jeudi 29 mai 2008

Dimanche 16 Mars : On se lance dans l’aventure péruvienne


Par Cécile
Ce fut une courte nuit de repos entre le réveil qui nous tire de nos songes vers 5h30 et un couché tardif du à nos péripéties de la veille. Le temps que nous avons imparti pour nous préparer est largement surestimé puisque nous ne prendrons pas de petit déjeuner compte tenu de l’heure et nous n’aurons pas non plus beaucoup d’hésitations sur notre tenue vestimentaire du jour. Nous n’aurons également aucun risque d’être en surcharge de bagages. Nos sacs à dos nous paraissent étrangement légers et vides… Cela nous fait rire et nous attendons les prochaines mésaventures matérielles de façon tout a fait sereines. Aussi étrange, avec un côté peu être masochiste, que cela puisse paraître, cela fait parti de l’expérience et nous donne l’impression d’être de vrais aventuriers. Peut être Hervé s’imagine t-il en Indiana Jones ? Pour ma part, je me contenterai de m’imaginer en Lara Croft (je n’ai pas vu les films mais sa silhouette a suffit de me convaincre)…
La réalité nous rattrape avec un taxi qui nous conduira jusqu’à l’aéroport. L’attente pour l’enregistrement n’en finit pas mais nous laissera le temps d’aller nous rassasier. Nous nous installons donc dans un café de l’aéroport jusqu’à apercevoir les prix des consommations et encas de la carte. Nous nous relevons donc à la recherche de nourriture à un prix convenable. Cela nous conduira dans une franchise mondialement connue pour ses donnuts, dont je soupçonne l’équivalence en gras en nombre de plaquettes de beurre, que nos estomacs auront beaucoup de mal à digérer et nos salives du mal a évacuer la couche graisseuse installée sur nos palais. Démonstration du coût plus élevé de produits naturels sains versus une nourriture transformée, grasse et mauvaise pour nos artères meilleur marché. L’équation manger sain coûte cher nous est ici illustrée. Ceci étant nous étions bien content de manger…Cela nous a pris plus de temps que nous vêtir le matin même et nous seront les derniers retardataires à accéder à l’avion. Acte manqué ???? Car pour tout vous dire, depuis 2 mois et demi, nos acolytes rencontrés au gré de notre voyage n’ont eu de cesse de nous rabacher des histoires d’enlèvements, de détournements, de passage à tabac au Pérou. Vous imaginez notre taux d’appréhension en atterrissant à Lima au milieu des bidonvilles. J’y vais mais j’ai peur… Fort heureusement, mon homme était là pour me prendre dans ses bras et me rassurer. J’avais anticipé puisque pour la 1ère fois du voyage, j’avais réservé un hébergement pour la nuit, subtilement sélectionné dans le quartier de Miraflores, quartier chic et touristique de la ville et réservé un taxi via l’hôtel. Un ami de Lucile qui vit avec une péruvienne à Lima nous avait fait gentiment quelques recommandations par mail dont celle de ne prendre qu’un taxi officiel, de fermer les fenêtres et les portes du véhicule a clés et de vérifier le coffre… De quoi nous mettre en confiance ! Nous sommes accueillis par un jeune étudiant qui s’occupe de l’établissement le week-end et nous prenons rendez vous pour 14h avec un guide touristique chargé de nous donner plus de renseignements sur le circuit que nous avions concocté. Nous nous installons dans la chambre et malgré le peu de contenu de nos sacs, nous arrivons très rapidement à envahir celle-ci. Une douche nous permettra de nous éveiller suffisamment pour aller picque niquer le repas servi dans l’avion le matin même sur le Parque del Amor, une promenade surplombant la mer. Il fait chaud, nous nous installons à l’ombre d’une statut avant d’aller admirer les nombreux parapentistes qui s’élancent des falaises de Miraflorès. L’heure de notre rendez vous sonne et nous nous en remettons à Guillermo, lui faisant part de nos desiderataS. Il nous concocte un parcours, identique à ce qui nous avions envisagé mais est en fait là pour nous vendre ses prestations : hébergement, excursions, transport. Ceci étant, cela a un coût et augmente de façon conséquente notre budget initial péruvien mais nous va bien au final car nous cherchons à économiser du temps et à diminuer le facteur insécurité qui me tarabuste.
Apres négociation d’Hervé, nous acceptons son offre, les transferts sont prévus, pas besoin d’avoir d’argent sur soi car nous avons tout payé d’avance, nous ne seront pas obligés de déambuler dans les quartiers pauvres sacs au dos avec la peur au ventre.
Notre circuit commence le soir même avec un départ pour Nazca en bus. Le taxi viendra nous chercher à l’hôtel vers 21h pour nous conduire à la station de bus, avec une arrivée à 5h du mat à destination (On n’est pas fatigué, on n’est pas fatigué !!!).
Nous irons nous promener l’après midi dans différents marchés artisanaux indiens et Incas du quartier puis préparation d’un sac seulement, nous laisserons le deuxième à l’hôtel afin d’éviter de nous encombrer. De toutes façons, nous n’avons plus grand chose à emporter.
Les vouchers récupérés, nous grimpons dans le taxi puis dans le bus qui s’assimile plus en terme de qualité a un bus thaïlandais qu’un bus argentin. Les procédures de sécurité pour accéder au véhicule sont effarantes : détecteurs de métaux (le couteau de Raph passera quand même inaperçu…), prise d’empreintes digitales et un garde vient même filmer les personnes présentes dans le bus… Tout cela est n‘est pas très rassurant je vous l’accorde mais nous nous en remettons à notre destin et essayons de nous assoupir un peu.

Samedi 15 Mars : L'embuscade de Maipo


Par Hervé

Nous nous réveillons ce matin avec le doux soleil chilien qui illumine la cité portuaire de Valparaiso. Nous prenons le petit déjeuner en compagnie de Alfonso qui nous a rejoint pour nous donner des informations sur les choses à faire et à voir pour cette dernière matinée passée ici. Une fois nos douches prises dans la salle de bain la plus kitch jamais rencontrée (le rideau de douche représente des poissons bleus et jaunes, la cuvette est recouverte d’une épaisse moquette rose assortie avec le porte papier WC… très classe…), nous sortons pour nous perdre dans le dédale des rues de Valparaiso qui est une véritable zone de non-droit et de liberté en terme de construction, d’architecture et de décoration. Ici, il n y a aucune norme, aucune référence, aucun étalonnage. Les rues, tout d’abord, sont toutes en pente, sinueuses et tellement étroites par endroit qu’un passage en voiture est impossible. Ceci est expliqué en partie par le fait que les maisons ici ne respectent aucune règle de construction.
Elles sont implantées n’importe comment sur les multiples flancs de la petite montagne qui plonge dans l océan Pacifique, comme des champignons qui poussent au gré des pluies sur les pentes d’une forêt. L’architecture essaie ensuite de s’adapter à la forte inclinaison de la colline ; les murs, fenêtres, portails, escaliers, jardinets, terrasses et garages essayant de trouver une place parmi les constructions déjà existantes, en épousant au mieux les courbes et angles impossibles des lieux. Peintures et décorations sont aussi une spécificité de la ville ; un peu comme à l’image du pays, mais en plus marqué encore. Murs et toits en tôle sont peinturlurés de différentes couleurs, avec une variété de teintes des plus flashs au plus pâles. Il y a aussi des énormes graffitis ou dessins sur les murs, comme des fresques des temps modernes. Cela donne au final un résultat aussi saisissant que détonnant, pour le plaisir des touristes et des amateurs de photographies ou peintures que l’on trouve au détour de chaque ruelle ; essayant de retranscrire au mieux le spectacle architectural qui s’offre devant leurs objectifs et pinceaux. Rajoutez-y la quinzaine de « Funicularios » qui permettent de circuler au sein des différents quartiers et cerros de la ville et vous aurez une vue d’ensemble de Valparaiso. Nos avis sont partagés quant à cette petite bourgade classée au patrimoine mondial de l Unesco. Nous sommes charmés par l’originalité des ruelles et funiculaires qui quadrillent les flancs de la colline, mais déçus par le port qui n’est qu’industriel ou militaire et le caractère sale et délabré de certains endroits, renforcé par les multiples câbles vieux et huilés qui pendent en grand nombre au dessus de nos têtes.
Nous flânerons ainsi dans Valpo pendant plus de 2 heures avant de retourner chez Alfonso pour reprendre nos sacs, lui faire nos adieux et le remercier pour son accueil chaleureux. Nous retraverserons la petite cité portuaire une dernière fois, non sans faire un détour par une ruelle marchande pour acheter quelques victuailles, afin de regagner le bus qui nous ramènera sur Santiago. Nous arriverons dans la capitale chilienne en milieu d’après midi d’où nous repartirons directement pour le Sud destination le Canyon Del Maipo. Nous hésitions avec Cécile à rester tranquillement sur Santiago mais le Lonely Planet nous décrivait 1 lieu assez proche avec petite cascade et surtout vue imprenable sur les Andes, via la traversée du Canyon del Maipo. Notre côté aventurier prendra finalement le dessus et nous voilà embarqués, après plus d’une heure de recherche, à bord du bus public. Le trajet de ce dernier sera interminable, car c’est une ligne locale qui s’arrête à chaque coin de rue de Santiago avant de faire une extension pour Maipo. Je commence à être fou de rage et rempli d’inquiétude car nous avons perdu un temps précieux avec tous ces arrêts et qu’il nous faut être revenu à bon port avant la tombée de la nuit. Nous partons en effet pour le Pérou le lendemain à l’aube et nous devons récupérer avant nos affaires à la buanderie proche de l’hôtel. Finalement, après plus de 2 heures passées dans le bus et devant l’incertitude de la durée pour atteindre notre destination, nous décidons de descendre de ce dernier afin de faire demi-tour... Nous voilà donc dans un petit hameau au milieu de nulle part à attendre sans en être sur vu l‘heure tardive un bus qui nous ramènera à nos pénates. C’est après 15 minutes d’attente au bord de la petite route que les 2 hommes apparaitront, surgissant du chemin situé en arrière de l’échoppe ou nous attendons. Rien de surprenant en soi aux premier abords sauf que je remarquerai vite que l’un d’eux a une attitude particulière. Il ne parait pas être dans un état normal, titube et semble alarmé, désemparé. Nous sommes un petit groupe de 4 personnes à attendre et c’est bien sur vers moi qu’il vient palabrer en espagnol, probablement à son expression, demander de l’aide ou un service. C est lorsqu’il s’approchera de moi que je me rendrai compte que le jeune homme à l’avant bras gauche ensanglanté, avec 2 gigantesques balafres de plusieurs centimètres de long… A son regard vitreux et vide et ses pupilles dilatées, il ne fait pas l’ombre d’un doute que ce dernier a consommé de la drogue il y a peu. Les choses ont donc pris une autre tournure. On ne sait pas comment peut réagir cet individu, sous l’effet de la drogue et avec ces profondes blessures…Heureusement pour nous, il ne semble pas armé et semble plus nerveux et désemparé que dangereux. Son ami, dans un état normal à priori, a de plus envie de calmer son acolyte et toute situation qui pourrait devenir délicate. A ses demandes, je répondrai no entiendo (je ne comprends pas) plusieurs fois alors que son compagnon tentera de le dissuader et de continuer leur route. Après quelques secondes qui nous sembleront longues, le couple rentrera finalement dans le petit magasin avant d’en ressortir et de partir en titubant sur la route vers un poste de pompiers situé non loin de là, non sans risquer de se faire écraser à plusieurs reprises. Ouf ! Nous ne sommes pas passés loin… la situation aurait pu être pire…on ne connaît pas la réaction de drogués, blessés de surcroît. Avec ce petit incident, la tension monte d’un cran et l’atmosphère devient plus pesante, l’attente beaucoup plus longue. Nous sommes au milieu de nulle part, dans une bourgade isolée ou il n’y a quasiment personne avec un shooté blessé qui rode pas très loin et qui peut revenir à tout instant avec une attitude plus dangereuse. Tout va bien ! Seule solution pour nous tirer de ce mauvais pas, le bus, qui ne viendra peut être jamais, le taxi ou le stop.
Les seuls taxis qui passeront seront pleins ou embarqueront le couple de locaux devant nous. Nous sommes désormais tous seuls avec la petite échoppe qui va bientôt fermer ses portes… C’est alors que nous verrons au loin la silhouette difforme d’un grand amas de tôle qui semble venir de la route en notre direction. Nous n’y croyons pas au début car cela peut être un gros camion mais de plus en plus au vu de sa couleur et forme si particulière et de ses nombreuses vitres sur le côté. Sauvés ! C’est bien le bus public ! Jamais nous ne serons montés avec autant de joie dans un transport en commun… Nous pouvons souffler un grand coup une fois installés dans nos sièges et quittant ces vilains lieux. Nous l’avons échappé belle et Cécile m’avouera avoir eu très peur mais ne l’aura pas montré pour ne pas m’affoler. Nous savions que ce Tour du Monde proposerait indéniablement des moments de peur ou d’angoisse. Celui là en fait partie et nous espérons bien qu’il soit le dernier même si nous savons que le Pérou ne nous a pas été décrit comme un pays très sécuritaire… Sur le chemin du retour qui sera bien plus rapide qu’à l’aller, nous pourrons admirer le splendide coucher de soleil qui s’abat lentement sur les contreforts des Andes et sur la mégalopole chilienne, lui donnant 1 couleur pourpre remarquable. Le chauffeur a semble t il envie d’être rapidement en Week End car il conduit comme un malade, prenant tous les virages à 100 à l’heure et n’ayant que très peu d’égard pour les ralentisseurs ou les gens à proximité sur les trottoirs. Nous nous cramponnons comme nous pouvons en essayant de malgré tout profiter du très beau coucher du soleil et de nos dernières heures d’observation de Santiago. Nous pensions en avoir fini avec les surprises en arrivant à notre hôtel mais cela ne sera pas fini… Nous nous rendons en effet à la laverie pour récupérer nos affaires propres mais celle-ci nous apparaîtra fermée avec le rideau en fer tiré…Ce n’est pas possible… On nous a jeté un sort ! Nous prenons toutefois cette mésaventure avec détachement et humour car nos vies ne sont pas en danger et ce ne sont que des vêtements. Le problème est que nous partons le lendemain matin à 6h pour le Pérou… Comment faire pour les récupérer avant ? Nous demanderons à notre hôtel et un autre hôtel proche de la laverie s’ils connaissent la personne pour la contacter chez elle ou sur un portable mais ils ne pourront nous venir en aide. Alors que Cécile préparera les sacs dans la chambre, je descendrai à l’accueil de l’Hôtel Paris pour régler nos nuitées et solutionner avec Miguel, le charmant et aimable réceptionniste, le problème des vêtements restés à la laverie. Nous avions déjà envoyé par la poste chilienne 1 colis en France donc je connaissais les tarifs. J’avancerai donc à Miguel la facture de la laverie et l’envoi du colis postal en France, en comptant sur sa bonne foi et l’honnêteté chilienne pour qu’il effectue le service demandé. Je rejoindrai Cécile dans la chambre pour l’aider à finir de préparer les affaires. Ce qui est pratique en laissant 3 kgs de vêtements dans une laverie, c’est qu’il y a plus de place dans les sacs et que ces derniers sont moins lourds à porter. La chose moins pratique est que nous avons désormais non plus 2 mais 1 seul exemplaire de sous-vêtement, pantalon, t-shirt et pull pour les 15 derniers jours du voyage… Ca sent le réassort péruvien à plein nez tout ça ! A 22h30, nous pouvons bien entendu faire une croix sur l’habituel petit resto que nous nous permettons de faire chaque soir précédant le départ d’un pays. Ce n’est pas grave, nous sommes mieux ici dans notre chambre d’hôtel, à picorer les restes de midi qu’à Maipo, dans ce petit hameau où nous avons failli rester. Nous règlerons et vérifierons nos alarmes qui sonneront dans quelques heures…Une courte et dernière nuit chilienne avant de s’attaquer à la dernière étape de notre périple et non des moindres : l’inquiétant et mystérieux Pérou.

mardi 27 mai 2008

Vendredi 14 mars : sur la route de Valparaiso


Par Cecile


Ce matin nous prenons notre petit déjeuner dans la salle à manger concourant pour le TOP 5 des intérieurs les plus kitchs. La concurrence est rude, nous en aurons une belle démonstration dans quelques heures…
Nous avons décidé pour la matinée de nous rendre au musée des arts précolombiens que nous n’avons pas eu le temps de visiter la veille puis de prendre un bus pour Valparaiso, ville élue au patrimoine mondial de l’UNESCO ou nous passerons la nuit.
Nous préparons donc juste un petit sac a dos dans lequel nous enfournons de quoi faire notre toilette, le guide touristique, une bouteille d’eau (très important l’hydratation, c’est ma maman qui l’a dit…) et un pull.
Nous sommes obligés pour nous rendre au musée d’emprunter de nouveau la rue commerçante principale et de croiser une nouvelle fois cette population meurtrie par des années de dictature. Je ne peux pas imaginer ce que c’est gens ont vécu, subi et comment l’homme peut être capable d’une telle cruauté.
Le musée se trouve proche de la Plaza de Armas, on y accède par un ruelle couverte et une place intérieure. La bâtisse et sa cour témoignent de la beauté de l’architecture coloniale. C’est peut être le seul élément positif de la colonisation… L’exposition retrace les arts de différentes civilisations à travers des poteries, des tissus, des armes, harpons, bijoux… Notre guide touristique relatait de la beauté de momies. Ce devait être le clou du spectacle pour Hervé, je crois même que c’était sa motivation première. La déception fut a la hauteur de ses attentes. Il s’agissait d’une toute petite momie dans une vitrine pas plus grande qu un four… Peu importe, ça fait partie de l’aventure et nous aurons plus tard largement de quoi nous rassasier en terme de vision de momies… La fin de la visite fut sans fin pour Hervé, qui déçu et fatigué n’arrivait pas a tenir en place et se concentrer sur la moindre devanture.

A notre sortie, nous nous interrogeons sur un changement éventuel de programme pour les jours à venir. Nous devons normalement rester jusqu’au mardi au Chili pour rejoindre ensuite le Pérou. Notre soif d’aventures s’inscrit plus dans un domaine naturel que dans des mégalopoles et nous décidons donc d’écourter notre séjour dans la capitale chilienne afin d’accorder plus de temps aux beautés péruviennes. Direction la LAN (je ne compte plus les fois où nous avons changé nos billets mais c’est l’avantage des pass tour du monde et ça fait partie de la magie du voyage). LAN ne pourra répondre a nos desideratas sans frais, nous nous rendons donc chez son concurrent American Airlines (qui fait cependant partie de la même alliance) ou nous obtenons sans problèmes les changements. Le départ pour le Pérou se fera donc le surlendemain.

Nous voilà fin prêt pour nous rendre en métro a la gare routière, puis bus (après étude des prix et compagnies) pour la merveille de la côte chilienne. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre car le Lonely Planet se fait l’écho de l’ambivalence de cette ville : d’un côté son « charme bohème et son héritage artistique » et de l’autre une ville « sale et délabrée ».

Après 2 heures de bus (2 heures de sieste pour moi pour être tout a fait honnête), nous arrivons à « Valpo », plus exactement à la gare routière de notre compagnie de bus puisque chacune à sa gare d’arrivée. Il nous faudra une petite demi-heure sous la canicule pour rejoindre le centre historique. Une très gentille chilienne dans son petit kiosque d’informations nous fournira tous les renseignements nécessaires pour se rendre sur le Cerro Conception.
En effet, la ville est construite sur 15 collines (Cerro en Chilien) sur lesquels nous accédons par des très vieux ascenseurs qui s’apparenteraient à des téléphériques sur rails. A cette exception prêt que le wagon n’a pas l’inclinaison de la pente mais reste parallèle au sol, grâce à une surélévation (comme sur des pilotis) de la partie inférieure.
Les 2 collines les plus touristiques, et qui d’ailleurs ont fait l’objet de réhabilitation sont les Cerros Conception et Allegre. Nous chercherons donc sur celles-ci un hébergement. Lorsque notre étude de marché atteindra la durée de 2 heures (mais je l’avoue, qui nous a permis de nous promener) j’informais Hervé de mon désir de faire un choix et d’aller s’installer quelque part avant qu’il n’y ait plus aucun hébergement de disponible. Nous avions effectivement essuyé plusieurs refus.
La spécificité de la ville tient non seulement dans son organisation et son site géographique mais également dans l’architecture des maisons et dans leurs couleurs. De petites ruelles pavées s’émissent entre les bâtiments avec des inclinaisons souvent ardues.
Nous recherchions une dernière adresse lorsqu’un Monsieur curieusement habillé : chaussettes montées jusqu’au mollet installées dans une paire de bateaux, un bermuda jaune descendant jusqu’au genoux et un faux polo Lacoste rose ; nous demanda ce que nous cherchions. A l’écoute de notre réponse il nous invita à prendre possession de notre chambre dans sa maison. Sa gentillesse toucha la sensibilité de mon cher et tendre et celui-ci accepta malgré une vue sur la rue alors que nous avions opté pour une chambre nous faisons bénéficier de la particularité du site. Nous n’avons pas le temps de poser notre sac à dos dans la chambre que nous nous retrouvons déjà assis autour de la table de la salle à manger avec Alfonso qui avait sorti une photocopie d’un plan de la ville et tous ses feutres de couleurs. Le voilà donc nous exposant le parcours a faire d’un ton agréable mais ferme : « je veux que vous alliez là puis vous devez passer par là… ». Nous avons écouté religieusement notre hôte qui ne prenait pas ça à la rigolade… Au bout d’une heure, notre sérieux et notre concentration venaient à leur terme, il était l’heure de tester le programme établit par Alfonso. La balade bien que très agréable dura 4 fois moins de temps que les explications. Notre promenade nous conduira sur différents balcons surplombant la ville et la baie. Nous sommes assez mitigés car la vue en contrebas est celle d’une ville portuaire commerciale. C’est ici que les garçons de la ville invitaient une fille lorsqu’ils voulaient leur donner un baiser. Que c’est romantique…

La balade étant donc plus courte que prévu, nous attendons devant un petit restaurant qu’Hervé à déniché sur le guide et que nous ne pouvions louper, nommé « Le filou de Montpellier » , peu cher et qui jouit d’une bonne critique. Nous retrouverons autour de notre table beaucoup de… francophones. Pour clore cette belle journée, Hervé décidera de regarder Da Vinci Code (en anglais) en DVD, livre qu’il venait de finir quelques jours plus tôt pendant que bien sur, je tombais dans les bras de Morphée.

lundi 19 mai 2008

Jeudi 13 Mars : Santiago de Chile


Par Cecile

Nous atterissons tres tot ce matin dans la capitale chilienne. Il n y a plus de bus publics pour rejoindre le centre ville. Un mini bus prive nous offre ses services. N ayant pas le choix, nous embarquons dans le vehicule et donnons l adresse d une auberge de jeunesse que nous avions repere mais bien sur pas reservee. ce ne serait pas marrant que ce soit facile... donc nous arrivons au pied de l etablissement pour s entendre dire qu il n y a plus de lits disponibles ! Ce n est pas tres grave, il se trouve que nos montres affichent 2h du matin donc ce n est pas un probleme, juste un petit defi matinal, comme nous les aimons bien.

Apres consultation rapide de notre bible de Lonely Planet et quelques phrases bredouillees afin de faire patienter notre chauffeur, nous convenons de s adresser a l hotel Paris a quelques centaines de metres de la. Notre conducteur, fidele a la gentillesse rencontree jusque la chez tous les chiliens nous propose de nous y deposer et en cas d echec de nous conduire autre part.

La chance sera de notre cote et nous integrerons quelques instants plus tard une chambre double avec salle de bain. Le luxe...

Nous nous endormons pour quelques heures afin de recouvrer quelques forces pour arpenter les rues de Santiago. Le quartier ou nous residons est charmant, pave avec des batiments en pierre de taille, dans un style un peu moyen-ageux. Ce que nous decouvrons plus a 3 rues de la, dans la rue pietonne principale, que nous pourrions croire europeenne de part ses nombreux commerces, nous ramene a la realite economique et politico-historique du pays : des dizaines de personnes mutilees, defigurees faisant la manche. C est evidemment choquant, traumatisant, on se demande ce que l on fait ici.
De nombreux carabiniers cohabitent avec les vendeurs ambulants, les cireurs de chaussures et de nombreux magasins de toute sortes, tout cela dans une inhabituelle ambiance musicale diffusee par les hauts parleurs installes dans l ensemble des rues pietonnes de la capitale.
Apres un arret a la poste sur la fameuse Plaza des Armas (toutes les villes sud americaines que nous avons visitees ont une place principale denommee ainsi) pour s enquerir de l etat de notre paquet envoye de Punta Arenas, nous nous rendons au marche central. C est un lieu touristique, habite par de nombreux restaurants du meme acabit. Une personne nous bouscule et nous voila les temoins d un garde habille en civil en train de poursuivre puis d arreter un petit garcon qui venait de voler la veste d un touriste. Comment lui en vouloir ? A t-il de quoi se nourrir ? Nous marcherons le long d une artere routiere importante puis le long d un parc et nous nous arreterons dans un endroit tres sympathique : le Barrio Bellavista, une place a l abri des voitures, de la pollution et du bruit ou des artisants exposent leurs oeuvres et ou des petits restaurants proposent leurs compositions. Ce jardin de quietude se trouve en bas du mont auquel nous accederons bizzarement par le funiculaire et non a pied... La vue la haut est celle d une megalopole. Nous qui sommes attires par la nature et non par les villes ne sommes pas du tout touche par ce que nous avons devant les yeux, d autant plus que les andes en arriere plan ne sont predominantes. Une immense vierge coiffe le mont, nouvelle petite pensee pour ma grand mere paternelle.
A defaut de l ascension a pied, nous cedons a la facilite de la descente par nos moyens jambiers. Sur le retour, nous traversons un parc tres romantique. Il est trop tard pour nous rendre au musee Pre colombien. Nous reportons donc cette experience au lendemain et la journee s acheve sur un petit pique nique dans notre chambre et la lecture de L Equipe pour Herve qui etait comme un enfant devant le pere noel quand il a decouvert l edition dans un kioske du centre ville...

Mercredi 12 Mars : Une journee 100% Argentina - Tango, Futbol et Carne


Par Herve
Nous prendrons le petit dejeuner dans notre agreable et charmante demeure du Kilka Hotel. Avec ses hauts plafonds et ses grands volets en bois, ses salles de bain au carrelage et robineterie d epoque, ses patios lumineux aux murs a la peinture defraichie et bacs debordant de grandes plantes vertes, cette auberge fera sans nul doute partie du Top 10 en terme de refuge. Cela n est pas forcement classe ni soigne certes , mais ce petit cote auberge espagnole nous plait beaucoup avec Cecile. Les brosses a dents qui debordent du pot dans la salle de bain, la petite cuisine qui ressemble a un champ de bataille, la guitare seche qui tient compagnie au chat sur le canape, les dizaines de magasines et livres en plusieurs langues qui tronent avec les jeux de societe sur la table basse... tout cela dans un incessant brouhaha, melange de discussions multilinguales et de musique d ambiance dont semble s extraire Guido avec un melange de serenite et d habitude, repondant aux multiples sollicitations de ses differents hotes avec une extreme gentillesse et servitude.

Cette journee est la derniere que nous passons en Argentine. Un taxi pour l aeroport a ete commande a notre auberge pour 20h00 car nous quittons le pays en fin de soiree pour rejoindre Santiago du Chili pour une poignee de jours.

La premiere etape de notre circuit nous conduira au quartier de San Telmo, connu pour etre la place forte du celebre tango argentin... Notre premiere visite nous conduira dans une immense halle ou se meleront grand nombre d etals de fruits frais et magasins d antiquites. Inutile de chercher un rapport quelconque entre ces deux activites... c est bien une caracteristique de l Argentine qui semble se donner le droit de ne rien avoir a mettre en relation ou de donner de sens aux choses. Tout cohabite dans un indescriptible bazar mais ce cote bigarre est somme toute assez interessant a analyser.

Nous arriverons ensuite a la fameuse place de San Telmo ou un restaurant proposera un peu plus tard une petite séance de tango assuree par des professionnels. Parfait. Le temps pour nous de nous promener dans le quartier, de visiter une eglise et de revenir a cette charmante petite place ensoleillee ou de multiples marchands de babioles et souvenirs ont installe leurs echoppes a meme le trottoir, sur l ensemble du grand perimetre rectangulaire formee par cette derniere. Nous nous installerons sur la terrasse du restaurant aux premieres loges de la petite piste de dance amenagee pour la demonstration de Tango. Il n y a encore que peu de touristes et nous patienterons donc autour d un petit verre tout en ecrivant nos cartes postales a nos grands parents. Ces derniers ne disposant pas d internet ne peuvent en effet se rendre sur le blog pour prendre directement de nos nouvelles. Pour pallier a ce manque, nous envoyons donc des cartes postales... Nos parents respectifs se chargant par la suite de leur conter le recit de nos aventures au telephone (France Telecom peut nous remercier...) ou d imprimer les pages du blog transmises aux cours des differentes entrevues familiales... Ainsi, toute la famille est concernee quasiment en temps et en heures...Seuls mes grands parents maternels, que je felicite d ailleurs, se sont mis aux nouvelles technologies et a internet et nous suivent ainsi directement sur le blog ou nous envoient des emails. A respectivement 78 et 80 ans, c est quand meme assez peu courant pour le souligner...

Arrive ensuite l heure de la demonstration de Tango. Le couple de danseurs s est mis sur son 31. Chemise blanche, costard, borsalino et chaussures rutilantes pour monsieur, decollete noir, jupe echancree rouge et talons aiguilles pour madame. S ensuivra alors une demonstration d une quinzaine de minutes de tango qui nous laissera pantois car la danse que nous sommes en train de decouvrir est en fait tres particuliere. Premierement, c est une danse tres sensuelle. Les corps se touchent, se frolent, s etreignent, les regards sont profonds, charmeurs, provocateurs... Deuxiemement, les expressions du visage sont tres changeantes comme si la danse evoquait une histoire. Une sorte de scene de theatre avec des mouvements tres sensuels en fait... Nous ne nous attendions pas a cela avec Cecile. Pas autant de rapprochement entre les danseurs, pas d histoire qui nous soit contee sous fond de sensualite. Moment fort donc que cette demonstration de danse auxquelles nous assistons dans ce quartier de Buenos Aires ou le tango argentin a pris ses racines. Nous sommes biens et heureux avec Cecile que de se laisser envahir par cette danse charmeuse le temps de quelques minutes. C est aussi cela les instants inoubliables du Tour du Monde. Pas seulement des raies qui sortent d un lagon ou des curiosites naturelles epoustouflantes. Non, cela peut etre aussi tout simplement quelques pas de danse typique admires paisiblement autour d un verre sous la quietude d une placette ou le temps semble s etre arrete.

La deuxieme partie de notre visite nous amenera en debut d apres midi dans le quartier repute de la Boca. Si celui de San Telmo est le berceau du tango, celui de La Boca est dedie au Futbol. Il abrite en effet le stade peint entierement aux couleurs bleues et jaunes d un des deux clubs mythiques de la capitale. Celui du repute Boca Juniors ou la star Maradona a evolue pendant de nombreuses annees... L autre club est celui de Riverplate. C est notamment dans ce bouillonnant stade de La Bombonera qu a lieu le Superclasico entre ces 2 clubs de la capitale. Ambiance garantie... Car ici en effet comme dans tout le pays et meme dans toute l Amerique du Sud, le Futbol est une veritable religion. Il n y a pas de Une de journal sans que le theme ne soit grandement aborde et ce ne sont pas moins de 5 chaines de TV qui parlent constamment de ce sport, que ce soit a travers de retransmissions de matchs ou d emissions 100% ballond rond. Apres avoir arpente les abords de ce stade, nous entrons de plein pied dans le quartier de La Boca rendu celebre par la coloration multiple et vive de ses habitations de tole ondulee. On dirait que l on a remis a chacun des habitants des pots de couleur petante differents avec pour mission de repeindre entierement les portes, murs, encadrements de fenetres, escaliers avec le maximum de contraste possible. Cela donne donc un rendu detonnant avec des habitations aux teintes bigarrees ou vient s ajouter le floklore des quartiers touristiques avec petits marches ambulants, terrasses de restaurant installees sur les trottoirs, demonstrations de tango... Vraiment sympa a voir.

Nous prendrons par la suite un bus public qui nous ramenera a la place de Mai visitee la veille et ce afin de nous rapprocher de notre auberge. Nous ferons un petit crochet dans l artere commercante visitee la veille afin de retrouver Flipo, le musicien magique. Quelle deception de voir que ce dernier n etait pas la... Je ne pourrais donc pas, a mon grand desarroi, m encquerir de son oeuvre intitulee La Mano de Flipo... Mais je ne perds pas espoir, un avis est publiquement lance... si vous allez sur Buneos Aires ou connaissez Flipo, contactez moi ! Avant de rentrer, nous ferons une halte au Cafe Tortorini qui est une attraction en soi car le plus vieux de la capitale avec 150 ans d existence et une origine francaise. Une replique exacte d une brasserie parisienne nous sera alors proposee tandis qu un des chocolats chauds les plus delicieux jamais goutes nous sera servi. Allez savoir pourquoi mais l Argentine excelle dans cette boisson. Nous nous en etions fait la remarque a Ushuaia et celle ci est confortee par cette experience gustative qui nous laissera un souvenir gustatif quasi imperissable. Cecile essaiera bien de demander la recette mais c estait bien sur peine perdue... Nous rentrerons tranquillement a notre gite non sans acheter un dernier bout de viande a nous contocter sur la terre argentine. Ce dernier repas sera malheureusement moins bien apprecie que les autres car avale en toute vitesse. Le taxi a en effet de l avance et c est en 2 minutes chrono que nous prendrons nos sacs et ferons des adieux chaleureux a Guido et Olivier, un francais rencontre sur place. Pendant les 45 minutes du trajet qui nous menera a l aeroport international Benitez, je ne cesserai de repenser avec excitation a un mail recu quelques minutes avant le depart. Celui du selectionneur de la Province du Quebec qui a ete informe de ma venue sur Montreal et qui me propose de rejoindre la Selection pour effectuer une tournee en France fin avril... Deux perspectives aussi interessantes qu excitantes pour moi. Celle sportive tout d abord qui viserait a priori a une possible selection au sein de la Province du Quebec avant meme que je n ai atterri sur le sol canadien (j avais auparavant etabli des contacts avec mon club sur Montreal qui a transmis semble t il les informations) et celle d un possible retour en France seulement 4 mois apres avoir quitte le pays. Beaucoup d excitation donc avec ces perspectives nouvelles qui me donnent presque envie d arriver rapidement sur Montreal pour en avoir reellement confirmation...Mais j essaie, meme si c est difficile, de ne pas m emballer car la deception pourrait etre grande en cas de non concretisation de ces expectations et puis il nous reste encore une vingtaine de jours de voyage dont il faut profiter au maximum...

Arrives a l aeroport, nous nous insererons dans la file d attente de notre vol qui ne cessera de grossir et de ralentir. Les raisons sont qu au fur et a mesure de l arrivee des voyageurs et du grossissement de la file, les hotesses d accueil ferment leurs guichets 1 a 1 ce qui a tendance a enerver les futurs passagers. Il ne restera plus que 2 guichets d ouverts pour enregistrer les 25O clients du vol alors que le bagagiste, insensible aux mouvements de la foule, fera du MoonWalk sur le tapis roulant des bagages... Une enieme taxe d aeroport a payer ce qu aura tendance a m enerver car nous avons achete nos billets TTC ce qui dans mon esprit cartesien signifie toutes taxes comprises. Alors que depuis que nous sommes en Argentine, nous payons souvent une taxe en plus, que ce soit a El Calafate, Ushuaia ou ici Buenos Aires. Cela commence a faire un peu beaucoup...Renseignement pris aupres de la personne concernee, il s agit en fait d aeroports qui sont des concessions privees et donc soumises a taxe...ce qui n est pas le cas avec les aeroports publics.

Nous quitterons l aeroport international aux alentours de Minuit pour rejoindre Santiago du Chili a quelques centaines de kilometres de la. Bye bye l Argentine, pays qui n etait pas forcement sur notre trajet initial mais qui s averera etre finalement la bonne surprise de ce Tour du Monde...


samedi 17 mai 2008

Mardi 11 Mars 2008 : Buenos Aires


Par Herve

Les 16 heures de bus nous separant de Porto Igacu a Buenos Aires furent assez bien digeres, aides en cela par le trajet qui fut effectue en nocturne, comme a l aller. Finalement, devant l absence de reseau ferroviaire dans le pays, le bus reste la solution la plus interessante, d ou son developpement avec pres de 100 choix de compagnies et 200 destinations a la gare routiere de Buenos Aires. Moyen de transport relativement peu onereux compare a l avion, permettant, en l effectuant de nuit la plupart des cas, d avaler grand nombre de kilometres, sans s en apercevoir. Le service a bord est soigne, les repas sont tres corrects et les sieges, inclinables et larges sont bien plus confortables que ceux utilises dans les differentes compagnies d aviation. Seul petit bemol, les films presentes pour combler les heures de transport …Cela avait pourtant bien commence avec une trilogie de films a l apologie de Robin Williams (pas mauvais en soi et je me disais que le chauffeur devait etre un fan) mais cela a commence a se degrader avec un film d horreur ou des tetes volaient en eclat chaque 30 sec puis un concert de rock des annees 60 dans une langue dont je ne connaissais l existence (du grec, du russe, un dialecte roumain ?). Nous avons par la suite touche le fond avec un documentaire nous renseignant sur la fabrication des moteurs utilises par les bus de la compagnie puis sur une visite guidee de l usine agroalimentaire d ou sortaient les brioches servies au petit dejeuner ! Je pense que je suis desormais impermeable a toute emission TV… Meme les documentaires de Chasse et Peche qui passent en France vers 3h du matin decrivant les processus d hibernation des alouettes cendrees dans les marais poitevins me sembleront desormais etre d un grand interet…
C est en milieu de matinee que nous atteindrons Buenos Aires. La peripherie de la capitale argentine est bordee d immenses panneaux publicitaires pour des marques de voiture ou de telephonie, qui depassent de loin les 4x3m fleurissant dans les villes francaises. Il y a aussi grand nombre de complexes sportifs ou regorgent notamment terrains de football et rugby.
N oublions pas en effet que dans ces 2 sports, l Argentine demeure une grande nation sur l echiquier mondial. Le fabuleux et historique parcours realise il y a quelques mois par les Pumas lors de la Coupe du Monde de Rugby 2007 en France et les images poignantes de ces colosses de 120 kgs laissant echapper des larmes de fierte lors des hymnes ne sont pas sans me rappeler que malgre l omnipresence du Futbol et le mal fait aux francais pendant l epreuve, le rugby argentin a beaucoup de talent et de cœur a revendre…
Des notre arrivee a la gare routiere, nous prenons la decision de monter rapidement dans un taxi afin d eviter de rester dans ce lieu repute comme un des plus dangereux de Buenos Aires. Cecile est aussi rassuree que contente par ce geste qui lui evitera beaucoup de sueurs froides et pour vous l avouer, je ne m en porte pas plus mal… Le taxi nous deposera en plein centre de Buenos Aires non loin de la grande obelisque de 25 m de haut placee en plein cœur de l artere principale de la capitale. Cette derniere ne compte pas moins de 18 voies de circulation…! Imaginez un peu… L equivalent de 3 autoroutes cote a cote en plein milieu d une ville ! Apres avoir emprunte un bus public, nous marcherons quelques centaines de metres afin de nous rendre dans une auberge de jeunesse recommandee par un journal destine aux Backpackers, faute de guide touristique sur l Argentine. Nous serons accueillis avec gentillesse et servitude par Guido, le maitre des lieux, qui n est autre que le sosie de Frodon Saquet dans le Seigneur des Anneaux. Les lieux degagent de surcroit une atmosphere tres sympathique, comme dans l auberge espagnole, avec un va et vient incessant de personnes de differentes nationalites. Il reste par chance une chambre de libre dans laquelle nous nous delesterons de nos bagages, avant de filer, une douche reparatrice rapidement prise, a la decouverte de B.A et de ses richesses historiques.
Apres avoir traverse quelques rues dont l air, quasiment irrespirable, est explique par la pollution de nombreux bus traversant ces dernieres, nous arrivons a la premiere etape de notre circuit a savoir le parlement. En nous rendant vers celui-ci, nous longeons un grand parc encercle par les multiples voitures qui offrent un recital strident de klaxons. A l interieur de celui-ci se trouve un garcon a moitie deshabille, recouvert de crasse et dormant a poings fermes, insensible semble-t-il aux puissants rayons de soleil qui viennent s abattre sur la peau tanee de son corps frele. Nous nous en apercevrons au cours de notre periple mais les megalopoles d Amerique du Sud exposent tout, des palais les plus riches a la pauvrete ambiante toute proche qui sera palpable a plusieurs reprises.
Nous nous rendons ensuite en direction de la Place de Mai qui renferme l ensemble des hauts lieux touristiques et historiques de la capitale. Nous ferons une halte avant la visite dans un petit restaurant situe a deux pas de la, dans une petite cour pavee gorgee de soleil et rendue legerement ombragee par un arbre. Nous avons alors l impression d avoir fait un bond de 7500 kms et de nous trouver dans le dedale des etroites ruelles du centre ville de Montpellier ou viennent se nicher nombre de charmants petits restaurants qui sortent leurs terrasses d ete sur les rues pavees et ensoleillees du centre de notre chere capitale heraultaise.
Apres cette agreable pause aux forts accents mediterraneens, nous rejoignons la Place de Mai, lieu bien connu de la capitale pour en avoir ete le theatre lors de la revolution pour la prise d independance en 1810. Sont concentres aux abords de cette place l ensemble des lieux charges d histoire comme le Palais Rose (Casa Rosada) ou le Palais des Congres, qui malheureusement pour les touristes avides de savoirs que nous sommes, ne sont pas accessibles au grand public.
Nous poursuivrons donc notre promenade dans les rues commercantes du Centre Ville qui ne sont pas sans nous rappeler celles des villes francaises. On avait en effet l impresion avec Cecile de se trouver Rue de la Loge (grosse artere pietonne du centre ville de Montpellier) hormis bien sur l emploi de la langue espagnole. Mais nos sensations etaient legitimes et nullement isolees car nous apprendrons par la suite que ce quartier est surnomme le Petit Paris pour sa ressemblance frappante avec les rues de la capitale francaise. Nous voilà donc rassures...
En cours de route, alors que Cecile s abandonnera a un petit magasin de fringues, je m arreterai pour ecouter religieusement un chanteur de rue qui avec sa guitare seche et sa voix rauque, n est pas sans me rappeler Roland Ramade, ex chanteur du groupe Reggl yss (mais oui rappelez vous, le tube Mets de l huile dans les 90s) et que j ai eu l occasion de cotoyer, ce dernier habitant dans le quartier recule des Cabanes de Mauguio. Decidement, tout est fait ici pour nous rappeler nos origines... Je resterai pendant plus d un quart d heure a ecouter avec entrain les compositions du denomme Flipo dont je m etonnerai, fait exceptionnel chez moi, a vouloir acheter le CD La mano de Flipo. Faute de monnaie suffisante, je reviendrai un peu plus tard m encquerir de ce cadeau...
Nous nous baladerons au travers des charmantes rues pietonnes avant de nous rendre a notre rendez vous habituel, celui de la LAN, notre compagnie aerienne afin de modifier notre vol Buenos Aires – Santiago un peu plus tot qu initialement prevu afin de pouvoir profiter de la capitale chilienne et de ses alentours. Cela sera fait sans trop d encombres, encore aura t il fallu insister pour ne rien payer en pretextant que nous n avons jamais demande a l origine a nous retrouver a Buenos Aires, chose que nous ne regrettons pas bien entendu.
De retour a notre auberge, nous acheterons quelques fruits et legumes et de la bonne viande. Nous nous rendrons compte durant nos achats que le taxi de la matinee nous a refile un faux billet de 20 pesos... et je deviendrai donc expert en la matiere avec l aide des commercants a qui j essaierai de le refiler tant bien que mal (!) pour desormais reconnaître les elements falsificateurs...
Nous ne regagnerons pas encore nos penates car Cecile a repere le matin un coiffeur qui pouvait lui faire des tresses. Rendez vous ayant ete pris, j assisterai en bon compagnon a la seance avant de payer ce dernier et de reussir, habilement cache, a redonner le fameux faux billet... Malhonnete garcon me direz vous et je vous repondrai que non car la somme a payer etait superieure a celle annoncee... c est donc un juste retour des choses... meme si nous avons rapidement quitte les lieux en courant et rigolant, comme 2 gamins qui auraient vole des bonbons a l epicier du coin...La soiree se deroulera sans encombres avec un peu de repos et l ecriture de quelques mails a nos proches. Guido nous proposera de participer a un barbecue organise par l ensemble des locataires des lieux, geste tres sympathique que nous declinerons car notre viande etait deja sur le feu... Nous nous endormirons relativement tot, malgre les bruits du voisinage qui ne demarra les hostilites qu a 22h30 du soir pour finir au petit matin. Heureusement que l on n a pas accepte l invitation, on a des horaires et un programme a respecter nous !

mardi 6 mai 2008

Lundi 10 mars 2008 : Sous un torrent d eblouissements...


Par Cecile
Sur les conseils de vero rencontree quelques jours plus tot sur l ile de paques, nous nous rendons tot aux Cataratas en langue locale par un bus tout aussi local. J adore ce mot, je trouve que l on n aurait pu inventer un assemblage de lettres plus approprie et annoncant cette manifestation naturelle d une facon aussi chantante. Les chutes se trouvent non loin de la ville, a quelques quinzaines de minutes, en penetrant dans la jungle. Le soleil doit etre tellement virulant ici que les dos d anes installes sur la route se sont enfonces dans le bitume a certains endroits...
Le bus municipal nous depose a l entree du parc, nous nous attendons a tout instant a voir apparaitre les 2 grandes oreilles noires de Mickey ! L endroit ressemble effectivement a un parc a theme avec sa facade de guichets, fils d attente delimitees et tourniquets au dos duquel une place avec ses chemins dalles attendent le visiteur pour le conduire vers les monuments de dame nature mais aussi vers les ineluctables magasins de souvenirs et stands de vente d animations... Nous nous faisons donc alpaguer pour une presentation en bonne et due forme de l animation principale du parc : le tour de bateau a travers les chutes. Toujours sur les recommandations de vero, nous decidons d acquerir une place pour cette aventure. A l aide du plan de la reserve, nous choisissons de nous rendre a pied (et non en train) pour le 1er circuit de promenade. Nous sommes pratiquement seuls sur le site pour decouvrir ces si renommees chutes. Le petit chemin nous conduit sur une plateforme ou nous apercevons les cascades d eau devalant les falaises a notre droite et a notre gauche et entourant une petite ile. Les chutes s enchainent mais ne se ressemblent pas. Elles sont fines, nombreuses et tres resserrees sur un pan de precipice tandis qu elles sont grondantes, imposantes et exhuberantes sur un autre versant. Elles sont omnipresentes dans le paysage, elles en ont pris possession et dominent le lieu majestueusement. Les 4 circuits pietons permettent de longer, surplomber les chutes, de les voir sous differents angles. Bien evidement, nos pas emprunterons les 4 afin de ne rien rater du spectacle. Ces derniers se fondent en outre majestueusement dans le paysage et ne denaturent en rien l environnement sauvage des chutes que chaque visiteur doit ainsi avoir l impression de decouvrir tel un aventurier.
Nous visitons l ile San Martin que nous rejoignons a l aide d une petite navette pour une traversee de 150 metres a peine. Des escaliers nous meneront aux differents points de vues d observation des chutes mais aussi de condors aupres desquels Herve passera autant de temps que pour choisir un sandwich (approximativement 1h30...). Nous tomberons cote a cote avec un varan, je ne sais pas lequel de nous trois a couru le plus vite...
Arrivera le moment d embarquer pour l excursion, les employes du parc remettant a ceux qui le souhaitent (pour autant dire tout le monde...) des sacs de marins etanches dans lesquels nous pouvons a loisir ranger ce que nous souhaitons retrouver secs. Certaines personnes averties se retrouvent a bord de la navette en maillot de bain ! Bien vu...Nous voila donc installes sur les 1ers sieges du hors bord, pret a prendre la foudre aquatique et ce ne sont pas des vains mots. Apres une petite mise en bouche en direction des chutes bresiliennes, nous voila propulses sous une chute argentine. Je dis bien SOUS, je n arrive meme pas a ouvrir les yeux tellement nous recevons d eau sur nos tetes. c est impressionant (et froid...) et pour etre sur de ne rien rater, le pilote nous offre un deuxieme tour (pourtant nous n avions pas attrape le pompom...) Sympatique experience que celle ci, le cote ludique prenant le pas sur la contemplation des cataratas. Le pique nique englouti, nous sautons dans le petit train pour le 2eme circuit : les gargantuas del diablo. Gargantuesque prend tout son sens ici, des trombes d eau se deversent et s ecrasent des dizaines et dizaines de metres plus bas, au fond de la gorge, dans un bruit assourdissant. Pour vous donner toute la dimension du phenomene, la metaphore n etant pas des plus poetiques mais imaginez vous transforme en fourmi, assis sur les bords de la cuvette de toilette lorsque l on tire la chasse.
La vue est splendide sur le canyon avec un effet cinematographique grace aux effluves naissantes des chutes. La route joignant le train au point de vue est tres agreable, sinuant sur les entendues calmes de l eau qui se deversera un peu plus loin. Profitant du paysage, nous apercevons un....crocodile. Il ne bouge pas. On soupconne une replique en plastique installe ici par les autorites du parc pour rajouter un peu de piment au spectacle qui entre nous n en a vraiment pas besoin... Mais nous sommes mauvais esprit sur cette affaire la car nous voyons l oeil du monstre (en fait c etait un bebe crocodile, il devait mesurer pas plus de 2 metres) rouler et sa queue se tremousser.
Malgre la fatigue des quelques 8 heures passes debout a deambuler, et sous l impulsion et l envie d Herve, nous nous rendons sur le dernier circuit qui heureusement est tres court. La aussi, le jeu en vaut la chandelle. C est encore une vue surprenante, differente et eblouissante des chutes. Le site, le nombre et les visages des chutes sont tellement importants et differents que l on ne peut s en lasser et s etonner a chaque nouvelle vue.
C est riche de cette nouvelle experience et ces beaux souvenirs que nous nous rendons a la station de bus ou nous avions laisses nos effets personnels le matin meme a 6h du mat au bout de 20 minutes de marche avec 15kg sur le dos... Nous nous engouffrons dans le bus qui roulera toute la nuit pour nous ramener sur Buenos Aires, des images plein la tete des ces fabuleuses chutes d Igacu.


dimanche 4 mai 2008

Dimanche 09 Mars : Porto Igacu


Par Herve
Je nourrissais quelques inquietudes quant a ma possibilite de trouver le sommeil dans le bus, ces dernieres etant legitimees par mon experience thailandaise qui etait loin d etre un veritable succes... Mais le confort, la largeur et l inclinaison des sieges ainsi que l absorption de quelques liquides alcoolises afin de trouver plus rapidement les bras de morphee ont donne un excellent resultat en terme de sommeil. Nous nous reveillerons vers 8h30 avant qu un copieux petit dejeuner ne nous soit servi. Nous arriverons en milieu de matinee a Porto Igacu qui comme son nom l indique, se trouve a quelques kilometres des chutes eponymes.
Nous nous trouvons ici dans la partie la plus au nord de l Argentine, a la frontiere du Bresil et du Paraguay. Et dire que la veille, nous nous trouvions a l extremite sud du continent, a quelques encablures du fameux Cap Horn !
C est toute la magie de ce tour du monde : manipuler les kilometres et le heures pour leur donner un sens different des perceptions habituelles et generalisees. Banaliser et minimiser ces echelles spatio-temporelles pour a l inverse, conferer encore plus de grandeur, d eclat et d intensite au formidable periple que nous sommes en train de realiser.
C etait un choix voulu au depart que de realiser ce tour du monde de facon intense, en essayant de decouvrir beaucoup en peu de temps. Cela s explique premierement par une date butoir, celle de notre arrivee au Canada, programmee debut Avril, afin de pouvoir etre au depart d une saison rugbystique qui se joue pendant la belle saison et que je n avais pas envie de tronquer. L aspect financier n est du coup pas rentre en compte de part cette date butoir mais il aurait pu l etre si nous avions decide d entreprendre un periple plus long. Bien que les billets d avion ne rentrent pas en consideration car independants de la duree du voyage (les pass tour du monde ont une validite de 1 an), l adage qui dit que le temps c est de l argent prend tout son sens dans ce cas. Apres un budget etabli a la louche, nous avions les moyens de financer 90 jours de transport, hebergement, nourriture et excursions touristiques en partant sur une base qui nous semblait correcte et realisable de 100 euros/ jour/ 2 personnes (ramenee a quelques euros de moins par la perte dans les echanges de devises et de travelers cheques) que nous essayons de respecter.
Mais qu en aurait il ete pour un voyage plus long, d un an notamment, comme beaucoup de gens rencontres font? Une possibilite qui semble de prime abord difficile financierement a moins de proceder a une redistribution budgetaire dans le choix des transports (privilegier les trajets en bus autant que faire ce peut pour economiser sur les billets d avion) et a une selection majoritaire de pays dits pauvres ou le cout de la vie pourra abaisser de quelques dizaines d euros le plancher budgetaire preetabli.
Une autre raison, moins pragmatique que celle enoncee precedemment, est expliquee par le caractere et le comportement des voyageurs. Et ca tombe plutot bien parce qu avec Cecile, nous ne pouvons pas tenir en place... Une vision commune de la vie que nous voulons vivre a 200%, en multipliant les decouvertes, les rencontres et les evenements et que nous avons applique a ce periple. Comme je me plais a me le repeter interieurement quant tout va trop vite, on se reposera quand on sera mort...! Voila donc les pourquoi du comment de cette duree et de ce mode choisi qui nous convient parfaitement. Enchainer les kilometres, les pays, les sites, les paysages, les rencontres et les decouvertes pour ne rien perdre du temps qui nous est imparti... Mais revenons a nos moutons argentins avec l arrivee dans cette petite bourgade de Porto Igacu, dont on ne doit l existence que par la presence d un site naturel touristique de renom, a savoir, a defaut d un gros rocher rouge ou d un enorme glacier, la presence cumulee de millions de metres cubes d eau en mouvement...

A la descente de la gare routiere, nous prenons le bus public qui nous menera hors de la ville pour nous deposer a la luxueuse auberge de jeunesse, spacieuse et dotee de belles infrastructures comme une grande piscine exterieure et dont les merites nous avaient ete vantes par Vero, rencontree sur l ile de Paques. Malheureusement, les prix s en font ressentir et je decide de tenter notre chance en reportant nos espoirs sur un hotel dont la publicite vu precedemment me semblait offrir des services moins onereux. Ne connaissant pas la distance, je prefere laisser Cecile au bord de la piscine de l auberge de Jeunesse avec nos gros sacs tandis que je remonterai a pied vers la ville en quete de cet hotel. Je m attendais a marcher quelques minutes mais cela se transformera vite en long periple avec pres de 40 minutes a marcher sous un soleil de plomb au bord de la grande voie ou viennent me froler des dizaines de voitures. Je souffre de la chaleur avec mon pantalon et mes grosses chaussures de marche et j espere trouver mon bonheur rapidement car je ne voudrais pas que Cecile ne s inquiete trop longtemps de mon sort. Je n aime pas ces situations ou nous nous retrouvons separes et je m attacherai a ne pas les reproduire pour plus de securite et de serenite. L hotel se trouve finalement sur les hauteurs de Porto Igacu et c est tout transpirant et essouffle que je reserverai une chambre pour un tarif bien moins cher et pour une qualite de service egale. Je reprendrai le bus public pour rejoindre Cecile qui m attendait au bord de la piscine. Un transfert avec ce meme bus nous permettra de rejoindre notre nouvelle residence ou nous nous haterons, une fois une boisson fraiche avalee, de plonger dans la piscine... Quel bonheur apres ces heures de transport et cet attente... Il commence a faire faim (il est 14h30) et nous nous promenerons dans la petite ville ou nous nous poserons dans un petit snack familial ou nous nous rassasierons d empenadas. Nous participerons a une scene de la vie quotidienne avec la famille du snack qui devant un grand plat prendra le repas dominical devant une emission quelconque que projette la TV posee sur la devanture.
Nous rejoindrons la gare routiere pour prendre nos billets retour et programmer la journee de demain. Il est en effet trop tard pour explorer les chutes dans la journee et nous remettrons ca au lendemain. Nous optons pour le retour le plus tardif (en milieu d apres midi) ce qui nous fera lever demain des l aube afin d avoir le temps de visiter l ensemble des Cataratas...
Un guide nous fera etal de l ensemble des excursions a faire au sein du parc national et devant notre refus sur quelques unes compte tenu du prix, se montrera exaspere de notre attitude... Il ne comprend pas en effet que les touristes europeens fassent tout ce long deplacement pour ne pas profiter pleinement de l ensemble des excursions proposees en pretextant un prix trop onereux alors que le cout de la vie en Argentine n est pas des plus eleves... Cela aura le merite d exasperer Cecile qui s en prendra au Guide en lui disant que nous ne sommes pas des vaches a lait et que ce n est pas parce que nous sommes des touristes europeens que nous avons forcement le portefeuille qui deborde. J essaierai de calmer les 2 parties qui resteront campes sur leurs positions. Le guide, apres ces propos, pourra bien sur attendre pour que nous lui reservions une activite et nous reviendrons nous reposer a l hotel pour trier les photos et faire un peu de lessive. Il fait tres chaud et tres humide et cela fatigue nos organismes. C est a la fraiche que nous sortirons de notre refuge afin de retirer un peu d argent, acheter des provisions pour demain et trouver un restaurant pour deguster une bonne viande argentine. Cela sera fait avec un petit snack ou nous nous regalerons une fois de plus devant un match de football... Nous ne coucherons pas tres tard car fatigues par la chaleur et puis demain le reveil sonnera matin avec une belle journee qui s annonce...