dimanche 26 octobre 2008

Dimanche 30 Mars 2008 : Adios Pérou...


Par Cécile
Deux semaines déjà jour pour jour que nous avons posé le pied sur le sol péruvien et nous sommes aujourd’hui dans un état d’esprit totalement différent de celui de notre arrivée. Hervé est en admiration devant ce pays, sa culture, ses paysages, son histoire, ses habitants. Il est vrai que nous avons vécu des moments uniques que ce soit au bout du monde d’Amantani autour du foyer à éplucher des pommes de terre ou haut perché sur les pas sacrés du Macchu Pichu. La peur qui nous a envahi en débarquant sur ces terres a été au final positive et bénéfique, toutes les précautions étant prises pour éviter des invivables moments de psychose et pour passer au final un agréable séjour sans aucun accroc.
Nous allons encore profiter de cette belle journée pour découvrir le centre de Lima. Avant d’entreprendre cette excursion, nous devons régler quelques points du voyage avec Guillermo qui nous avait concocté et vendu notre périple. Nous avons rendez-vous avec lui vers 11h mais il nous demande de le repousser une première fois puis à une deuxième reprise. Enfin, vers 14h, une fois ce dernier vu, nous envisageons de prendre un taxi pour le centre-ville qui n’est pas tout près. Une demi-heure nous sera nécessaire pour trouver un chauffeur qui accepte de nous y accompagner sans nous dévaliser. Tout se mérite ! Nous découvrons la Plaza de Armas, ses calèches, ses touristes, ses bâtiments de style colonial et nous nous engageons sur la grande rue piétonne et commerçante de cette ville construite de toute pièces par les envahisseurs espagnols il y a quelques siècles de cela.
C’est à ce moment là que mon homme décidera de tester son péruvien à moins que ce ne soit sa bonne action du jour. Toujours est il qu’il se dirige d’un pas décidé vers une personne à l’aspect itinérante et lui demande inspiré où nous pourrions manger un ceviche, plat typique de poisson cru mariné entre autre dans du jus de citron. C’était sans aucun doute la bonne personne à qui s’adresser… Mais loin d’être bête, le personnage monnaie l’information à Hervé en échange de sa présence à l’apéritif. La conversation s’éternise et Hervé serein et à l’aise ne semble pas voir mes yeux s’agrandir au fil des minutes. Un pressage de doigt sera nécessaire pour le sortir de sa conversation passionnante et lui indiquant discrètement que le repas à trois n’est pas dans mon état d’esprit du jour…Finalement, il remettra à son nouvel ami quelques pesos et nous le quitterons pour nous diriger vers le restaurant, nos estomacs criant famine compte tenu de l’heure tardive. C’est un endroit ne payant pas de mine, fréquenté par les autochtones, sur deux étages étroits et animés par des téléviseurs dont le volume est assourdissant et retransmettant un match de Futbol. Une pure scène de la vie quotidienne péruvienne. Nous optons pour le menu avec ceviche et sommes servis très rapidement. Ce plat national est très bon mais ne surclasse pas notre faible pour le poisson cru au lait de coco préparé à Tahiti par la maman de Vanaa ! Il est en outre servi avec un pichet de Chicha Morada, une boisson locale assez bizarre à base de maïs. C’est donc bien rassasiés que noue reprenons le chemin inverse pour retourner dans notre quartier de Miraflores non sans faire un arrêt dans un magasin de vêtement où je faiblirai devant une robe pull que nous achèterons. Elle sera de bonne augure pour le Canada et ses températures d’un autre monde…
Hervé, dans sa soif du jour de communiquer avec la population locale tentera d’établir une discussion avec le chauffeur de taxi qui nous fera monter dans sa voiture miniature toute jaune et bonne pour la casse… Je ne suis pas encore bien sure qu’ils se soient compris mutuellement mais l’expérience était assez comique. Le seul élément que nous croyons avoir compris est qu’un petit tremblement de terre s’est produit la nuit passée sur la ville…et dire que nous n’avons rien senti !
Nous n’allions pas clore notre séjour au Pérou et notre Tour du monde sans faire le tour des marchés artisanaux environ 3 fois chacun afin qu’Hervé puisse ramener des souvenirs à certains de ses proches. Autant vous dire qu’au bout de quelques heures, je commençais à en avoir vraiment ras le bol surtout qu’Hervé voulait retourner au marché le plus éloigné pour acheter un objet pour ses parents dont la couleur de l’illustration était un peu différente de tous ceux dans les échoppes les plus proches ! Pris de remords, mon homme se fera pardonner en m’achetant une bague sur le marché local. Finalement, j’adore les marchés artisanaux…
C’est donc un peu les pieds en compote et les yeux exorbités par les produits péruviens que nous traverserons le parc de Miraflores pour rentrer à l’hôtel. Il sera le temps de réunir nos bagages et de remercier chaleureusement notre jeune aubergiste pour sa gentillesse et sa disponibilité.
C’est non sans une certaine émotion que nous nous engouffrons dans le taxi qui nous amènera à l’aéroport international, en compagnie de notre chauffeur attitré sur tous nos déplacements sur ce tronçon bien particulier. Nous ne parlons pas trop dans la voiture et essayons de profiter au maximum. Chaque kilomètre effectué, chaque minute passée nous amène en effet inlassablement et irrémédiablement vers la fin de ce Tour du Monde….
Nous quitterons le sol péruvien un peu avant minuit, non sans avoir adressé un dernier adieu à ce pays si merveilleux.

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