mardi 27 mai 2008

Vendredi 14 mars : sur la route de Valparaiso


Par Cecile


Ce matin nous prenons notre petit déjeuner dans la salle à manger concourant pour le TOP 5 des intérieurs les plus kitchs. La concurrence est rude, nous en aurons une belle démonstration dans quelques heures…
Nous avons décidé pour la matinée de nous rendre au musée des arts précolombiens que nous n’avons pas eu le temps de visiter la veille puis de prendre un bus pour Valparaiso, ville élue au patrimoine mondial de l’UNESCO ou nous passerons la nuit.
Nous préparons donc juste un petit sac a dos dans lequel nous enfournons de quoi faire notre toilette, le guide touristique, une bouteille d’eau (très important l’hydratation, c’est ma maman qui l’a dit…) et un pull.
Nous sommes obligés pour nous rendre au musée d’emprunter de nouveau la rue commerçante principale et de croiser une nouvelle fois cette population meurtrie par des années de dictature. Je ne peux pas imaginer ce que c’est gens ont vécu, subi et comment l’homme peut être capable d’une telle cruauté.
Le musée se trouve proche de la Plaza de Armas, on y accède par un ruelle couverte et une place intérieure. La bâtisse et sa cour témoignent de la beauté de l’architecture coloniale. C’est peut être le seul élément positif de la colonisation… L’exposition retrace les arts de différentes civilisations à travers des poteries, des tissus, des armes, harpons, bijoux… Notre guide touristique relatait de la beauté de momies. Ce devait être le clou du spectacle pour Hervé, je crois même que c’était sa motivation première. La déception fut a la hauteur de ses attentes. Il s’agissait d’une toute petite momie dans une vitrine pas plus grande qu un four… Peu importe, ça fait partie de l’aventure et nous aurons plus tard largement de quoi nous rassasier en terme de vision de momies… La fin de la visite fut sans fin pour Hervé, qui déçu et fatigué n’arrivait pas a tenir en place et se concentrer sur la moindre devanture.

A notre sortie, nous nous interrogeons sur un changement éventuel de programme pour les jours à venir. Nous devons normalement rester jusqu’au mardi au Chili pour rejoindre ensuite le Pérou. Notre soif d’aventures s’inscrit plus dans un domaine naturel que dans des mégalopoles et nous décidons donc d’écourter notre séjour dans la capitale chilienne afin d’accorder plus de temps aux beautés péruviennes. Direction la LAN (je ne compte plus les fois où nous avons changé nos billets mais c’est l’avantage des pass tour du monde et ça fait partie de la magie du voyage). LAN ne pourra répondre a nos desideratas sans frais, nous nous rendons donc chez son concurrent American Airlines (qui fait cependant partie de la même alliance) ou nous obtenons sans problèmes les changements. Le départ pour le Pérou se fera donc le surlendemain.

Nous voilà fin prêt pour nous rendre en métro a la gare routière, puis bus (après étude des prix et compagnies) pour la merveille de la côte chilienne. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre car le Lonely Planet se fait l’écho de l’ambivalence de cette ville : d’un côté son « charme bohème et son héritage artistique » et de l’autre une ville « sale et délabrée ».

Après 2 heures de bus (2 heures de sieste pour moi pour être tout a fait honnête), nous arrivons à « Valpo », plus exactement à la gare routière de notre compagnie de bus puisque chacune à sa gare d’arrivée. Il nous faudra une petite demi-heure sous la canicule pour rejoindre le centre historique. Une très gentille chilienne dans son petit kiosque d’informations nous fournira tous les renseignements nécessaires pour se rendre sur le Cerro Conception.
En effet, la ville est construite sur 15 collines (Cerro en Chilien) sur lesquels nous accédons par des très vieux ascenseurs qui s’apparenteraient à des téléphériques sur rails. A cette exception prêt que le wagon n’a pas l’inclinaison de la pente mais reste parallèle au sol, grâce à une surélévation (comme sur des pilotis) de la partie inférieure.
Les 2 collines les plus touristiques, et qui d’ailleurs ont fait l’objet de réhabilitation sont les Cerros Conception et Allegre. Nous chercherons donc sur celles-ci un hébergement. Lorsque notre étude de marché atteindra la durée de 2 heures (mais je l’avoue, qui nous a permis de nous promener) j’informais Hervé de mon désir de faire un choix et d’aller s’installer quelque part avant qu’il n’y ait plus aucun hébergement de disponible. Nous avions effectivement essuyé plusieurs refus.
La spécificité de la ville tient non seulement dans son organisation et son site géographique mais également dans l’architecture des maisons et dans leurs couleurs. De petites ruelles pavées s’émissent entre les bâtiments avec des inclinaisons souvent ardues.
Nous recherchions une dernière adresse lorsqu’un Monsieur curieusement habillé : chaussettes montées jusqu’au mollet installées dans une paire de bateaux, un bermuda jaune descendant jusqu’au genoux et un faux polo Lacoste rose ; nous demanda ce que nous cherchions. A l’écoute de notre réponse il nous invita à prendre possession de notre chambre dans sa maison. Sa gentillesse toucha la sensibilité de mon cher et tendre et celui-ci accepta malgré une vue sur la rue alors que nous avions opté pour une chambre nous faisons bénéficier de la particularité du site. Nous n’avons pas le temps de poser notre sac à dos dans la chambre que nous nous retrouvons déjà assis autour de la table de la salle à manger avec Alfonso qui avait sorti une photocopie d’un plan de la ville et tous ses feutres de couleurs. Le voilà donc nous exposant le parcours a faire d’un ton agréable mais ferme : « je veux que vous alliez là puis vous devez passer par là… ». Nous avons écouté religieusement notre hôte qui ne prenait pas ça à la rigolade… Au bout d’une heure, notre sérieux et notre concentration venaient à leur terme, il était l’heure de tester le programme établit par Alfonso. La balade bien que très agréable dura 4 fois moins de temps que les explications. Notre promenade nous conduira sur différents balcons surplombant la ville et la baie. Nous sommes assez mitigés car la vue en contrebas est celle d’une ville portuaire commerciale. C’est ici que les garçons de la ville invitaient une fille lorsqu’ils voulaient leur donner un baiser. Que c’est romantique…

La balade étant donc plus courte que prévu, nous attendons devant un petit restaurant qu’Hervé à déniché sur le guide et que nous ne pouvions louper, nommé « Le filou de Montpellier » , peu cher et qui jouit d’une bonne critique. Nous retrouverons autour de notre table beaucoup de… francophones. Pour clore cette belle journée, Hervé décidera de regarder Da Vinci Code (en anglais) en DVD, livre qu’il venait de finir quelques jours plus tôt pendant que bien sur, je tombais dans les bras de Morphée.

1 commentaire:

françoise a dit…

....me gusta mucho Valparaiso ! Déjà, le nom me plaisait...mais la description que tu en fais, Cécile, me plait beaucoup...malgré le port! dommage, mais malgré tout, je crois que je me plairais à Valparaiso...Bisous