en plus nombreux a nous suivre et cela nous surprend autant que cela nous touche.
N hesitez pas a aller sur les pages precedentes ou le sejour sur l ile des pins a ete actualise.
Nous pensons bien a vous et nous vous embrassons fort.

Samedi 9 fevrier : sur les pas du seigneur des anneaux


Par Cecile
Nous partons tot ce matin afin d etre sur les coups de 9h a Te Anau au cas ou nous pourrions partir immediatement en rando. Mon idee etait de faire le Routburn Track, une rando de 4 jours, parmi l une des plus belles du monde. Compte tenu du temps a lu accorder, cela ne nous permettrait pas de faire le tour de l ile de Jade. De plus, le parc national est protege, et il faut s inscrire pour la faire et pouvoir dormir dans les gites des mois en avance. Bien evidemment, tout est complet. La solution de repli est de faire le debut de la Kepler Track, un autre parcours de 3 a 4 jours. La meteo est mitigee et les previsions pour demain ne sont pas bonnes. Nous ne tardons donc pas a mettre nos chaussures de marche pour une balade de 3 heures. Cette foret est tres accueillante ; elle est tres fournie mais reste lumineuse. La mousse mouelleuse au sol est un appel pour se coucher dessus, on a l impression de marcher sur de la moquette. Nous arriverons sur le bord d un lac ou nous pique niquerons. C est notamment dans ces decors que nous traversons qu ont ete tournees des scenes de la trilogie du Seigneur des Anneaux.

L apres midi, beaucoup moins idyllique sera consacree aux courses alimentaires (on a mange des pates et de la saucisse pendant 14 jours... j en peux plus ! je veux rentrer chez ma maman).
Le soir Herve entreprend de faire un barbecue. Il y tient particulierement (va savoir pourquoi...) mais il n est pas le seul, sera oblige d attendre 1 heure que la personne devant lui ai fini de faire cramer ses poivrons, et nous finirons par manger froid car il a fallu qu il lave le grill pour la personne qui attendait derriere lui. Sympa le barbecue ! Je vais lui en offrir un en dinette pour qu il puisse s amuser et on cuisinera a la poele la prochaine fois...

Jeudi 7 fevrier : sea lions a Dunedin


Par Herve
Nous continuons notre visite de la splendide peninsule d Otago qui regorge de merveilles. Apres une petite marche de 30 minutes, nous arrivons sur Victoria Beach qui est l habitat naturel de lions de mer... des panneaux nous mettent en garde de ne pas trop nous approcher car ceux ci peuvent etre dangereux et mordre! c etait plutot reussi: Cecile restera a une distance raisonnable de 150 metres... Apres quelques minutes de marche et d observation minutieuse, j en apercevrai un qui se prelasse sur la plage au soleil. c est en fait assez gros et ca ressemble a un phoque mais avec la pelure plus claire. Je convaincrai Cecile de me rejoindre mais elle m interdira d aller trop pres... Nous mangerons au bord de la peninsule avant d aller visiter Dunedin et surtout l usine de chocolats Cadbury (l equivalent de Nestle ou Ferrero en NZ) que Cecile n aurait loupe pour rien au monde vous imaginez. Elle n a eu que faire de la visite proposee, preferant aller directement a l essentiel c est a dire la boutique ou elle s achetera pour moins de 1kg de chocolats a mon grand etonnement (elle m avait habituee a mieux). Vu l heure et l argent depense, j ai bien sur pu me mettre la visite de la brasserie et la degustation de 6 bieres differentes la ou vous pensez (ce sont pourtant des preuves d amour enormes qui effleurent a peine les femmes), nous en remettant a chercher la rue la plus pentue du monde que nous gravirons a pied pour tester la veracite des faits. Nous quitterons Dunedin dans la soiree afin de trouver un lieu ou manger et dormir. Ce sera apres plusieurs hesitations un tout petit coin en bord de mer d ou nous pourrons admirer le coucher de soleil. Et manger une bonne soupe aux champignons preparee par Knoor a l interieur de Rimmer (le nom de notre voiture).

Vendredi 8 fevrier : comme dans un film...


Par Cecile

Moment magique au reveil, la lumiere du soleil m invite a soulever mes paupieres. J ouvre grand le rideau et la porte de la voiture : un paysage sauvage, superbe se presente devant moi.

Ni une ni deux, je sors de notre nid douillet et j assiste de la dune au lever de soleil sur la mer.

Sur la plage en contrebas, decoupee par de petites falaises et rochers, se prelacent des algues geantes. Une legere brume effleure les vagues. c est superbe (c est le mot que mes levres prononceront le plus souvent en Nouvelle Zelande).

Curieusement, je prefere ce paysage a celui des iles paradisiaques des cartes postales (comme l ile des pins). J aime cette confrontation de la force de la mer le mouvement des vagues et le calme qui domine le plage. Il est 7h, Je suis seule avec les mouettes.

Une fois decide, Herve prepare un des instants inoubliables de ce voyage : il me sert le petit dejeuner sur la plage avec table et chaises, a 1m des vagues. Le soleil se leve doucement : J ai l impression d etre l heroine d un film.

Cette journee sera consacree a la decouverte des Catlins, region du sud de la Nouvelle Zelande avec de nombreuses curiosites a observer.

Notre permiere halte, outre les arrets intempestifs aux differents points de vues, aura lieu a Nuggets point. C est une reserve marine avec en haut d une falaise, que l on atteind a pied par un petit chemin, un phare. De cet endroit, de nombreux lions de mer vivent. Nous les admirons un moment puis repartons pour les Purakaunui falls.

Pour les atteindre, nous marcherons a travers une foret luxuriante et nous nous poserons sur un rocher derriere les barrieres de bois pour un picque nique. Nous serons un peu comme des animaux dans leur cage mais une cage doree...

L apres midi, nous arriverons a Invercargill, ville situee a l extremite sud, pour se rafraichir le palais d une glace et en profiter pour faire notre toilette dans les wc du Mc Do...

Sur la route, Herve n a pu eviter un lapin. Il est dans tous ses etats ou plutot en etat de choc : il ne parle plus et a la bouche et les yeux grands ouverts depuis 15 minutes maintenant. Peut etre est il bloque ???? Pourtant il adore le lapin a la moutarde...

Nous aurons la chance durant ce trajet de voir sur plusieurs points de vue, des lions de mer. C est vraiment tres sympa de les voir evoluer dans leur milieu naturel et non derriere des barreaux.

Nous avons encore eu la chance de trouver un endroit ou garer Rimmer pour la nuit, face a la mer, sur ce rivage si beau. petit detail : des maoris sont venus avec leur trail et leur quad pour s amuser sur la plage...

Mercredi 6 fevrier : A l ascension du Mont Cook, enfin presque...


Par Cecile

Reveil programme par Herve pour faire une rando 'a la fraiche'. Il fait 0 degre dehors, les vitres de la voiture sont recouvertes d une fine pelicule de gel, j ai dormi avec 3 couches et le soleil n est pas encore leve. Une chose est sure c est que ce sera 'a la fraiche' !

Il nous faut 1h30 pour rejoindre le point de vue au fond de la Hooker Valley en traversant la riviere a plusieurs reprises sur des ponts suspendus. L eau est une nouvelle fois d une couleur detonnante : translucide, couleur mastic tres clair. Evidemment, il n y a personne sur le chemin et il faut reconnaitre que nous decouvrons le Hooker Lacke avec le mont Cook enneige seuls et c est magnifique. Sur le retour, le petit chemin ressemblera plus a une autoroute niponne. Il y a enormement d asiatiques (d ailleurs, depuis que nous voyageons, c est la population que nous voyons le plus), un hotel sur le village leur est meme dedie.

De retour au campement et apres une bonne vaisselle, nous nous dirigeons vers le sud du lac pour pique niquer et en profiter une derniere fois. On ne s en lasse pas, c est toujours aussi beau.

Notre route nous mene a Dunedin en passant par 3 lacs plus commun et en faisant une halte a Omaru pour voir les pingouins. Seulement, ces betes la sont parties pecher et ne reviennent qu a la nuit tombee (21h environ). Etant aux alentours de 16h, nous n attendrons pas et irons prendre un gouter au Mc Do. J ai pris une glace et j aurais meme pu en avoir une deuxieme compte tenu du prix (25 cts d euros) mais comme je suis une personne raisonnable... Cependant je vais peut etre m ateler a constituer une caisse noire pour des cas de manque de fer extrement urgents !

Sur la route qui nous mene a Dunedin, nous manquons de tomber en panne, la jauge indique qu il n y a plus d essence alors qu il en restait un quart quelques kms avant, la voiture sonne, nous n avons devant nous que de gigantesques montees et pas de poste en vue...Nous avons serre les dents tres fort et avons eu de la chance cette fois la. Herve promet desormais de prendre l habitude de son grand pere de remplir le reservoir des qu il sera a moitie plein.

Ce soir nous avons besoin de trouver un parc d accueil pour les voitures (c est comme un camping) car nous avons besoin de recharger les batteries de l ordi et de l appareil photo et accessoirement de prendre une bonne douche. Parce que se laver aux lingettes...

Nous trouvons un site d accueil se trouvant sur la presqu ile d Otago. Une tres belle route longe et surplombe (de moins d 1 metre) la mer pour nous y conduire et nous offre encore des paysages resplendissants. Elle aurait pu faire l objet d environnement pour une publicite de voiture.

A 21h, compte tenu que la journee n avait pas debutee a 6h45 et par 3h de marche, nous sommes partis admirer les Blues Pinguins. C etait magique. Ils se sont fait attendre (plus d une ½ heure) et sont arrives de la mer en formation escadrille constituant une grosse masse noire et sont sortis de l eau en groupe pour gagner le rivage. Ils sont tout petits (de la taille d une mouette). C etait genial, on a donc rejoint la voiture et notre dodo, nous aussi,en se daudinant...

Mardi 5 fevrier 2008 – Ebahie...


Par Cecile

Nous quittons notre lieu de villegiature sur le bord de la route pour le lac Tekapo, la campagne est tres verte avec des champs de moutons, de vaches, de cerfs et meme de lama ! C est sympa de voir tout ces animaux mais Herve ne peut s empecher d essayer de communiquer avec eux. Il est capable de creer une veritable cacophonie a lui tout seul. Heureusement, le lac Tekapo ne tarde pas a s ouvrir devant nous. C est un spectale etourdissant : entoure de montagne, le lac est opaque et d une telle couleur turquoise qu il faut y etre pour le croire. Je ne connaissais pas cette couleur avant (c est comme les muscles a la reprise d une saison de rugby: vous ne saviez pas que certains existaient...).

Du coup, malgre le fait que les 12 coups de midi n aient pas encore sonne, nous decidons de nous arreter sur le bord du lac, dejeuner un tres bon repas prepare par mon cheri, assiste du spaceships (marque de la voiture) et du rechaud integre.
A quelques dizaines de kms de la se trouve un autre lac nomme lac Pukaki, dans les memes tons, avec les montagnes enneigees en arriere plan. C est subjugant. Nous avons pu grimper en voiture au Mont John ou se trouve un observatoire et admirer le lac. On a l impression qu ils ont coule une dale de beton et deverse des litres de peinture turquoise.
Petite phrase du jour d Herve (qui n etait pas sorti la veille pourtant) : 'Ca me fait penser au Chili meme si on n y est pas encore alle'.
Arrive au Mt Cook Village, nous nous rendons au point d information afin d organiser nos activites pendant notre sejour : nous programmons une petite rando dans l apres midi ainsi que le lendemain matin.
Notre balade d 1h30 nous conduira a travers la Tasman Valley au Blue Lakes (pas du tout bleu celui la), au point de vue d un glacier un peu maigre (nous sommes en ete) et au pied d un lac d une couleur surprenante aussi, qui s approcherait d un veloute de champignons avec des morceaux d oeufs montes en neige dessus (il y a quelques petits icebergs).
Nous nous garerons au milieu des montagnes sur un parking reserve aux campings cars, caravanes et autres. Heureusement nous ne sommes pas nombreux.

Lundi 4 fevrier : Allez la France et bon anni Lucile


Ayant trouve un bar restant ouvert toute la nuit et qui plus est retransmettant le 1er match de la France dans le Tournoi des 6 nations (avec Fufu et Francois), vous vous doutez bien qu Herve ne serait pas reste sagement dans son lit cette nuit. Celia nous a meme dit qu il y avait Julien Brugnaud ! Nous ne pouvons louper ca. Sauf qu il fallait que quelqu un reste dans le dortoir surveiller les affaires. Alors je me suis devouee.
Bon, je l avoue : me lever a 3h du matin pour aller dans un bar voir un match et me recoucher de 6h a 8h j ai un peu de mal (sauf si ca avait ete pour voir Celia jouer). L important est qu Herve etait ravi de sa nuit seul dans un bar de Christchurch a boire soit disant un cafe (mon oeil !).
Le reveil pour Herve est un peu difficile mais nous avons a faire ce matin et notamment recuperer ce qui nous tiendra lieu de chambre, cuisine, salon, salle a manger... pendant 14 jours : une voiture. Oui mais voila ce n est pas n importe quelle voiture. Une de type scenic avec des amengements interieurs qui lui permettent d etre polyvalente. Evidemment, ce n est pas un palace mais cela sera adequat a notre envie de liberte totale pour aller a le decouverte de l ile du sud. Apres une negociation apre d Herve afin d obtenir la location de la voiture au prix du marche (car plus cher sur internet et encore plus cher sur le site version francaise...) nous nous dirigeons vers Akaroa, petit village au bout de la presqu ile bordant Christchurch : moins de 100 kms pour 2h de route aller par la cote. C est superbe, des montagnes pelees virant au jaune (qui rappellent a Herve le mont Lozere avec un brin de nostalgie) plongent dans une eau blanche aux reflets gris / vert.
Nous reussisons a nous perdre (nous n avons pas achete de carte routiere malgre les conseils d un routard) et roulons sur une minucule route en terre de montagne (interdite aux camping car) et ne savons pas ou nous allons debouler. En esperant arriver quelque part car impossible de faire demi tour ni le chemin en marche arriere). Nous ecoutons les Enfoires car il y a une prise jack (ils sont super forts les Jacque) reliee a l auto radio sur lequel nous branchons le Memup. C est vraiment le bonheur et un des premiers paysages qui ne me rappelle pas un autre). Il y a des moutons partout. Ici au lieu d avoir des chiens dans leur jardin ils ont des moutons. il y en a sur des kms et des kms.

Arrives en haut de la montagne nous appercevons de l autre cote, dans la vallee une route goudronnee : sauves ! Une desagreable odeur de brule nous est montee dans les narines en bas de la cote mais les freins ont tenu. Au premier croisement nous sommes arretes par un policier qui...fait traverser une vache !

Une petite sieste (Herve n avait pas beaucoup dormi pour cause de match et avait conduit jusque la) nous donnera l energie necessaire pour 3h de route supplementaires pour rejoindre Geraldine, ville situee sur le trajet pour le Mont Cook.

Il est 21h30, nous nous arretons sur une aire de pique nique au bord de la route afin de passer notre 1ere nuit dans notre voiture magique.

Dimanche 3 fevrier : Christchurch


Par Herve

Comme tout dimanche matin qui se respecte, il y aura une petite grasse matinee (meme en vacances, il y a certaines regles auxquelles on ne peut deroger...) d autant plus que bien sur, a chaque fois que nous choisissons de dormir dans un dortoir partage, vous pouvez etre certain que soit 1 personne va rentrer a 2h du mat completement bourre, soit une autre va se lever a 4h pour prendre je ne sais quel train ou avion soit une autre va dormir sagement... mais en ronflant ! Ca aussi, on aura jamais pu passer a travers...Nous passerons finalement la matinee a l auberge, a trenailler un peu, et commencer a organiser le sejour de 2 semaines qui debute demain et qui passe par l epluchage des differentes cartes, guides et plaquettes. Nous sortirons faire un marche (ah ca aussi le marche du dimanche matin, c est une tradition...) puis direction l office de tourisme ou pour mon plus grand bonheur, je remplirai le sac d autres prospectus... Sac, etait il besoin de le rappeler, que je porte, parce que c est moi le mec, depuis le debut du sejour... Ce n est pas que cela me derange mais quand vous vous trimballez pour la journee des plaquettes rappelant les heures des sorties nocturnes des pingouins a yeux jaunes que vous ne verrez que dans 15 jours, avouez qu il y a de quoi s enerver un peu... L apres midi sera consacree a l habituelle montee a pied (trop facile de prendre les telecabines qui en 5 mins font ce que vous alle faire a pied en 2h...) sur le point le plus haut de la ville, en general un mont quelque chose, d ou vous pouvez admirer tout en transpirant a souhait, les beautes insoupconnees de la ville... De retour sur Christchurch, j aurai droit a ma biere dans un bar tout en regardant le match du tournoi des 6 nations Irlande Italie (en fait qu a moitie parce qu un suisse est venu nous parler mais je l ai vite, comme il etait moche, refile a Cecile...) et en essayant de trouver le moyen de regarder en direct le match France Ecosse mais qui a cause du decalage horaire aura lieu a 4h dans la nuit de Dimanche a Lundi... Nous finirons la journee en reglant et lissant notre sejour sur cette ile qui commence demain matin et qui, en 14 jours de vagabondage, laisse augurer des moments memorables que nous sommes empresses de vivre...

Samedi 2 fevrier : de l ile fumante a l ile de Jade


Par Herve

Depart d Auckland pour relier Christchurch qui sera le camp de base de notre periple de 2 semaines dans l ile du sud; que nous avons prefere a celle du nord pour la beaute et la diversite de ses paysages. Il nous sera difficile de trouver de quoi dormir car c est l ete ici et les auberges de jeunesse sont souvent completes car presque entierement reservees par des tour operators qui organisent des visites guidees de toute l ile en bus et qui bloquent ainsi 50 lits d un coup. Nous trouveront finalement notre bonheur avant de visiter Christchurch, ville beaucoup plus tranquille et petite que sa grande soeur mais neanmoins charmante, avant de faire quelques courses et de rentrer a l auberge ou par manque de bol, nous serons contraints de regarder devant la tv commune les phases finales du tournoi international de rugby a 7 qui se deroule a Wellington et dont les neozelandais sont donnes favoris... Cecile me tirera du canape non pas pour aller chercher des bieres fraiches (ca aurait ete trop beau) mais pour aller se balader dans le centre ville en ce samedi soir et consulter nos messages (sur nos boites mails et le blog) que nous sommes toujours aussi envieux de decouvrir.

Vendredi 01 Fevrier : Le mont Eden


Par Herve

Cette journee commencera par un marche situe en centre ville puis une promenade sur les hauteurs de la ville en gravissant le Mont Eden, un volcan eteint comme il y en a beaucoup sur la region d Auckland et l ile du Nord (surnommee ainsi ile fumante), et qui nous offrira une belle vue sur la ville et d ou nous pourrons apercevoir le mythique Eden Park d Auckland. Nous y trouverons meme des vaches qui paissent paisiblement a quelques centaines de metres des buildings... Apres un repas pris dans le grand parc domainial, nous visiterons le Auckland Museum qui, extremement grand et reparti sur 3 niveaux, nous en apprendra plus sur la culture maorie, la faune et la flore neozelandaise et sur la guerre vecue par les kiwis. A ce sujet, le nom de tous les soldats morts en defendant le pays lors des differentes guerres est inscrit sur des metres et des metres de murs... Le musee est tres bien fait avec plein de reconstitutions, de maquettes mais tellement vaste qu on finit presque la visite en courant!

Nous poursuivrons notre apres midi par le quartier chic de Parnell ou le seul produit de luxe que nous acheterons sera du chocolat pour Cecile... avant de revenir a Queen Street ou apres avoir hesite et longuement reflechi (vous savez comme je suis...) nous nous deciderons a acheter un petit ordinateur portable repere la veille en arrivant. Ce dernier est minuscule et n a que les fonctions basiques mais il sera un compagnon ideal pour les voyageurs que nous sommes. Il nous permettra notamment de taper tranquillement les textes que nous mettrons ensuite sur le blog mais aussi de visionner les photos des derniers jours. L option Wifi est aussi presente ce qui nous permettra de disposer directement d internet dans certains hotels aeroports ou autres lieux. Il devrait arriver d ici peu en france si ce n est deja fait et devrait faire un tabac... Nous remonterons en toute hate tester les fonctionnalites de notre acquisition et nous mangerons dans la chambre des sushis achetes la veille mais congeles par le frigo... Nous descendrons ensuite sur les quais prendre le Ferry pour Devonport situe juste en face d Auckland qui nous permettra d admirer la ville au coucher de soleil puis de nuit.

Jeudi 31 Janvier : Auckland


Par Herve
Nous nous reveillons dans notre Formule 1 (l hotel, pas la voiture,,) ou du 14eme etage nous avons deja une belle vue sur la ville d Auckland qui, malgre sa taille et sa renommee, n est pas la capitale de la Nouvelle Zelande (c est Wellington), Premiers pas direction la toute jeune Sky Tower qui se trouve etre la plus grande tour d australasie (moi non plus je ne connaissais pas ce mot) et qui du haut de ses 328 m en rend 4 a notre vieille Tour Eiffel (oui et bien c est ps tres grave parce qu en Coupe du Monde de Rugby, en attendant, les francais sont au dessus...et toc!)
La configuration de la tour est la meme que celle de Sydney, avec vision panoramique sur la ville, restaurant tournant a l etage, prise de photo avant de monter dans l ascenseur, possibilite de marcher sur des plaques de verre avec le vide en dessous,... sauf que la en plus, vous pouvez sauter du haut de la tour ! lls sont completement malades ces Neoz... mais c est une particularite du pays: ils sont fans de tout ce qui peut se faire dans les airs, la terre, la mer, avec une preference pour tout ce qui est extreme, en clair, ils sautent a l elastique comme cecile mange du chocolat...
Auckland est une ville a part. Situee sur un isthme, elle est de ce fait tres etendue et il ne faut pas se limiter a l artere principale de Queen Street mais se deplacer vers les mutiples baies et marinas de la ville. Fait rarissime du a cette particularite geographique, Auckland possede 2 baies donnant sur 2 oceans differents (l ocean pacifique et la mer Tasman) pour le plus grand bonheur des voiliers qui se comptent par milliers. C est pourquoi Auckland est aussi surnommee City of The Sails (la ville des voiles) et ou les aucklandais se targuent d avoir le plus de bateaux par habitant au monde.
Nous nous rendons ensuite au tres facilement prononciable (va y Olivier essaie encore...) en fait un gros aquarium ou nous pourrons admirer pingouins, raies et requins et voir des Rafs donner a manger a ces derniers. Nous continuerons notre balade jusqu a Mission Bay ou apres un repas belge et une glace suisse, nous ferons la sieste dans un parc au bord de la mer tout en regardant des jeunes s amuser au rugby. Je ne vous apprend rien en vous disant qu ici c est le sport roi, ancre dans la culture et l histoire neozelandaise. Les magasins a la gloire des All Blacks se trouvent a chaque coin de rue, ces derniers etant de veritables icones dans leur pays. A la difference de la France, le rugby a 7 a les faveurs du grand public, car plus spectaculaire, et se positionne comme un serieux concurrent du jeu a 15. Nous rentrerons au centre ville pour faire un peu de leche vitrine, acheter de quoi manger pour les deux jours avant de rentrer a notre formule 1 pour y passer la soiree.

lundi 11 février 2008

Mercredi 30 janvier : transfert et pvt


Par Herve

Une journee de plus de transfert passee dans les aeroports et les avions qui nous menera de Noumea a Auckland via Sydney. Nous apprendrons une tres bonne nouvelle en allant sur Internet a l aeroport de Sydney avec la delivrance de nos permis vacances travail pour le canada... enfin! Nous avions fait la demande le 1er novembre et l ambassade faisait trainer les delais dans les reponses... Mais la delivrance est la, contenue dans une simple combinaison de chiffres et de lettres a presenter a l entree du pays et qui permet d y vivre, d y travailler pendant un maximum de 12 mois. Nous sommes tres heureux avec Cecile. L aventure va se continuer pour nous et aussi, nous pouvons lancer avec certitude les invitations a nos proches et amis que nous esperons voir cet ete sur Montreal...
Ainsi, lorsque nous nous coucherons dans notre Formule 1 a Auckland donnant vue sur la ville que nous visiterons des le lendemain et que nous dresserons le bilan de ce mois de janvier 2008, ce dernier sera plus que positif.
Cela fait un mois que nous sommes partis et nous en avons deja pris plein les yeux... Nous ne regrettons aucun des 30 000 kilometres effectues et nous savons que ce n est qu un debut car il nous reste le double a faire avec des destinations aussi fabuleuses que celles deja parcourues... Pour le PVT, c est a l autre bout du monde ,en Australie, juste avant d embarquer pour la Nouvelle Zelande, que nous avons appris par un mail de France la possibilite de continuer notre periple au Canada !!!

Ce pays prend ainsi une saveur toute particuliere. il marquera la fin de notre periple mais sera aussi le debut d une nouvelle aventure car les mois que nous passerons la bas seront aussi depaysants et excitants et nousourront aussi les partager avec d autres.

Mardi 29 janvier : preparatifs


Par Herve Nous consacrerons cette derniere journee en Nouvelle Caledonie a nos preparatifs pour notre prochaine destination qu est la Nouvelle Zelande (Cecile est impatiente...). Au menu, machine a l auberge de jeunesse (je ne savais pas a quel point un jeton de machine a laver pouvait rendre heureux une femme... dire qu on s embete avec des restos et des bouquets de fleurs!), achat de livres tant qu ils sont en francais, internet, poste (pour l envoi d un surplus d affaires inutiles, volumineuses ou lourdes) et gravure des photos sur cd (qu on enverra aussi par la poste a nos parents en cas de vol ou perte de notre disque dur) chez marion qui nous proposera de rester manger pour midi en compagnie de Flore. Nous visiterons aussi le centre culturel Tjibaou a l architecture futuriste qui presente l ensemble de la culture Kanak et melanesienne via des expositions, photos, et le chemin kanak melant legende et faune. Le soir, nous devons manger avec Serge Guidez et sa compagne qui arrivent tout droit des iles Fidji. Serge est un dirigeant du club avec qui Cecile a beaucoup travaille et qui est en vacances dans le coin... Mais leur avion a ete annule pour cause de vent violent et il ne pourront etre la ce soir. Dommage. Nous irons quand meme au resto, surnomme la Fiesta, a la baie des citrons, veritable fief des amateurs de rugby et qui propose des plats basques. J etais a moins une d appeler Juju pour une derniere biere mais mon ame raisonnable a de suite repris le dessus...

samedi 9 février 2008

Lundi 27 janvier : retour a Noumea


Par Cecile
Le calme du site nous invite a commencer la journee en douceur : apres un petit dejeuner, Herve redige pour le blog pendant que je fais mes exercices. La veille lors du diner, nous avons longuement parle avec le fermier. c etait interessant d ecouter sa vision de la cohabitation Kanak / Caldoche.
Nous devons retourner en ville pour retirer et deposer le prix de l hebergement a la secretaire de mairie car il n y a pas de paiement par carte bancaire a la ferme. Nous decidons d aller au mont Khogi faire une balade et eventuellement dormir dans une cabane dans les arbres. Malheureusement, nous louperons la sortie d autoroute et nous retrouverons sans s y attendre au centre de Noumea. Nous appellons Julien qui etait en conges afin de passer l apres midi avec lui. nous le retrouvons apres un pic nique sur la plage de la baie des citrons. les garcons iront decouvrir les fonds marins en snorkling dans cette meme baie et sur celle de Nouville. Apres un petit kava pour julien et quelques courses alimentaires, nous faisons un footing bien agreable le long de la plage. Julien nous preparera un bon diner et nous hebergera pour la nuit. Fait exceptionnel : a part 2 bieres (il ne faut pas exagerer non plus) les garcons resteront sobres et vierges de tout alcool ce soir.

Dimanche 27 janvier – le coeur de Voh


Par Cecile Nous bouclons le tour de la grande terre. Les paysages se suivent et ne se ressemblent pas. Ce matin nous dejeunions avec la famille du chef de la tribu Werap dans un fare. Ce soir nous allons diner du cerf et du riz dans une ferme equestre de la cote Ouest au milieu des montagnes (petite pensee pour Nico et Caro qui auraient peut etre trouve leur paradis ici). Nous sommes aussi dans un fare mais de style different, il y a des chiens, des moutons sur la route et nous... c est le calme absolu. Ce matin pendant que les garcons regardaient un match de foot de la Coupe Africaine des nations, la belle fille du chef m a refait des tresses. C est curieux de voir une ferme caldoche prive d electricite et une tribu kanak avec une TV et DVD dans leur case ! Puis nous avons pris la route, traversant l ile vers Kone et sommes remontes d une trentaines de kms pour Voh, admirer le fameux coeur immortalise par Yann Arthus Bertrand. Comme tout se merite, il nous a fallu grimper sur la montagne : 1 heure d ascension. Bien entendu, il etait 13h et faisait 32 degres mais nous avions pris nos precautions : crème solaire, chapeau et beucoup d eau. Herve a apercu le coeur, il est tout heureux. On le voit mieux en ULM, ce que Herve souhaitait faire mais la machine est cassee et la societe ne recevra les pieces que dans 2 semaines... J avais peur qu il soit maintenant invisible car la photo a ete prise il y a une dizaine d annees et la mangrove s est modifiee. Mais heureusement je me suis trompee. Quelques heure de route pour se rendre dans notre ferme a la Foa et apres un excellent repas a base de cerf nous ne tardons pas a aller nous coucher, seuls dans un dortoir de 30 personnes.

Samedi 26 janvier : Viens dormir dans ma case...


Par Cecile Une belle journee s annonce mais commence avec un petit accrochage avec le fermier. Lorsque nous avions telephone pour demander un herbergement il nous avait annonce un prix sauf que d hier a aujourd hui le taux d inflation a ete deraisonnable... la justification est que nous avons eu un bungalow pour 3 personnes alors que nous avions demande pour 2. Le fermier s enerve...De plus, nous n avions pas de liquide et il n y a pas d electricite donc pas de paiement par carte bleue. Nous serons obliges de retrourner dans la ville la plus proche (a 1h15 de route mais cela ne nous fait pas faire un grand detour) pour retirer de l argent ou la soeur de la fermiere nous attendra pour recuperer l argent. Nous avons la facheuse impression de nous etre fait encore avoir mais on va mettre ca sur un probleme de communication. Cet incident passe, nous prenons la transversale pour rejoindre la cote est, Celle ci est plus sauvage, un peu dechiree et donne directement sur la mer. Nous prendrons le bac, seul moyen pour rejoindre Hienghene. Un filin est tendu d une rive a l autre sur lequel le ponton est attache et fonctionne avec un moteur. c est archaique mais ca fonctionne ! Arrrives a Hienghene, tout est ferme, meme l office du tourisme auquel nous nous rendons pour esperer dormir dans une tribu. Qu a cela ne tienne, nous irons tout seuls a la rencontre des tribus. Devant la porte fermee de l office, nous entendons des cris et applaudissements, il est 15h30, Herve n a pas perdu son bon sens : Cherie, si on allait voir le match de foot ? Nous nous retrouvons autour du terrain ou tout le village assiste a la rencontre (on compremd maintenant pourquoi tout etait ferme). Petit detail, l arbitre est en tongs pour assurer ses fonctions... A quelques minutes de la fin du match et afin d eviter les embouteillages !, nous nous dirigeons vers la petite route menant aux nombreuses tribus. A la deuxieme, nous nous arretons et demandons a une vieille dame si nous pouvons dormir chez eux. Elle nous a regarde avec de gros yeux et nous a dit d aller voir Martial. Nous repartons donc a la rencontre de Martial au fond de la vallee. Les femmes de la tribu, assises sur le sol devant les cases, jouent au Bingo (jeux tres populaire en Nouvelle Caledonie) et nous informe que Martial est au foot et ne tardera pas a revenir. Il s avere que c etait lui l arbitre de la rencontre et qui plus est chef de la tribu Werap. 5 autres personnes arrivent, nous informent qu elles ont reserve pour passer la nuit. Nous attendons le verdict de Martial quant a notre sort pour le gite et le couvert. Oui mais voila quand Martial arrive, il entame une partie de petanque et nous n osons pas le deranger afin qu il soit dans les meilleures conditions pour prendre sa decision. Il gagne la partie et se dirige vers nous, nous lui expliquons la situation et il nous repond par l affirmative. Nous faisons donc la coutume (nous remettons au chef un morceau de tissu). Nous mangerons du bougna au poulet le soir que nous trouverons un peu sec, sans trop de gout et bourratif et irons dormir dans notre case rudimentaire meublee d un matelas au sol.

Vendredi 25 janvier : Un 1er pas vers le bout du monde

Par Cecile
Beneficiant du confort de notre chambre, nous prenons notre temps ce matin. Je fais mes exercices hebdomadaires pour le dos (merci Bruno, c est beaucoup mieux, pourvu que ca dure...) pendant qu Herve tombe sur l emission de rugby de Eurosport. On y parle de Montpellier comme le club qui monte, cela nous fait vraiment plaisir d entendre parler du club meme si nous avons regulierement des nouvelles par vous. Aujourd hui nous allons a l extremite de la pointe nord, a cote dun gite qui se nomme Le gite du bout du monde ! C est peu dire compte tenu de l etat de la route ou plutot de la piste en terre qui necessite 1h de voiture pour parcourir quelques dizaines de kms. La terre devient rouge, c est la presence de Nickel qui lui donne cette couleur et cela contraste avec la vegetation verte. Ca donne un petit air d Ayers Rock (grand moment d emotion pour herve). Nous debouchons sur le gite de Pagop de Mr Napoleon : une grande ferme avec des coqs, des poussins (il y avait meme champion ! on a pris des photos pour toi Alex, tu ne vas pas en croire tes yeux), une grande prairie verte jouxtant une magnifique plage et une eau limpide turquoise. Nous en avons pris plein les yeux et sommes obliges apres une petite collation de faire une courte sieste d 1h30... La on prend conscience de la chance et la liberte de pouvoir dormir quand notre corps le reclame. C est le bonheur a l etat pur. L apres midi s achevera par un footing (comme Herve aujourd hui ne m a pas inflige ses 3h quotidiennes de sport comme la marche ou le velo...) dans les terres et au bord de la plage avec un plongeon dans la mer pour se rafraichir. Nous y croiserons un serpent de mer un peu bizarre, noir avec des anneaux blancs, sur lequel j ai failli marcher sans la vigilance de mon homme... Nous apprendrons quelque jours plus tard qu il s agissait d un tricot raye, embleme de la caledonie, dont la morsure bien que rare et soignee par serum, est mortelle ! Nous passerons la soiree dans notre havre de paix avec une extection des feux a 10h, un peu obligatoire dans la mesure ou l ensemble du domaine fonctionne par groupe electrogene et que ce dernier est arrete a cette heure ci... De toute facon, moi a 10h, je dormais deja !

Jeudi 24 janvier – A la decouverte de la grande terre tels des Robinson Crusoe


Par Cecile Julien nous propose gentiment de nous deposer aupres d un loueur de voiture en partant travailler. Nous nous levons donc en meme temps que lui vers 6h30. Je crois que les garcons ont mal a la tete et pour Herve cela ne s arretera pas la mais il aura du mal a reconnaitre que c est du a sa saoulerie de la veille. Il faudra meme que je lui donne quelques medicaments pour s en remettre ! Elle est belle la jeunesse... Apres avoir rendu visite a 3 societes, nous trouvons notre bonheur : ce sera une Yaris et qui plus est volant a gauche, clignotants a droite et vitesses manuelles. Le bonheur comme une voiture... Avant de nous engager sur la route du nord, petits crochets pour confirmation du prochain vol, un peu d internet pour alimenter un minimum le blog et eviter une greve de nos lecteurs. Il est necessaire de preciser que l acces au web est hors de prix en Caledonie et qu il nous aurait fallu faire un pret sur 5 ans pour vous compter nos aventures de facon plus assidue. Quelques courses pour peaufiner l organisation de notre periple mais au prix d intenses efforts pour Herve qui ne lache pas facilement le cordon de la bourse meme quand c est une question de vie ou de mort (en l occurrence ici oui) et j arrive avec ma force de persuasion a negocier quelques cookies au chocolat (d apres une analyse personnelle, je suis en manque de fer). 2h de voiture plus tard, nous nous arretons a Bourrail pour une promenade a la baie des tortues (il y avait des oeufs proteges par des casiers mais nous n avons pas apercu la moindre tortue) et a la plage des amoureux via la roche percee. La plage est tres belle, tres longue et large et on peut s y installer a son aise contrairement a la plupart de celle que nous avons vues. Il y a de grosses vagues, petit moment de nostalgie : ca me fait penser a la vendee. Il faut d ailleur faire attention en s y baignant car les courants sont tres forts. La promenade fort agreable dure ¾ d heure mais j ai perdu Herve depuis longtemps (j imagine que sa soiree de la veille n y est pas etrangere). Pas de soucis, je prend les choses en mains et lui offre une petite glace rafraichissante qui fera son effet. La depense physique, intelectuelle et l ernergie perdues lorsque nous avons tente de reserver les hebergements de notre parcours y a largement contribue. Il faut savoir qu il est necessaire en Nouvelle Caledonie de tout reserver 3 jours avant : de la nuit d hotel en passant par le repas, le velo que vous voulez louer 1 heure... Or, reserver est un veritable parcours du combattant : 1.Trouver une carte telephonique : 3 jours (en meme temps nous etions sur l ile des pins donc circonstances attenuantes) 2.Trouver une carte qui fonctionne pour un metro : + 1 jour 3.Trouver une cabine telephonique qui fonctionne aussi : 1 jour sans circonstances attenuantes 4.Telephoner le bon moment quand l office du tourisme est ouvert et repond : jamais. Retour dans la voiture pour Kone, plus au nord, ou nous avons reserve une chambre (si si mais attendez de voir). Les paysages sont verts, nous croisons beaucoup de ranchs, on se croirait presque dans un western de John Wayne. Arrives a l auberge, pas de reception, le batiment est glauque, ressemble a un mauvais motel americain donnant sur un parking de gravier. Plutot que de nous faire eviscerer pendant la nuit, nous decidons de revenir sur nos pas a Poimbout ou nous avions repere un hotel agreable en venant et ou, une chambre s etant liberee, nous passons la soiree : picque nique devant la tv !

Du dimanche au mercredi 23 janvier : sejour a l il e des pins en cours d ecriture car assez long

Mercredi 23 janvier : retour sur terre


Par Herve Nous n en avons pas encore fini avec toutes les facettes de cette ile... Premiere partie du programme de la matinee : la visite des vestiges de l ancien bagne qui a abrite des communards de Paris de 1876 a 1912 ainsi que le cimetiere des deportes ou reposent ces derniers, morts pendant leur sejour sur l ile ou lors d une evasion en mer qui a mal tourne. Les faits assez proches (moins d un siecle) et l ambiance quasi intacte des lieux (ecriture sur les murs, cellules non detruites) ne nous laissent pas indifferents. Nous finirons notre matinee par l ascension du pic N Ga qui domine toute l ile et offre une vue panoramique assez sympa. Nous reprendrons le Beticio dans l apres midi, heureusement sans connaitre les tracas de l aller grace a une mer plus clemente. l ile des Pins nous laisse un arriere gout de paradis mais les tarifs pratiques, l accueil de certains prestataires hoteliers et les points trops rares de faune aquatique abordable en snorkeling viennent mitiger le constat. Juju nous attend a l arrivee du Beticio et nous irons manger chez lui. Nous irons faire un tour dans la soiree a l Anse Vata, la baie la plus reputee de Noumea, avant d aller rejoindre son colocataire qui fait un essai dans un bar sur pilotis, tout comme le retso et la boite attenantes ! L ambiance est sympa, la musique est bonne, bien de chez nous, et nous nous interessons de plus pres avec Juju a une petite carte de rhums arranges dont nous gouterons finalements tous les aromes... Nous finirons la soiree chez lui, un rien emeches, autour d une Number One a refaire le monde, une fois de plus...

Mardi 22 janvier : La baie d Oro


Par Herve Lever 7h pour nous diriger vers la baie de St Joseph non loin du village de Vao ou nous embarquerons a bord de pirogues traditionelles pour une traversee de la baie d Upi dans le calme absolu. Le piroguier nous deposera a l entree d un chemin qui, a travers la foret, nous menera a la baie d Oro qui est d une beaute toute aussi remarquable que celle de Kanumera. Nous nous dirigeons vers la piscine naturelle qui semble etre d un autre monde : il s agit d un bassin tres peu profond qui s etale sur plusieurs diaines de metres carres avec a son centre, un gros rocher qui est le refuge d une kyrielle de poissons tout aussi varies et colores. On a vraiment l impression de plonger dans un aquarium geant, avec une pensee pour Raf bien sur, pour chacune de nos sorties subaquatiques... Ces minutes dans l eau sont delicieuses... Apres s etre remis de nos emotions autour d un bon sandwich, nous empruntons la riviere de sable pour atteindre l autre extremite de la baie d Oro qui nous devoile un paysage de carte postale auquel nous ne nous habituons toujours pas. A quelques centaines de metres se trouve d ailleurs l hotel 5 etoiles du Meridien Ile des Pins qui serait classe parmi les plus beaux hotels de la planete. Nous rejoindrons dans l apres midi notre Caravane 1 etoile du Kuberka ou nous nous poserons un peu avant d aller savourer notre derniere soiree sur l ile autour d une bisque de langouste dans un restaurant cossu donnant directement sur la baie limpide de Kanumera. Paradis, vous avez dit paradis ?

Lundi 21 janvier : (demi) tour...


Par Herve Cette journee sera consacree a la decouverte de l ile... en VTT! En effet, l ile est relativement petite et plutot que de l explorer en voiture comme le font beaucoup de touristes, nous choisissons l option sportive. 1 ere etape le village de Vao, en fait le seul de l ile, ou nous nou s arreterons pour retirer de l argent, acheter de l eau et visiter l eglise. J aime beaucoup ce village car, comme celui de la Tribu Karen en Thailande, il semble ne pas faire partie de notre epoque, comme si nous avions remonte le temps des dizaines et des dizaines d annees en arriere... J ai eu cette sensation dans l epicerie (qui me rappelle celle de St Michel de Deze quand j etais tout jeune en vacance avec mes parents) mais aussi dans les rues du village ou la nourriture et le jeu semblent etre les uniques preoccupations des meres et de leurs enfants. A des annees lumieres de la vie que nous avons quitte il y a peu... Nous croiserons un enfant qui, apres s etre baigne vetu d un simple slip, remontera sur son petit velo, tout heureux, pour rattraper ses camarades de jeu. Je me rapelle alors qu il y a un mois, en disant au revoir a des amis de mes parents, leur jeune fils du meme age s etait vu offrir pour Noel la derniere console de jeu sans fil. Malgre ce fosse, je me suis demande, sans trouver de reponse, qui etait le plus heureux...

Nous continuerons notre route direction plein Nord pour rejoindre l autre extremite de l ile ou se trouvent la baie de Gadji et la baie des crabes. En fait, l ile se decoupe facilement. Partie ouest avec la baie de Kanumera et de Kuto ou nous avons elu domicile, le village de Vao a l extremite Sud, la baie de Gadji et des crabes a l extremite Nord et la baie d Upi et d Oro a l est. La route est longue, goudronnee et manque de piments. Nous nous attendions a un circuit en terre qui allait longer le lagon mais ce n est pas le cas au grand desarroi de Cecile qui commence deja a bougonner... la journee va etre longue ! A moi donc de jouer pour devier la conversation de ce que nous vivons actuellement... Nous nous arretons visiter la grotte de la reine Hortense ou cette derniere, lors de ses visites en tribu, trouvait refuge et y passait la nuit en dormant sur un lit de pierre que nous pouvons voir au fond de la grotte. Nous mangerons, a cote soi disant d une bouse et d un ecoulement d eau usee mais la c etait selon Cecile dans sa periode J en ai marre avant de rejoindre la baie des crabes que nous atteindrons sous la pluie. Le spectacle est envoutant. L eau turquoise du lagon se confond avec le gris du ciel, et il y a des centaines de petits crabes rouges qui rentrent et sortent du sable en faisant un bruit particulier. On se croirait, avec cette vue, ce bruit sourd et cette pluie assister a la fin de l humanite ou etre sur une autre planete.
Nous nous abriterons comme nous le pourrons en attendant que la pluie cesse et j essaierai de trouver tous les arguments possibles pour montrer a Cecile que, malgre la pluie et les kms de route, cela valait quand meme le detour... Mais bon autant pisser dans un violon et cecile reprendra le velo en bougonant pour en finir au plus vite. Je la suivrai de pres sans dire un mot car il faut savoir se faire petit dans ces moments la...
Apres s etre arretes quelques centaines de metres plus loin pour decider du chemin a reprendre, c est contre toute attente a ce moment precis que Cecile aura un malaise.
Je la revois tres bien faire quelques pas et me dire je ne me sens pas bien avant de s effondrer. Heureusement dans mes bras car je n etais pas loin et j avais eu le temps de la rejoindre (sinon il y aurait eu une autre operation du nez...).
Pris de panique et surpris par la situation, je l ai allonge par terre sur le dos en lui parlant sans cesse tout en cherchant de l eau dans mon sac non loin de la. J ai vu ses yeux ouverts qui commencaient a partir en arriere et la, croyez moi, il y a plein de choses qui traversent votre esprit... Il faut alors essayer de faire abstraction de ce que la personne a soigner represente pour vous tout en essayant de vous souvenir au mieux de votre savoir faire de secouriste. Cela bien sur en tres peu de temps... Je l ai alors mise en PLS et elle a aussitot degluti. Elle semblait peu a peu revenir a elle car elle repondait a mes questions et son regard reprenait forme humaine alors qu en meme temps je lui administrai un peu de compote de fruits et de l eau. Plus de peur que de mal au final mais tout cela est alle tres vite et malgre tout, vous avez quand meme le temps de vous imaginer le pire et de baliser...D autant plus quand vous connaissez la personne.
Je ne sais pas ce qu il a bien pu lui arriver (malaise vagual, coup de chaleur) car nous venions de manger, nous etions tartines de crème solaire avec chapeau et lunettes, nous avions bu regulierement et l effort n etait pas non plus insurmontable. Et puis bien sur, ces accidents n arrivent jamais en plein centre ville de Paris lors d une journee porte ouvertes des urgences... la c etait relativement peu frequente meme si par prudence, nous ne nous eloignons jamais bien loin des routes ou chemins frequentes.
Cela va sans dire qu il etait hors de question que Cecile fasse un effort quelconque pour le reste de la journee. Il fallait que je trouve quelqu un pour la ramener a notre gite sans pour autant la laisser toute seule. La solution s offrit a moi dans les minutes qui suivirent avec la venue en voiture d une dame en provenance d un hotel jouxtant le gite. A ma demande et apres avoir effectue un petit tour (ce qui laissa du temps a Cecile pour se reposer), elle ramenera bien volontiers ma douce et son velo au gite ou elle pourra reprendre des forces.
Pour ma part, je continuerai la fin du periple en VTT (plus de place dans la voiture) soulage par l issue de cette histoire, non sans me perdre bien entendu (je ne sais pas comment j ai fait, je me suis retrouve a l aeroport...). J ai retrouve Cecile en pleine forme et nous passerons la fin de l apres midi dans la baie de Kuto ou nous assisterons au coucher de soleil.
Pour le soir, repas et nuit dans notre nouveau lieu de residence du Kuberka dans... la caravane au fond du jardin (!), solution judicieuse entre les chambres epuisees et les tentes.
Avant de m endormir, je ne peux vous cacher, fideles lecteurs et lectrices, que je serrerai Cecile dans mes bras un peu plus fort que d habitude...

Dimanche 20 Janvier : Du Vomicio au paradis


Par Herve

Comme convenu la veille, nous nous levons a 5h du mat, direction le port en esperant :

  1. que le Beticio soit la
  2. que le temps permette son depart
  3. qu il reste de la place disponible.

Finalement les 3 conditions seront reunies et c est non sans une certaine joie que nous embarquons a bord du dit ferry... Ma joie fut de courte duree. 1h tres exactement. Le temps pour le Beticio de sortir de la baie de Noumea, de naviguer un peu et... d affronter la houle et les creux de 2 metres... c etait parti pour les montagnes russes. Pour ceux qui connaissent mon gout pour les maneges, je suis plutot barbe a papa, le palais des glaces et autos tamponneuses. La grande roue etant pour moi mon tour le plus audacieux, n est ce pas Alban et compagnie ?
Donc la vous comprenez mon etat quand j ai senti que j allais me taper le grand huit et le revolution reunis avec des tours gratuits. Et encore si ce n etait que ca...Marion avait dit que le Beticio etait surnome le 'vomicio'. Je me souviens Avoir rigole quand elle m a dit ca. Beaucoup moins maintenant quand je voyais que les gens commencaientt a se servir des sacs plastique mis a disposition sous les sieges et que je pensais etre de la pure deco. Alors la ca a ete le debut de la fin... L apocalypse ! Je voyais des personnes qui se levaient en courant pour sortir sur le pont tout en se prenant les cloisons ou les sieges tellement ca bougeait. Il y en a meme un que j ai cru mort : en voulant regagner son siege, une grosse secousse a fait qu il s est pris la porte plein fer avant de s effondrer par terre... Par contre, malgre ma bonne volonte, impossible pour moi de venir l aider. Je me cramponnais a mon siege comme si il allait s ejecter a tout moment ! Et puis cette odeur... Comme si les secousses ne suffisaient pas. Imaginez vous dans le grand huit mais dans une cabine ou on vous envoie du gaz a l odeur de vomi ! En plus comme on se place toujours au meilleur endroit avec Cecile, on est encore tombe sur le bon numero avec aujourd hui : la famille Vomi. Pour vous dresser le tableau, c est un couple qui a passe sa vie au lit sans connaitre les moyens de contraception. Du coup, ils ont eu 7 enfants. Je crois qu ils avaient organise un jeu sans me le dire pour occuper toute la flopee, le jeu du Kivomora le plus. Alors voici les regles: Chaque joueur a le droit de vomir autant de fois qu il veut sur la duree du trajet mais les vomis ne sont valides que s ils sont realises sur place c est a dire, pour mon plus grand bonheur, juste devant mes yeux... Celui qui vomit le plus a bien sur gagne le jeu.
Et toute la famille avait le droit de participer : Les parents (le pere a ete tres fort) comme les bebes qui eux ont ete les grands vainqueurs. Je crois que le petit a depasse le quota autorise avec une cadence de 3 vomis a l heure. Un vrai pro pour son age. A la fin, il etait carrement enveloppe par les dames vomi dans du sopalin. Comme a, a chaque vomi, il etait plus facile de changer le sopalin que de nettoyer le gosse...
Parce qu il faut savoir en plus qu il y a des dames Vomi sur le Beticio ! Je connaissais le metier de dame pipi mais dame vomi, non. Vous aurez deja compris la fonction occupee, pas la peine d aller plus loin dans les details... Je m imaginais pour essayer de me distraire ce que pouvaient etre les entretiens d embauche de dame vomi : si c etait la rapidite de nettoyage, la faculte a rester impassible au mal de mer ou a l odeur... s il y avait des mises en situation, de l experience a avoir, une formation peut etre ?
Toujours est il que, pendant que Cecile rigolait de me voir bougonner et insulter la famille vomi tout en ayant le nez dans son pull, j essayais de me concentrer pour ne pas faire parti des 50% des personnes qui avaient rempli leur sac. Mais le pire c est qu ils ne disaient jamais quand nous allions arriver donc tres difficile de se fixer des limites... Et puis, bien sur, a ce qui allait finalement etre le dernier creux, j ai en l espace de quelques secondes, deshonorer tout une famille en remplissant mon sac a mon tour. Je voyais passer dans ma tete les visages de mes parents, grands parents et ancetres qui jetaient sur moi tout leur haine et leur mepris pour l acte honteux realise... Enfin... Voila une experience dont je me serai bien passe...
Et voila que finalement, nous apercevons l ile des pins... Quelle vision paradisiaque, un vrai paysage de carte postale : sable blanc, cocotiers, eau turquoise sans oublier une multitude de pins corollaires qui ont donnes son nom a l ile. Certains guides la decrivent comme l une des plus belles iles au monde...Un poete comme l ile la plus proche du paradis.
C est aussi sur cette ile qu a ete tourne l emission de tv Koh Lanta en 2005.
Armes de nos sacs a dos, nous descendons du ponton a la recherche d un gite pour y passer la nuit. Cela fait maintenant plus de 2 semaines que nous sommes partis et nous sommes desormais habitues a notre nouveau mode de vie. Les sacs sont rapidement boucles, les affaires facilement accessibles et a leur meilleure place, le changement regulier de site ne nous surprend plus et la recherche du triptyque dodo manger transport au meilleur rapport qualite prix devient automatique. Quant aux etres chers restes en france, nous nous faisons petit a petit une raison. Vous nous manquez, c est une evidence mais quoique nous fassions rien ne nous permettra d etre physiquement avec vous. Nous essaierons alors de partager ces moments avec vous comme si vous etiez par l intermediaire du blog (que nous essaierons d entretenir regulierement) afin de vous permettre de faire partie au plus pres de l aventure. Et d apres vos commentaires, le rendu est pas trop mal, pour notre plus grand bonheur !
Apres une premiere tentative de gite infructueuse (ici il y a tres peu d hebergement donc il etait vivement conseille de reserver...), nous trouverons finalement et avec un peu de chance notre bonheur au Nataiwatch avec une grande case traditionnelle qui aurait pu accueillir la famille Vomi dans son ensemble!
Nous enfourchons en 4eme vitesse des VTT loues par le camping pour aller au village de Vao car il est dimanche 11h du mat et la seule epicerie de l ile encore ouverte se situe la bas et ferme a 12h. Cette petite balade nous permettra de decouvrir les premieres beautes des paysages et de facon plus pragmatique, acheter de quoi nous restaurer pour les prochains jours. Apres avoir mange puis fait une petite sieste reparatrice dans notre case, nous prenons pour la premiere fois nos palmes et tubas avant de nous diriger vers la reputee baie de Kanumera pour gouter aux joies du snorkeling dans le lagon. Malgre l attrait touristique, il y a peu de monde et nous pouvons facilement poser nos pareos sur le sable blanc avant de plonger mains dans la main dans l eau turquoise de la baie a la rencontre d une multitude de poissons colores: le reve !
Vous savez, il y a des moments ou on comprend pourquoi on a bien fait de se taper de l avion, du bus, du bateau juste pour vivre a fond des minutes pures de bonheur quand le but est atteint. Ces minutes la en font partie ! Alors que cecile regagnera le rivage, je continuerai mes decouvertes aquatiques en m amusant comme un gamin avec les poissons.
Le reste de la journee se deroulera pour le mieux avec retour au gite apres quelques heures a lezarder au soleil puis douche, repas et dodo dans notre case.
Nous sommes heureux d etre sur cette ile et nous comptons bien occuper les 2 jours et demi qui nous restent pour en observer les moindres recoins.