Une excitation particulière nous habite ce matin. Nous nous en sommes fait toute une montagne et l’avenir nous donnera raison quand à sa taille…
Nous prenons donc le train tôt ce matin – moyen de transport que nous n’avons pas encore entrepris lors de ce tour du monde – pour Agua Calientes, une des portes d’entrée du si renommé Macchu Pichu.
Notre accompagnatrice nous récupère à l’hôtel et nous accompagne en taxi à la gare dont l’extérieur ne laisse en rien présager son activité : une façade d’immeuble, semblable à ses voisines dans laquelle on pénètre après avoir gravi quelques marches, cache l’antre ferroviaire de l’ancienne cité. Une activité grouillante anime le hall où règne une ambiance survoltée avec un goût épicé d’aventure.
Les groupes de touristes se pressent autour de leur guide respective et une attention particulière s’empare des voyageurs.
Le départ est annoncé, provoquant un mouvement de foule vers le préposé au contrôle des billets à l’entrée du quai.
Notre mentor nous projette littéralement dans la file d’attente après nous avoir remis les billets de bus, d’entrée au site, les vouchers pour l’hébergement et expliqué du mieux possible en espagnol le déroulement de notre expédition de 48 heures. Nous devons donc à notre arrivée prendre un bus qui nous conduira a seuil de la cité Inca où un guide anglophone nous attendra. Elle nous précise au moment de passer au delà du barrage de vérification des tickets que le lendemain le train ne se rendra pas jusqu’à Cusco mais à mi chemin où un bus nous attendra pour nous permettre d’effectuer les 2 heures de route restantes.
Nous n’avons pas le temps de discuter avec elle mais sommes un peu surpris et déçus de se rendre au Machu Picchu « à la va vite », en suivant les quelques centaines de voyageurs du trains et sans pouvoir y retourner le lendemain puisque le billet touristico n’autorise qu’une seule entrée. C’est sur ce sentiment de désappointement mais pas de résignation que nous nous nous retrouvons face à seulement 3 lignes de chemin de fer et le train dont l’aspect nous donne l’impression d’être entrer dans un film d’Indiana Jones. J’aurais bien aimé que mon grand père maternel soit présent pour partager ensemble cette ambiance magique où trônent les wagons verts émeraude et rouges carmin avec à leur tête la locomotive qui crache de la vapeur. Les bielles unissent les roues de la « machine » et le fameux « tchou tchou » retenti, véritable invitation au dépaysement et au voyage. Nous sommes sous le charme. A l’intérieur, des banquettes rouges se donnent face et nous nous installons à nos places désignées, proche de l’espace « bar » du wagon où deux préposés s’affairent.
C’est ainsi installés, la tête en pleine effervescence imaginative et aventurière que le train démarre, prenant un peu d’altitude sur le flanc de colline, nous laissant apercevoir petit à petit la cité dans son ensemble. Dix minutes à admirer le paysage et la train s’arrête ! Serait il omnibus ? Sommes nous victime d’une panne ? Nous n’avons pas le temps de nous poser trop de questions, le train repart mais…dans l’autre sens !
Re-belote cinq minutes plus tard. Nous sommes en fait en train de gravir la côte par des mouvements de zig zag et d’allers retours. Les fenêtres semi-ouvertes, nos yeux écarquillés admirent le paysage péruvien et nous nous enfonçons lentement dans la verte et étroite vallée, longeant la rivière sacrée dominée par des falaises majestueuses. Un ou deux arrêts permettent aux marcheurs souhaitant s’élancer sur la route de l’Inca de débarquer. Nous aurions aimé faire ce treck de trois jours mais le temps nous est compté.
Arrivés au terminus d’Aguas Calientes, nous sortons de la gare et traversons un immense marché artisanal couvert pour rejoindre directement le bus qui nous accompagnera en haut de la montagne, à l’entrée du site pour retrouver le guide. La façon dont se déroule l’incessant ballet des cars qui se croisent sur la route étroite me donne des frissons. Hervé me propose un plan de négociation pour notre séjour, notre volonté initiale étant de découvrir le Macchu Pichu aux premières lueurs du jour, à l’écart de la foule diurne et après avoir gravi le chemin qui y mène par nos propres moyens (c’est à dire à pieds), Hervé ne concevant qu’une telle découverte ne pouvait être que la récompense d’un effort de nos jambes et évalué au nombre de gouttes de sueurs versées.
Nous demandons donc au guide anglophone si nous pouvons reporter la visite au lendemain même heure soit en début d’après midi. Cela ne lui pose aucun problème. Candide n’aurait pas fait mieux : Tout est pour le mieux dans le meilleur du monde et comme toute récompense mérite sa peine, nous retournons à Agua Calientes à pied, histoire d’évaluer ce qui nous attend le lendemain aux aurores…
Nous nous enfonçons donc dans ne végétation luxuriante en dévalant les centaines de marches nous séparant de la vallée et de l’hôtel dans lequel nous logerons. C’est un bâtiment de 5 étages situé à la sortie du hameau et donnant sur la virulente rivière dont l’effervescence émet un son continu prodigieux. La chambre est spacieuse, très confortable et donne sur le cours d’eau. Après une courte incursion en ville, histoire de partager un petit déjeuner (à l’heure du goûter !) et un petite bagarre digestive dans la chambre, dont j’ai oublié la cause et au final de laquelle, lapalissade…, je suis sortie victorieuse. Ereintés, nous nous sommes lâchement affalés sur le lit regardant Gladiator à la télévision, Hervé après sa cuisante défaite avait besoin de s’initier à quelques méthodes de self défense !Nous pointerons le bout de notre nez dehors en fin de journée afin d’aller déguster un menu touristico sur une terrasse d’un étage supérieur d’un restaurant donnant sur une rue étriquée piétonne du village. C’est avec beaucoup d’imagination que nous tomberons dans les bras de Morphée, une bonne nuit de sommeil sera bien nécessaire à nos aventures du lendemain…
Nous prenons donc le train tôt ce matin – moyen de transport que nous n’avons pas encore entrepris lors de ce tour du monde – pour Agua Calientes, une des portes d’entrée du si renommé Macchu Pichu.
Notre accompagnatrice nous récupère à l’hôtel et nous accompagne en taxi à la gare dont l’extérieur ne laisse en rien présager son activité : une façade d’immeuble, semblable à ses voisines dans laquelle on pénètre après avoir gravi quelques marches, cache l’antre ferroviaire de l’ancienne cité. Une activité grouillante anime le hall où règne une ambiance survoltée avec un goût épicé d’aventure.
Les groupes de touristes se pressent autour de leur guide respective et une attention particulière s’empare des voyageurs.
Le départ est annoncé, provoquant un mouvement de foule vers le préposé au contrôle des billets à l’entrée du quai.
Notre mentor nous projette littéralement dans la file d’attente après nous avoir remis les billets de bus, d’entrée au site, les vouchers pour l’hébergement et expliqué du mieux possible en espagnol le déroulement de notre expédition de 48 heures. Nous devons donc à notre arrivée prendre un bus qui nous conduira a seuil de la cité Inca où un guide anglophone nous attendra. Elle nous précise au moment de passer au delà du barrage de vérification des tickets que le lendemain le train ne se rendra pas jusqu’à Cusco mais à mi chemin où un bus nous attendra pour nous permettre d’effectuer les 2 heures de route restantes.
Nous n’avons pas le temps de discuter avec elle mais sommes un peu surpris et déçus de se rendre au Machu Picchu « à la va vite », en suivant les quelques centaines de voyageurs du trains et sans pouvoir y retourner le lendemain puisque le billet touristico n’autorise qu’une seule entrée. C’est sur ce sentiment de désappointement mais pas de résignation que nous nous nous retrouvons face à seulement 3 lignes de chemin de fer et le train dont l’aspect nous donne l’impression d’être entrer dans un film d’Indiana Jones. J’aurais bien aimé que mon grand père maternel soit présent pour partager ensemble cette ambiance magique où trônent les wagons verts émeraude et rouges carmin avec à leur tête la locomotive qui crache de la vapeur. Les bielles unissent les roues de la « machine » et le fameux « tchou tchou » retenti, véritable invitation au dépaysement et au voyage. Nous sommes sous le charme. A l’intérieur, des banquettes rouges se donnent face et nous nous installons à nos places désignées, proche de l’espace « bar » du wagon où deux préposés s’affairent.
C’est ainsi installés, la tête en pleine effervescence imaginative et aventurière que le train démarre, prenant un peu d’altitude sur le flanc de colline, nous laissant apercevoir petit à petit la cité dans son ensemble. Dix minutes à admirer le paysage et la train s’arrête ! Serait il omnibus ? Sommes nous victime d’une panne ? Nous n’avons pas le temps de nous poser trop de questions, le train repart mais…dans l’autre sens !
Re-belote cinq minutes plus tard. Nous sommes en fait en train de gravir la côte par des mouvements de zig zag et d’allers retours. Les fenêtres semi-ouvertes, nos yeux écarquillés admirent le paysage péruvien et nous nous enfonçons lentement dans la verte et étroite vallée, longeant la rivière sacrée dominée par des falaises majestueuses. Un ou deux arrêts permettent aux marcheurs souhaitant s’élancer sur la route de l’Inca de débarquer. Nous aurions aimé faire ce treck de trois jours mais le temps nous est compté.
Arrivés au terminus d’Aguas Calientes, nous sortons de la gare et traversons un immense marché artisanal couvert pour rejoindre directement le bus qui nous accompagnera en haut de la montagne, à l’entrée du site pour retrouver le guide. La façon dont se déroule l’incessant ballet des cars qui se croisent sur la route étroite me donne des frissons. Hervé me propose un plan de négociation pour notre séjour, notre volonté initiale étant de découvrir le Macchu Pichu aux premières lueurs du jour, à l’écart de la foule diurne et après avoir gravi le chemin qui y mène par nos propres moyens (c’est à dire à pieds), Hervé ne concevant qu’une telle découverte ne pouvait être que la récompense d’un effort de nos jambes et évalué au nombre de gouttes de sueurs versées.
Nous demandons donc au guide anglophone si nous pouvons reporter la visite au lendemain même heure soit en début d’après midi. Cela ne lui pose aucun problème. Candide n’aurait pas fait mieux : Tout est pour le mieux dans le meilleur du monde et comme toute récompense mérite sa peine, nous retournons à Agua Calientes à pied, histoire d’évaluer ce qui nous attend le lendemain aux aurores…
Nous nous enfonçons donc dans ne végétation luxuriante en dévalant les centaines de marches nous séparant de la vallée et de l’hôtel dans lequel nous logerons. C’est un bâtiment de 5 étages situé à la sortie du hameau et donnant sur la virulente rivière dont l’effervescence émet un son continu prodigieux. La chambre est spacieuse, très confortable et donne sur le cours d’eau. Après une courte incursion en ville, histoire de partager un petit déjeuner (à l’heure du goûter !) et un petite bagarre digestive dans la chambre, dont j’ai oublié la cause et au final de laquelle, lapalissade…, je suis sortie victorieuse. Ereintés, nous nous sommes lâchement affalés sur le lit regardant Gladiator à la télévision, Hervé après sa cuisante défaite avait besoin de s’initier à quelques méthodes de self défense !Nous pointerons le bout de notre nez dehors en fin de journée afin d’aller déguster un menu touristico sur une terrasse d’un étage supérieur d’un restaurant donnant sur une rue étriquée piétonne du village. C’est avec beaucoup d’imagination que nous tomberons dans les bras de Morphée, une bonne nuit de sommeil sera bien nécessaire à nos aventures du lendemain…
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